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Yehoshoua, la conquête et la période des juges

Comment, après la mort de Yehoshoua, le peuple glisse de cycle en cycle entre oubli, cri vers Hachem et délivrance.

53 min

Rav Mordehai Ben Israel

Ensuite : Hanna et la prière de Chmouel dans le Beit Hamikdash, 1 h 00

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

De l'autre côté, je veux dire, rester avec une jeune fille aussi longtemps, c'est… c'est… galère. Alors, Mélakhim. C'est quoi ce balagan ?

Tu sais qu'il n'y a aucune différence entre les Mélakhim et les Mélakhim bêtes. C'était coupé en deux par les juifs, par les chrétiens, quoi.

Non mais c'est quoi que vous avez fait ? On avait dit Yehoshoua, non, parce que vous avez déjà fait avec le truc. On avait dit Choftim, non, parce que c'est le Rav Onyekrish. Et donc on avait dit Choftim. Tu me roules dans la farine, toi. On avait dit Chmouel. On avait dit: va me chercher Chmouel. Tu sais où il est ? Non, tu sais vraiment où il est ? Il a été créé, ouais, Chmouel.

Donc Chmouel. Vous supposez Chmouel ? On fait Chmouel, on fait Chmouel. J'ai Chmouel Alef. Je suppose en français. Alors, Bekitsour. Le peuple d'Israël est créé: le début de la création, c'est Avraham Avinou, Yitzhak, Yaakov. Les enfants de Yaakov, les douze tribus, ont tous la particularité d'avoir le lien avec le divin.

Ah, la Zgoula. La Zgoula. Pas comme les enfants d'Avraham: il y en a un qui était quelqu'un qui disait que ça marchait pas, Ismaël, mais pas la Zgoula. Et les enfants d'Israël, il y en a un qui disait que ça marchait pas, et ça, mais pas la Zgoula. Mais les enfants de Yaakov, ils ont tous la Zgoula. Et que je vois beaucoup, ils envoient en Égypte pour transformer cette famille en un peuple. Ok ? Et plus on les asservit, plus on leur met du mal, plus ils se multiplient. Et après 210 ans d'Égypte, merci beaucoup, ils se transforment en peuple, et ils sortent d'Égypte.

Grâce à Moshé Rabbeinu.

Il nous a abandonnés, il est parti, il est parti. Et Yehoshoua nous a fait rentrer sur la terre d'Israël. Hein ? Et Yehoshoua nous a fait rentrer sur la terre d'Israël. Ce qu'on appelle la période de la conquête. Et Yehoshoua meurt. Ok ?

Yehoshoua, c'est un peu comme Moshé: c'est ce qu'il y avait de plus proche d'un roi à l'époque, même s'ils n'étaient pas tous exactement là pour l'aider tout le temps. Mais bon, il y avait une sorte de centralisation du pouvoir, au moins au niveau de la conquête du pays. Ensuite… Ok, bon. Peut-être Moshé, oui, c'est peut-être la même chose. Non, Chmouel, c'est pas un roi. Yehoshoua, ça ressemble à un côté… Quel ?

Alors, c'est comme les autres, c'est comme les autres, les autres Neviim, ok ? Chmouel, c'est un Navi, ok ? Et c'est comme les autres Choftim, c'est vrai. Après la mort de Yehoshoua, il n'y a pas de pouvoir central en Israël, et forcément, s'il n'y a pas de pouvoir central… non, non, il n'y a pas de pouvoir central des juges. C'est ça le problème: les juges ne sont pas un pouvoir central.

Les juges gèrent leurs tribus, ils rassemblent quelques tribus, mais ils ne rassemblent jamais tout le peuple d'Israël ensemble. D'un autre côté, le fait qu'ils réussissent à diriger une certaine partie du peuple d'Israël leur permet de s'en sortir face aux difficultés. C'est-à-dire qu'après Yehoshoua, l'égoïsme commence à relever la tête, à nous faire des problèmes, et à chaque fois le peuple d'Israël crie, pleure, prie HaKadosh Baroukh Hou, et Baroukh Hou envoie un prophète pour le délivrer, Yifont Shouva.

Hop, après des livres, et après ça recommence. Une fois, ils redescendent. Encore une fois, les goyim prennent la tête, ils recrient, ils recrient, et Baroukh Hou envoie un prophète, et blablabla.

— À cette époque-là ?

— Non. Ouais. Non, la vérité, je voulais même savoir, au niveau des tribus, est-ce qu'il y a quelque chose d'administratif à l'époque ? Je ne sais même plus.

— Non, je pense qu'il y avait par tribus. Maintenant, exactement.

La Torah, c'est pas un truc d'économie, tout ça. Donc qu'est-ce qui faisait exactement le pouvoir central ? Il y avait des juges. Il y avait des juges qui… il y avait des tribunaux et tout ça. Mais il n'y a pas de tribunal central du Koutouba B'Yisraël. Alors que quand la royauté va arriver avec le Beit Hamikdash, il y a un tribunal central sur le mont du Temple. Ok ? C'est différent.

Je ne sais pas si on a trop d'indications là-dessus. Maintenant je pense que… Tu vois, si quand il y a une des tribus qui a un problème, elle est obligée d'appeler une autre pour l'aider, c'est vrai que les interactions ne sont pas énormes non plus. Parce que s'ils sont comme ça, si on frappe sur l'un, l'autre réagit automatiquement. C'est-à-dire qu'ils vont être assez éloignés quand même.

Pas d'étrangers, pas d'égoïsmes, quoi, mais ils étaient séparés. Pas séparés, on est des ennemis, mais pas trop non plus… Des mariages, par exemple, parce qu'ils se mariaient les uns avec les autres. Il y a marqué qu'à Toubéaf, c'est vraiment là où les tribus… on était même aux tribus de Nahon. Bien fait. Alors, généralement, ils pouvaient se marier, mais s'il y avait une jeune fille dont le père est mort sans héritier, et c'est elle qui hérite…

Elle n'a pas le droit de se marier avec quelqu'un d'une autre tribu. Et elle fait.

— Exact.

Et ça a continué jusqu'à l'époque des juges, des Choftim, et l'épisode de la Pilégach Béguiva.

— Oui.

Ça ne change pas grand-chose, mais c'est une Ishamira. C'est une portée symbolique assez grande, quoi. Parce que… parce que c'est à elle, quoi. Ça va passer à son fils.

Donc si c'est un fils, si son fils… si elle s'est mariée ici, qu'elle soit quelqu'un de Chimone, une fille de Chimone, car elle était du terrain de son père, qu'elle soit mariée à quelqu'un de Réouven, son fils à cette jeune fille va être de Réouven. Donc même au Yovel, ce champ va être attribué à Réouven, bien sûr. Ce ne sont pas les champs qui reviennent à la tribu. Les champs reviennent à leur propriétaire, quel qu'il soit.

Bon, cette époque des Choftim n'est pas une belle époque.

Et elle est marquée à chaque fois dans le livre des Choftim. Et il n'y a pas de roi en Israël, et chacun fait ce qui est droit… Non. Chacun fait ce qui est droit à ses yeux. Droit à leurs yeux. Bah, c'est problématique, quoi. C'est-à-dire qu'on fait des bêtises, et les goyim nous viennent pour nous punir, quoi. C'est pas très… c'est pas génial. Surtout quand on voit l'épisode de Pilégach Béguiva, qui est un épisode assez horrible. Vous n'avez pas besoin des goyim en plus. Donc, on a failli massacrer la tribu, la tribu de Binyamin.

Elle est presque disparue à cause de nos débilités. Donc voilà, quoi, c'est… Regarde, regarde, mais attends, non, c'est-à-dire quoi, ils ont abusé ? En quoi ils ont abusé ?

— Non, c'est pas ce qu'ils ont dit. Ils ont dit: on va juger nous-mêmes. Qui a dit qu'on n'a pas fait ? C'est eux qui l'ont dit.

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