Elohim et Hachem : le nom selon la relation
Le nom divin désigne une relation : Hachem avec l'existence, Elohim avec les lois de la nature et le din.
Rav David Partouche
Ensuite : Le souffle divin insufflé dans l'homme (Béréchit 2,7), 1 h 00
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Allez, vous avez le deuxième encadré. D'accord ? Vous l'avez au deuxième encadré ? Alors, Elohim dit. Qu'est-ce que ça veut dire quand on dit le mot Elohim ? Elohim, guématria HaTeva. C'est quoi HaTeva ? C'est la nature. C'est-à-dire que c'est le divin qui se dévoile dans la nature. Quelle est la différence entre Elohim…
…et Chem HaVaya ? Le Chem HaVaya, c'est le Yud Kevav Ké. C'est lorsqu'on a un rapport avec celui qui nous donne l'existence, on l'appelle Yud Kevav Ké. Mais si on a un rapport avec les lois de l'existence, on l'appelle Elohim. Il y a un exemple très simple que le Rav Cherki donne, et grâce auquel on peut comprendre quelle est la différence entre Hachem et Elohim. Tous les noms, ce sont des noms de relations. Par exemple, Avner, je l'appelle Avner, j'appelle aussi…
…celui qui étudie au Machon Meir. Pourquoi ? Parce que la relation que j'ai avec Avner, c'est celle d'un étudiant de la yeshiva du Machon Meir. Qui il est vraiment ? La relation que j'ai, c'est celle d'enseignant à étudiant. Donc je peux l'appeler étudiant, ce n'est pas faux. D'accord ? Ça y est. On a plusieurs noms dans la vie. Par exemple, moi j'ai plein de noms. J'ai sept noms, peut-être huit. On va compter ensemble. Quels sont les noms que j'ai ? Je m'appelle David. Je m'appelle Makhlouf ? Non, ce n'est pas vrai. Je m'appelle David. Je m'appelle fils. Je m'appelle frère. Je m'appelle mari. Je m'appelle papa. Je m'appelle enseignant. Je m'appelle voisin. D'accord ? Tous ces noms.
Maintenant, il y a des noms qui sont interdits à certaines personnes. Par exemple, mes enfants n'ont pas le droit de m'appeler David. C'est interdit pour eux. C'est un nom qu'ils n'ont pas le droit d'utiliser. Par contre, ma sœur m'appelle David, ma femme m'appelle David, mes parents m'appellent David. Pourquoi ? Parce qu'eux ont le droit d'utiliser ce nom. Il y a donc des noms que les enfants n'ont pas le droit d'utiliser. Vous avez compris maintenant ? C'est bon. Et là, c'est quoi le principe ? Quand tu dis un nom, tu donnes le nom de la relation que tu as avec ce qui est en face de toi. Donc le nom, c'est toujours subjectif ou objectif ?
Subjectif ? C'est super subjectif. C'est en fonction de moi. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que, Ilinathan, la relation que tu as avec ton Mefaked, c'est une certaine relation, et tu vas lui donner le nom: c'est mon Mefaked. Et quel est le problème ? C'est que moi, je n'ai pas le droit de l'appeler Mefaked. C'est peut-être même une insulte de l'appeler ainsi. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas ton Mefaked. Vous comprenez ? C'est-à-dire que le nom est toujours le nom de la relation. La relation que j'ai avec le divin, qu'il y ait une relation de morale, de moralité, d'honneur, de vie, c'est Yud Kevav Ké, le tétragramme, les quatre lettres du nom d'Hachem. La relation que j'ai avec le Din, la justice, c'est Elohim.
Et le Rav Cherki donne un exemple très intéressant pour comprendre la différence. Il était une fois un rabbin et un philosophe, assis tous les deux sur un banc. Arrive un homme qui marche devant eux. Cet homme s'appelle Chimon. Par terre, il y a une pelure de banane. Il ne la voit pas, justement, mais elle est là. Chimon met le pied dessus, en marchant, il glisse, il tombe par terre et il se fait mal. Ah ! D'accord, ça, c'est la scène. Le rabbin se pose la question: il ne comprend pas comment il se fait que Chimon soit tombé et se soit fait mal. Le philosophe dit: « C'est ça que je n'ai jamais compris chez le rabbin. Vous ne connaissez pas les lois de la nature.
Il existe une loi qui dit: homme plus peau de banane égale tomber par terre. C'est la loi de la nature: homme qui marche sur une peau de banane égale tomber par terre. Donc c'est tout à fait normal. » Et là, le rabbin répond: « Oui, mais Chimon, c'est Chimon, c'est un Tsadik, Chimon c'est un sage. » Le philosophe le regarde et dit: « Vous êtes incompréhensible. » Et l'histoire s'arrête là. Qu'est-ce que cette histoire nous enseigne ? Elle est simple. Le philosophe parle au nom de Yud Kevav Ké ou au nom d'Elohim ?
Au nom d'Elohim. Elohim, c'est quoi ? Ce sont les lois de la nature qui ont été fixées par le divin. Le feu brûle, l'eau mouille, une personne qui sort sous la pluie va être mouillée. Une personne qui entre dans le feu, Khass VeChalila, va être brûlée. Une personne qui marche sur une pelure de banane va glisser. Ça, c'est Elohim. C'est ainsi que les philosophes voient le monde: les lois de la nature, les lois de la physique. Comment le rav voit-il les choses ? Il ne connaît pas Elohim ? Si, il le connaît.
Mais au-delà d'Elohim, il y a quoi ? Yud Kevav Ké. C'est ce qu'on dit au début de l'année: on ne peut pas commencer l'année sans le dire. Hachem, Yud Kevav Ké, les quatre lettres du nom d'Hachem. Hachem Hou HaElohim. Qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qui se cache derrière la nature ? La moralité divine. Elohim est dirigé par Yud Kevav Ké. Ce ne sont pas deux entités, Hass VeChalom. Les lois de la nature existent. Mais au-delà des lois de la nature, il y a des lois qui sont surnaturelles, des lois morales. Et si Chimon est un Tsadik, alors il peut entrer dans le feu sans être brûlé. Avraham Avinu, parce qu'il est Tsadik, entre dans le feu, mais le feu n'a pas d'emprise sur lui.
Le peuple d'Israël est entré dans le feu de la Shoah. D'après les lois physiques, il aurait dû disparaître. Mais Hachem, ou Elohim, malgré toutes les tentatives d'extermination du peuple, nous étions au-delà des forces physiques de ce monde. On est au-delà de tout cela. D'après les lois physiques, les empires disparaissent. L'Égypte a disparu. Babel, la Babylone, a disparu. La Perse a disparu. Les Grecs ont disparu. Rome a disparu. La Russie a disparu. Les États-Unis disparaîtront. Mais nous, nous sommes éternels. Parce que nous sommes au-delà d'Elohim. Nous sommes Hachem, ou Elohim. Ça marche ? Bien. On continue.
Vayomer Elohim: c'est Elohim qui va dire. Qu'est-ce qu'il va dire, Elohim ? C'est beau, parce que c'est la Midat HaDin. C'est-à-dire que, selon la justice, selon les lois de la nature, selon les lois qui ont été fixées par le Créateur, alors Naassé Adam, nous ferons un homme. Qui parle ? Elohim. Mais ce « nous », qui est-ce ? Rachi répond à la question et dit que cela montre l'humilité du Saint béni soit-Il, qui a pris conseil auprès des anges. Ça, c'est ce que dit l'explication. Il y avait une femme, une Talmida Chachama, qui enseignait le Houmach, qui enseignait le Tanakh, une grande spécialiste du Tanakh. Elle s'appelait Nehama Leibovitz, rien à voir avec son frère. Et elle …
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