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Le souffle divin insufflé dans l'homme (Béréchit 2,7)

Le verset de la création de l'homme : pourquoi l'âme vient de Hachem et non de la matière, et ce que cela change.

1 h 00

Rav David Partouche

Ensuite : Le mal intérieur après la faute d'Adam, 60 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ok, shalom à tous. On est arrivés au troisième encadré, c'est le Perek Bet, le chapitre 2 de Béréchit, au Pasouk 7: Vayitsér Hachem Elohim èt Adam afar min ha'adama, Vayipakh be'apav nichmat ‘hayim, Vayehi ha'adam lenefech ‘haya. Donc: Vayitsér Hachem Elohim èt Adam, Hachem Elohim a créé l'homme, afar min ha'adama, poussière à partir de la terre.

Voyez, Vayipakh, il a un souffle. Be, c'est « dans ». Ha'apaïm, c'est les narines. Af, c'est le nez, et ha'apaïm, ce sont les narines, au pluriel. Ha'av, ce sont ses narines à lui. Donc il lui a insufflé un souffle dans ses narines. Nichmat ‘hayim, une âme de vie. Voyez: Vayehi ha'adam lenefech ‘haya, et l'homme fut une âme vivante.

Ok, on y va. Les ‘hakhamim nous enseignent que dans l'homme il y a quelque chose d'extraordinaire: il est créé à partir de la terre, partie matérielle, et on a insufflé en lui une âme de vie, spirituelle, qui lui a donné la vie. Sur cela on dit la bera’ha d'Acher Yatsar quand on sort des toilettes: c'est une merveille.

Ce que HaKadosh Baroukh Hou a fait est quelque chose d'incompréhensible, d'extraordinaire: avoir ce mélange entre le matériel et ce qu'on ne peut pas palper, l'âme. C'est-à-dire que l'homme, c'est le mélange entre le matériel et quelque chose de spirituel, quelque chose de divin. Ok ? C'est ce qui va se passer dans l'homme. Le Midrash dit, le Zohar dit, Vayipakh be'apav nichmat ‘hayim, man de'nafakh, midilé nafakh. Ok ? C'est un mot que vous devez connaître: Vayipakh be'apav.

Il a insufflé be'apav, dans ses narines. Et le Zohar dit: man de'nafakh, ce souffle qu'il a insufflé, midilé, midilé nafakh. C'est quoi, midilé ? C'est de lui qu'il a insufflé. C'est-à-dire qu'HaKadosh Baroukh Hou, quand il va insuffler le souffle dans les narines de l'homme, c'est-à-dire lui donner la vie, c'est midilé. C'est quoi, midilé ? C'est de l'araméen. En hébreu, on aurait dit michelo.

Pour ceux qui n'ont pas l'habitude de l'araméen: le dalet en araméen, c'est le chin en hébreu, et le yod-‘hé en araméen, c'est vav. Ken ? Le taf, c'est quoi en araméen ? Ce n'est pas le chin. C'est le chin aussi, oui. Mais, zikha, tu as raison. Le dalet, c'est acher, c'est le mot, ce n'est pas la lettre. D'accord ? Acher, che, c'est le mot, ce n'est pas la lettre. J'ai trompé.

Chav, c'est chine, c'est la lettre. Dalet, zaïn, c'est dalet, ça c'est la lettre. Comment dit-on « or » en araméen ? Dahav. Dahav. Ma sœur m'appelle Dahav. Vas-y, continue. Tu as l'air ? Dahav, c'est l'or. Donc là, je te parle de la lettre. Tu as raison. Mais d, ça veut dire che, che, que. Midilé, michelo. Donc, ce qui lui est insufflé, c'est de lui qu'il a insufflé.

C'est quoi, l'histoire ? Vous avez tous vu un souffleur de verre. Moi, j'ai vu un souffleur de verre une seule fois dans ma vie, et après, quand on m'a enseigné ça, j'ai compris pourquoi j'ai vu un souffleur de verre. Le souffleur de verre, c'est une personne qui a une longue canne comme ça, en fer. Et au bout de cette canne en fer, ce tube, ce tuyau, il y a une boule de verre toute chaude, encore malléable. Et lui, il souffle. Et ensuite, il va couper et former le verre, etc.

L'air qui a donné la forme au verre, c'est l'air qu'il y avait à l'intérieur du souffleur de verre. Maintenant, ce qu'a fait HaKadosh Baroukh Hou correspond à cette image-là. Le souffle qu'on a en nous, c'est de Lui. Le souffle qu'il y a dans les animaux, c'est de quoi ? Ce n'est pas de Lui. Quel est le souffle qu'il y a dans les animaux ? Comment ont été créés les animaux, les minéraux et les végétaux ? Par la parole. Par le dibour. Ce sont des lettres de Lui. Vous faites la différence ?

Tandis que nous, on a Son souffle en nous. Steve Jobs a fait le Mac, ok ? Mais ses enfants, vous faites une différence entre le Mac et ses enfants ? Parce que c'est de lui. Ses enfants ont son âme en eux. Tandis que le Mac est une créature de Steve Jobs. On ne peut pas comparer. C'est incomparable. Vous allez dire: il a peut-être mis toute sa ‘hokhma, toute sa sagesse, dans le Mac. Ça, je suis d'accord. Ou dans le, comment on appelle ça, l'iPhone. Voilà, c'est plus actuel. Dans l'iPhone, Steve Jobs a mis toute sa ‘hokhma. Mais c'est hyper limité. C'est que ça. Vous êtes d'accord que l'iPhone est limité ? Même l'iPhone d'ici est limité. C'est sa sagesse qui est mise là, et elle est finie.

La chose illimitée qu'a créée Steve Jobs, ce sont ses enfants. Il en a ? Je ne sais pas s'il a des enfants. Oui, je crois qu'il en a, puisqu'il interdisait à ses enfants d'avoir tous ces appareils à certaines heures. Bill Gates aussi interdit à ses enfants d'utiliser trop les téléphones, etc. Bon. Pourquoi ? Parce que ce que ses enfants ont de lui les dépasse. Il ne sait même pas ce qu'il a. Vous sentez le truc ? Ses enfants ont de lui des choses que même lui ne sait pas, parce qu'il ne les a pas réalisées.

Je donne un exemple très simple. Une mère juive qui donne naissance à son fils juif, elle lui donne la neshama. Elle lui donne une neshama juive. Elle n'est pas du tout religieuse, ou elle n'est pas dans la Torah, etc. Ou même si elle est dans la Torah, elle n'a pas dévoilé tout ce que sa neshama peut se dévoiler. Mais ses enfants, ils l'ont. Elle donne donc beaucoup plus que ce dont elle est consciente. Tandis que quand ce sont des créatures que tu as créées avec la ‘hokhma, la sagesse ou la parole, ce sont des choses finies, définies. C'est que ça. Tu as mis dans ton doctorat, tu ne mettras que ça.

Si vous êtes Hachem, vous serez des docteurs, soit en Torah, soit en ‘hol, ce que vous voulez. Vous mettrez votre sagesse, voilà. C'est que ça. Mais quand c'est Torah, quand c'est neshama, quand c'est divin, c'est au-delà de toute limitation. C'est au-delà. Ce n'est pas quelque chose de fini. Toutes les créatures, le monde minéral, végétal, animal, sont finies. Elles sont gamour. Le seul être infini, c'est Lui. Et l'homme, lui, porte l'infini. Ça marche ?

Première étape. Deuxième étape, on y va. Si nous avons en nous un souffle divin, qu'est-ce que ça nous a permis de faire ? Qu'est-ce que ça nous a donné comme possibilité ? Les animaux aussi donnent la vie. Transmettre la vie, ok. Quand tu transmets la vie, tu transmets une vie. Ton souffle de vie, tu vas faire des hommes: un homme va faire des hommes. Mais qu'est-ce qui fait la différence entre un homme et un animal ? On l'a un peu vu hier. Il a…

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