La parasha de la semaine : Devarim , le lien avec le 9av
Rav Yossef David
Ensuite : La parasha de la semaine : Matot-masei , les serments dans le judaïsme, 53 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Devarim et Ticha BeAv
Paracha Devarim, Hachkhod Hachav. On n'est pas dans les bonnes nouvelles, on va dire. Les livres de Devarim en général tombent dans la semaine de Ticha BeAv, ou un peu avant. Le rapport évidemment entre Devarim et Ticha BeAv, c'est la faute des explorateurs. On va donc expliquer un peu le niveau de cette faute, et expliquer ce que c'est que cette histoire de Khourban, de destruction du Temple, et pourquoi on fait ça jusqu'à aujourd'hui. Et la Lachot qui concerne ça, en quoi c'est… qu'est-ce que ça nous fait.
On va commencer par la paracha. D'abord, la date. On se trouve cinq semaines avant la fin de la Torah. Ok ? Moshé Rabbénou, quand est-ce qu'il est décédé ? Le 7 Adar. Si on est cinq semaines avant, on est Rosh Hodesh. Il est mort le 7 Adar, donc là on est cinq semaines avant, on est… Il est écrit: Kol Israël, be'Ever Hayarden, Yerouchalaïm, Moula Havar. Après, il est écrit Be'Ehad LaChodesh: Be'Ehad, le onzième mois, Nissan, qui est… Je vous laisse jusqu'à la fin du cours pour trouver. Chabbat, c'est juste avant Adar. Voilà, on est Rosh Hodesh, Chabbat, et c'est juste avant Adar. Donc un mois, on est donc Rosh Hodesh Chabbat.
Donc on a vraiment la date précise, et l'année d'entrée en Erets Israël. C'est rare qu'on ait des paracha où on a vraiment la date précise dans l'histoire où elles ont été écrites. Et on commence un nouveau livre, le livre de Devarim.
## Le style du livre de Devarim
Je voudrais dire deux mots sur le livre de Devarim. Il a un style complètement différent. Il n'y a pas écrit dans le livre de Devarim « Vayomer Hachem Moshé ». Ce n'est pas un style direct, comme on a dans tous les autres paracha. Le Saint béni soit-Il dit à Moshé: « Écris ça ». Et Moshé, au nom de Moshé, écrit.
Là, on a Moshé Rabbénou qui parle un peu comme les autres prophètes. Tous les prophètes parlent: Hachem m'a dit, et moi je vous raconte. Vous voyez ça dans les prophètes: Vayomer Hachem Elay, Hachem m'a dit, et voilà ce que je vous raconte. Ce n'est donc pas la même chose que quand il est écrit en toutes lettres: Hachem a dit à Moshé la phrase suivante. Les gens disent que Moshé Rabbénou a été plus, si vous voulez, acteur dans ce livre-là que dans les autres. Mais pour nous, il n'y a pas de différence, parce qu'au niveau de la Kedoucha, au niveau du Roua HaKodech, il n'y a pas de différence entre le livre de Devarim et les autres livres de la Torah.
Maintenant, comme tout est progressif, il n'y a rien qui saute d'un endroit à un autre. Le style de la Torah lui-même se transforme. On a Béréchit, qui est avant la naissance de Moshé, jusqu'à Devarim. Dans Devarim, on arrive à un livre qui va en fait ressembler aux autres prophètes, et si vous allez dans les livres de Devarim, Moshé ressemble un peu aux autres prophètes. Et après, les autres prophètes vont parler tout doucement comme des prophètes, jusqu'à Ezra et Néhémie, les derniers prophètes, qui commencent à parler comme des Hakhamim. Puisqu'à la fin des prophètes, on passe à l'époque des Hakhamim. Il y a donc toujours un passage comme ça qui continue.
## Du miracle à la conduite humaine
Ce passage, on va le voir dans la paracha aussi, mais on l'a déjà vu dans la paracha d'avant. Il y a un passage progressif où Moshé Rabbénou a tous les pouvoirs, et petit à petit, il lègue des pouvoirs. C'est le passage, si vous voulez, de ce qu'on appelle la Hanhaga, la direction par miracle. C'est la direction qui est faite par les miracles, et la direction du peuple qui est faite par les hommes. C'est moins par les miracles. On parle des miracles plus cachés.
On va voir dans le livre de Yehochoua, par exemple, qu'il va y avoir des miracles qui ressemblent un peu à ce qu'on a vu dans la Torah, mais en beaucoup plus petit. Moshé Rabbénou a ouvert la mer, et Yehochoua est au Yarden, le Jourdain. Bon, ce n'est pas pareil, le Jourdain, ce n'est pas l'Amazonie, ok ? Donc les miracles vont être beaucoup plus petits.
Parce que quand il y a de grands miracles, explique le Rambam, Hakadosh Baroukh Hou fait toujours le minimum, le minimum de miracles. Sachez-le, c'est un principe. Dans la Guemara, il est écrit que Hakadosh Baroukh Hou est économe en miracles. Ça veut dire qu'il ne fait pas trop de miracles. Pourquoi ? Parce qu'un miracle, c'est une transgression de la nature. La nature souffre quand il y a un miracle. On lui a donné des règles, elle doit faire ceci, cela, et tout d'un coup on lui retourne tout, on lui change tout. Pour la nature, c'est une peine terrible. Et le monde a besoin de miracles quand l'homme n'est pas à la hauteur.
Quand l'homme fait le travail, on n'a pas besoin de miracles. Plus on est petit enfant, plus on est un bébé, et Hakadosh Baroukh Hou fait tous les miracles, comme un père: c'est lui qui fait tout pour son fils qui a deux ans. Mais quand le fils a quatorze ans, il commence à faire pas mal tout seul. Ok, il faut juste l'expliquer. On voit cela dans le passage de Moshé, qui est le très grand prophète, qui va faire tout le travail en Égypte. Moshé, même à l'entrée d'Israël, commence à devoir parler avec la pierre, faire des miracles moins visibles. Et ainsi, petit à petit, on permet de laisser aux hommes faire leur histoire.
Le Rambam dit que les Bné Yisraël, quand ils sont sortis d'Égypte, étaient des gens avec une petite émouna, ktanei émouna. À cause du fait qu'ils avaient besoin de grands miracles. Un juif normal sort dans la rue, voit un arbre, dit: Mah gadlou maasekha Hachem. Il voit un coucher de soleil, il dit Mah gadlou maasekha Hachem. Il n'a pas besoin de grands miracles pour rencontrer Hachem.
## Les tsadikim et leur génération
Il y a des générations. C'est-à-dire quoi ? Il y a des gens qui, par leur mérite, … Il y a un concept dans la Torah de tsadik, et sa Sof de l'âme. Il y a un concept dans la Torah de tsadik. Parfois, il y a un juste ou deux justes sur lesquels la génération repose.
Par exemple, à l'époque de la Guemara, il y avait un qui s'appelait Rabbi Hanan ben Dosa, et la Guemara elle-même témoigne que tout le monde, dans le monde, tient sur Rabbi Hanan ben Dosa. Il y a un concept dans la Kabbale qui s'appelle le concept de Merkava. La Merkava, ce sont normalement des tsadikim qui portent la Merkava. C'est-à-dire que dans chaque génération, il y a la Merkava, le char divin, si vous voulez, la Chekhina, la présence divine, qui est portée par les gens qui sont les plus justes de la …
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