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La parasha de la semaine : Matot-masei , les serments dans le judaïsme

53 min

Rav Yossef David

Ensuite : La parasha de Vayéra, 59 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On est à Bamidbar, et on est donc très proche de la fin de la Torah. Il ne nous reste que quelques paracha. On va faire les derniers événements. Après, le Chabbat de Varim, on verra qu'il est un peu différent des autres livres. Quand on y arrivera, on l'expliquera.

On arrive à la porte d'Erets Israël, on attaque les dernières guerres d'Israël. Les ennemis d'Israël nous ont déjà attaqués, et on leur a expliqué que c'était une mauvaise idée. Ils ont compris, et ils ne feront plus de mal. On va encore voir des guerres, et toutes sortes de notions et de sujets qu'il y a dans la paracha.

La paracha commence par quelque chose d'assez rare. Au lieu que Hachem s'adresse à Moshé, à Aaron ou à Yehochoua, Il s'adresse aux chefs de tribu, pour leur faire passer une certaine halakha. On va expliquer pourquoi c'est nécessaire, et cela va vous aider à répondre à une question que des gens vont vous poser.

Moi, j'aime bien vous donner des réponses aux questions que les gens vont vous poser. Vous êtes en première année en Israël, vous n'avez pas encore eu tous les chocs que les gens vont vous annoncer: « Ouais, c'est comme ça, c'est comme ça. » Vous ne les avez pas encore eus. Moi, je les ai déjà eus, alors je peux vous raconter et vous préparer.

Là, on parle de Racheï 'Amotot. Les chefs de tribu, on va leur demander les halakhot qui concernent les nedarim, les serments. On va donc voir comment on peut annuler les serments avec eux.

— Oui, j'écoute. C'est très différent. D'une manière générale, le chevou'a est plus grave que le neder. Le chevou'a est ce qu'il y a de plus grave. Mais il existe dans le serment des choses qui n'existent pas dans le… comment dit-on en français ? Le neder, c'est un vœu. Le chevou'a, c'est un serment. On trouve « jurer ». Comment dit-on « jurer » ? Un serment. Le neder, c'est un vœu. Voilà, je suis bon en français.

Au travail, comme je suis français, il m'arrive qu'on me confie des clients français ou des textes à traduire. Je dis: excusez-moi, mais ce sont des mots que je connais, que je n'ai jamais appris en français. Je suis en Erets Israël depuis dix-sept ans, et les mots techniques en français, plus ça va, plus on les oublie.

Donc le neder, c'est le vœu, et le chevou'a, c'est le serment, en français. Enfin, là, c'est quand on jure, quand on fait un…

Le neder est très fort dans la Torah, on va le voir. Le chevou'a est encore plus fort. Qu'y a-t-il de plus fort dans le chevou'a ? Il est écrit dans la Torah – et ça, vous pouvez le dire à toute votre famille séfarade qui a l'habitude de jurer toute la journée – qu'il ne faut pas jurer, il ne faut pas faire de serments. Et il est écrit, à propos de celui qui jure, que HaKadosh Baroukh nettoie toutes les fautes, sauf celui qui a juré en vain.

Donc celui qui jure en vain, malheureusement, il n'est pas pardonné. C'est écrit comme ça. Vous savez que, quand on dit Vayavor Hachem, on arrive à un moment où l'on dit ve-nakeh, et nous, on s'arrête là. Pourquoi ? Parce qu'on est content de s'arrêter là. Mais en réalité, il y a une suite. Le verset continue: ve-lo yenakeh. Qu'est-ce que cela veut dire, lo yenakeh ? Il ne nettoiera pas vos fautes.

Pourquoi nous nous arrêtons-nous à ve-nakeh ? Parce que la Torah est présentée au peuple d'Israël de telle manière qu'on peut aussi vivre comme cela: il existe une bakacha qu'on peut faire quand il y a du bruit, et Il nettoie les fautes. Mais là, il est écrit justement qu'il ne nettoiera pas les fautes. Quelles fautes ? Celles de celui qui jure en vain.

C'est dans le même verset qu'il est écrit. Alors, qu'est-ce que jurer ? Un serment simple, c'est « je jure ». Il n'est pas nécessaire de jurer sur le Nom d'Hachem. Ça, c'est youa, c'est encore plus grave. Mais un serment simple, « je jure », c'est « Hachem youa ». Dans toutes les langues. Le Rambam dit que celui qui jure en français, en anglais, en hébreu, c'est comme s'il jurait par Hachem. Donc « je jure » est « je jure ».

Le neder, en revanche, est plus compliqué. Pour le serment, il faut dire « je jure », pour que ce soit un serment. Si tu dis « je te jure, je te le jure sur la tête de ta mère », alors là, c'est un problème, c'est problématique. Donc, arrêtez de jurer. Et le nedarim est beaucoup plus difficile à surveiller, parce qu'il n'est pas forcément nécessaire d'utiliser un mot spécial pour avoir fait un neder. Si, par exemple, tu dis à quelqu'un: « Écoute, j'ai décidé de partir demain, je me lèverai tous les matins pour m'équiper », c'est un neder. Tu as pris sur toi quelque chose, et tu as dit une phrase au futur avec ce quelque chose.

Et là, c'est une petite galère, parce que si vous voulez l'annuler, il faut aller voir un rabbin, etc. Non, non, non, j'explique. Dans les nedarim, il y a une distinction. D'abord, je vais mettre de l'ordre entre les hommes et les femmes.

Les femmes font beaucoup plus de nedarim que les hommes. Vous savez que la faiblesse des femmes, d'une manière générale, se situe autour de la bouche. C'est-à-dire les halakhot du lachon hara, les halakhot des nedarim, tout cela. Elles ont plus de faiblesse à cet endroit que les hommes, et elles ont donc des halakhot différentes de celles des hommes.

Pas sur le lachon hara, mais en général, vous verrez: quand les femmes veulent faire quelque chose de bien, elles prennent sur elles. Par exemple, dix femmes prennent chacune deux heures dans la journée, pendant lesquelles elles ne parlent pas. Pour vous, cela paraît peut-être un détail: « Deux heures, je vais me retenir pendant deux heures dans la journée, je ne vais pas boire de vin. » Oui, ça va, même dans la semaine, je peux bien prendre, si vous voulez. Pour nous, ce n'est pas dur. Eh bien, je peux vous dire que c'est dur. Même pour vous, peut-être que ce sera dur, je ne sais pas.

Pour elles, c'est difficile, parce que très souvent une femme est beaucoup plus verbale qu'un homme. En général, quand deux hommes parlent, ils parlent pour traiter quelque chose. Vous verrez cela avec votre femme: quand elle voudra vous raconter quelque chose, elle dira: « Il m'est arrivé ça au travail, elle m'a dit ça. » Et vous, tout de suite, vous allez écouter et dire: « Bon, on va lui parler, on va lui envoyer une lettre. » Mais elle ne veut pas de tout cela. Elle veut juste raconter. Les solutions ne l'intéressent pas. Elle veut raconter.

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