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Yom Kippour : la Rahamim de Dieu (l’attribut de miséricorde)

1 h 03

Rav Yossef David

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Quelques mots, d'abord, sur la manière dont HaKadosh Baroukh dirige le monde, qui est liée de façon assez directe à Kippour. Nous allons parler de ce qu'on appelle Midrach HaHakhamim, c'est-à-dire la manière dont HaKadosh Baroukh gère le monde selon le Midrach HaHakhamim. Qu'est-ce que c'est ? C'est la Muzi Rikord, telle qu'on la traduit en français, bien que cette traduction fonctionne un peu mal. En théorie, HaKadosh Baroukh dirige le monde selon la justice: ce que tu fais, tu le reçois; ce que tu n'as pas fait, tu ne le reçois pas. Non ?

Or on se rend compte que lorsque HaKadosh Baroukh Hou a commencé à créer le monde ainsi, le monde ne tenait pas debout. Vous connaissez le midrach: il est écrit dans la Torah, « Béréchit Baroukh, Yerouchalayim, Vayikra, Bamidbar, Devarim ». HaKadosh Baroukh Hou a donc d'abord créé le monde sous la justice, sous la rigueur, et le monde n'a pas tenu trente secondes. Il a alors été obligé, kivyakhol, de recréer le monde d'une autre manière, en liant la justice à ce qu'on appelle la rahamim, la miséricorde.

Pour expliquer la rahamim, nous allons expliquer les treize attributs de miséricorde, que l'on lit vingt-cinq fois pendant Kippour. Ce que nous lisons ainsi tous les jours dans la prière du matin, Acharei Mi Kha, fait partie de ces attributs de miséricorde. Nous allons voir ensemble le contenu.

Nous allons expliquer, selon un livre qui s'appelle Tomer Devorah, comment fonctionne la direction du monde par HaKadosh Baroukh Hou, et quel rapport elle a avec la miséricorde. J'explique: HaKadosh Baroukh Hou a créé des lois qui s'appliquent à lui-même. C'est comme s'il avait lui-même décidé qu'il serait contraint à certaines lois. Par exemple, la loi qu'il a décidée pour le monde est que celui-ci doit fonctionner avec une certaine justice. Encore une fois, il n'y était pas obligé; il aurait pu faire ce qu'il voulait. Mais il a décidé qu'il en serait ainsi.

Il arrive donc que certaines choses devraient se passer, mais ne peuvent pas se passer, parce que ce serait vraiment contraire à la justice. Un exemple: si quelqu'un a fait quelque chose de mal, la justice veut qu'il soit puni. Et si on ne le punit pas, qu'est-ce qui se passe ? On a enfreint la justice. Vous comprenez ? Donc la manière dont Hachem gère le monde, c'est par la midat HaHakhamim. Il faut comprendre que la Hakhamim n'est pas l'annulation définitive de la faute, mais l'introduction d'un nouvel élément qui va nous permettre de faire beaucoup de choses.

La rahamim, la miséricorde, c'est si vous voulez le Hessed qui entre dans le Din. Quand on fait entrer la bonté dans la justice, on fabrique un nouvel attribut, qui s'appelle la miséricorde. Vous avez compris ? La justice, la miséricorde, la rahamim, le Hessed: c'est le Hessed chébadin, le Hessed selon la justice. Je vais expliquer comment cela fonctionne.

On dit donc cette phrase à Kippour, et elle revient souvent: « Hachem, Hachem. » Nous allons expliquer comment le Saint, béni soit-Il, gère son monde, pour, d'une certaine manière, ne pas contredire la justice, puisque nous avons dit que c'est tout de même une partie de ce qu'il veut dans le monde, et, d'un autre côté, nous permettre d'exister. Car si la première faute entraînait la destruction, il ne resterait rien du monde.

Ça ne va pas être tout là. Donc, là, tu me fais un beau déchant. Ça t'aide à être concentré ?

— Non, non, je sais. Mais si tu peux me ramener là, c'est plus simple.

Alors là, j'explique. Il y a un Hakham, qui s'appelait Rabbi Moshe Cordovero. Vous connaissez ? Vous avez entendu parler de Rabbi Moshe Cordovero ? C'était l'un des sages de Tsfat. Il était l'élève du Beit Yeshev, Rabbi Yossef Karo, en Kabbale, avant l'arrivée du Ari HaKadosh. La Kabbale de Rabbi Moshe Cordovero est une Kabbale que l'on peut dire zoharique, classique. Quand le Arizal est arrivé, il a apporté une Kabbale complètement nouvelle, que personne n'avait jamais entendue auparavant. Des hidoushim complètement nouveaux. Le Ramak a donc eu sa propre Kabbale, mais qui était proche de la Kabbale du Zohar, que l'on connaissait déjà à son époque.

Rabbi Moshe Cordovero a écrit beaucoup de livres, des livres de halakha et des livres de Kabbale. Et il a écrit un livre entier pour expliquer cette phrase des treize attributs de miséricorde, les Chlocha Essré Middot HaRahamim. Ce livre s'appelle Tomer Devorah. Il vient expliquer ces choses-là. Ce n'est pas grave si l'on parle de ce livre-là; je veux vous en expliquer une partie, les treize attributs.

La justice, elle, est dite: ce que tu fais, tu le mérites, tu le reçois tout de suite. Ce que tu as fait, par exemple une erreur, tu reçois tout de suite la punition. Action pour action. C'est comme ça, comme tu l'as dit.

— Oui, c'est ça: Tomer Devorah. T-O-M-E-R, Devorah, avec un taf, un vav, un mem; Devorah, comme dalet, beth, oui. Non, la justice, c'est une justice vraie. Et quand tu as fait une faute… Non, c'est une conséquence de l'acte.

Il est écrit que les anges... Un homme commet une avéra. Comment cela fonctionne-t-il ? Chaque personne qui fait une mitsva crée un ange. Chaque personne qui fait une avéra crée un ange. L'ange, une fois créé par l'acte de l'homme, veut continuer à exister. Il y a une demande devant Hachem, une dricha, une requête. Il dit: « Voilà, moi je veux exister maintenant. » Si je veux exister, c'est simplement qu'il m'a créé, donc donne-moi l'existence, et je vais mourir de ces neshama. Et HaKadosh Baroukh ne va pas le laisser faire, parce que sinon, il disparaîtrait à la première faute qu'on aurait commise.

On va donc expliquer comment fonctionne l'état hahamim, comment il est possible que, malgré cet ange qui est là et qui demande sa rétribution, nous restions finalement sur terre. Donc, El Rahoum Hanoun, nous allons parler de l'état hahamim. Il y a beaucoup de choses dans cet état. Je ne sais pas si c'est vrai ça. On peut dire, par exemple, que le Manirou est puni quand le Bédine est puni.

Quel est le principal objectif du tribunal qui punit en Israël, selon le Rambam ? Pour corriger la Tsedaka. C'est ce que dit le Rambam. Ce n'est pas la seule raison, mais c'est la première. Il y a aussi une correction: par exemple, quelqu'un qui a fait une erreur et qui est puni de la peine de mort est, une fois puni de la peine de mort, pardonné. Il y a donc aussi une expiation dans cela. Vous comprenez ? Il existe donc un équilibre dans le monde qui se fait à travers cela.

Il y a une correction, une amélioration de la société, et plusieurs aspects à cela. Maintenant, l'élément que les anges ne pouvaient pas comprendre, et qui leur manque, c'est la raison pour laquelle les anges avaient du mal avec Chmoudet Harami au début: …

Cours de Machon Meir

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