L'intégrité, une vertu morale et un chemin vers Hachem
Tamim tiyei : être intègre, c'est unifier le bien et le mal en soi au service du beau, du bien et du bon.
Feuillet hebdomadaire
Ensuite : Pourquoi prier pour les tsadikim dans la bénédiction, 46 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Tov. Shalom l'ekoulam. Alors, le sujet, c'est Tamim tihyeh im Hachem Elokeikha, référence 1: intègre tu seras avec l'Éternel ton Dieu. Tamim n'est pas la niaiserie, comme certains voudraient bien l'entendre, mais l'intégrité.
À ce sujet, je vous dirais que le Ramban, d'un côté, dit que c'est un enseignement et non un commandement. Un enseignement, cela veut dire un limoud. Un commandement, c'est une mitsva. Le Ramban, Rabbi Moshe ben Nahman, dira que c'est un commandement positif, alors que le Rambam, Moshe ben Maïmon, dira qu'il s'agit d'un enseignement. Il est bien évident que nous devons entendre et comprendre la différence entre l'enseignement chez le Rambam et le commandement chez le Rambam.
Le commandement, c'est quoi ? Comment faire ? Où faire ? Le commandement nous commande d'agir pour telle ou telle raison. Nous avons le commandement de commémorer la sortie d'Égypte, le commandement de manger de la matsa. Ces commandements, avec ce qui allait avec le commandement, ont été évoqués dans l'événement de la Torah shebe'al pé, mais spécifiés dans la Torah shebiktav, dans le livre de Bamidbar, de Devarim et d'abord dans Chemot. Il y avait donc un enseignement à commémorer cela. Il y a un commandement, mais il y a aussi un enseignement.
Est-ce que quelqu'un peut me dire, puisque nous avons expliqué ce qu'est le commandement, le où, le quand, le comment, le sens du commandement, agir de manière pratique, rituelle, quel est l'enseignement qui accompagne le commandement, que veut-il nous enseigner ?
Pourquoi, et pas seulement pour quoi ? Pour qui ? Oui, et plus que cela. Dans quel but ? Oui, dans quel but ? C'est déjà mieux. Mais essayez de pousser le bouchon un peu. Vous vous rappelez ce que je vous ai dit à propos de l'élève ? L'élève est mon élève afin qu'il puisse, en gardant le mot élève, le substantif élève, s'élever. C'est ce que j'ai dit tout à l'heure à Moshe.
C'est-à-dire que je ne viens pas recevoir un enseignement si ce n'est que je veux que cet enseignement puisse m'éduquer. Mais m'éduquer n'a aucun sens statique. L'éducation a un sens dynamique, perfectible, évolutif. L'enseignement ici, Tamim tihyeh im Hachem Elokeikha, c'est donc d'être intègre, et nous allons voir ce que cela veut dire.
Qu'est-ce que vous ent… Oui, Moshe.
— Le 1, je suis en référence 1 pour l'instant.
Non, je n'ai pas dit que le commandement appelait l'enseignement. Certains viendront et vous diront, et vous le savez comme moi, qu'il faut que je fasse la mitsva pour la mitsva, comme si la mitsva était une finalité. Le Rambam, qui est un peu plus, comment dire, philosophe dans ce domaine, je dirais…
Donc là, en l'occurrence, c'est les deux. C'est un commandement, et c'est…
C'est votre histoire qui va vous permettre de découvrir ou de définir ce que vous voyez à travers le dessin, les couleurs, les formes, etc. C'est votre histoire qui se reflète. Vous comprenez ? Donc, dans le commandement commandé, chez le Rambam, il est question de quoi ? D'un reflet de la émouna qui est la mienne, n'est-ce pas ? C'est-à-dire, vous vous rappelez la émouna de ma fidélité, de ma confiance, de ma vérité ? Vous comprenez ? C'est-à-dire que le comportement demandé ici est un commandement. Je te commande d'être intègre. Être intègre veut dire être juste.
Être intègre, c'est être capable d'unifier en nous ce qui est différent, ce qui divise, ce qui sépare. Je vous donne un exemple. Il y a en nous, bien évidemment, du bien et du mal. Être intègre, ce n'est pas seulement mettre au service de l'existence le bien, le bon et le beau qui sont en moi. C'est être capable de faire servir à la règle des trois B, le beau, le bien et le bon, quelque chose qui, en soi, est mauvais. La colère est-elle une bonne chose ? Non. Mais la colère peut servir à quelque chose. La colère peut servir à quelque chose.
Vous comprenez ? L'intégrité ? Eh bien non, l'intégrité rentre dans la morale. Être intègre fait partie du concept de morale. C'est-à-dire ?
Donnez une feuille à Jules, qui est rentré parce qu'il n'a pas vu qu'il y a une photocopie là.
Donc il y a une différence entre l'enseignement et le commandement, pour ce que j'ai expliqué, et à la référence 2, Hachem, pardon. Hachem. La référence 2, dans le Talmud de Babli, Massekhet Berakhot, dit que les premières générations furent plus intègres que les générations suivantes.
Les premières générations furent différentes des dernières. Pourquoi ? Par la porte. Par l'entrée, si vous préférez.
C'est-à-dire que lorsque la récolte sert le chemin normatif de l'homme, je vais la récolter, je mets dans mon sac, sur ma carriole, je ramène chez moi par la porte, etc. Et le texte nous dit que lorsque le travail suit un ordre normatif, eh bien, je suis redevable de quelque chose: les impôts, la dîme, etc. Dorot haAharonim, les dernières générations, ma'arimim peirotam derekh gaggot, derekh hatsarot. C'est-à-dire qu'elles ramènent leurs récoltes non pas par la voie normative, mais par une voie détournée.
Étant donné qu'il y a dans la voie détournée quelque chose que vous entendez, qu'est-ce qui n'est pas normatif dans la voie détournée ? En faisant rentrer les récoltes par un chemin qui n'est pas le chemin. Ça veut dire quoi ? Voilà, exactement. Qu'est-ce qui n'est pas normatif ici ? Le fait d'avoir voulu, j'emploie ton verbe populaire, d'avoir voulu magouiller. Et il dit: si la récolte se retrouve sur ta table à la suite d'une magouille, ne viens pas dire que tu veux faire une mitsva. Tu fais un juste geste à la suite d'un mauvais geste. Une bonne action: tu t'es servi d'un moyen fallacieux, pour ensuite venir prononcer une bera'ha sur les…
…fruits de cette action fallacieuse. Vous comprenez de quoi je parle ? C'est clair ? Est-ce que c'est intègre ou pas intègre ? Eh bien, c'est contraire à l'intégrité, bien entendu. C'est le contraire de l'intégrité.
Je disais à Moshe tout à l'heure, à chaque fois que nous avons… Déjà, rappelez-vous, du point de vue d'une connaissance générale, la fin des civilisations est toujours consécutive à une perte de l'intégrité morale. La chute du Premier et du Second Temple a été la conséquence d'une perte de l'intégrité morale. Cette leçon devrait être donnée en place publique, si nous voulons faire entendre que nous nous refusons à être détruits, annihilés une nouvelle fois. Mais, comme vous le voyez, les choses ne sont pas dans la réalité où elles devraient être.
Donc voilà: Talmud Babli, Massekhet Berakhot, référence 3. Ah ! Il a simplement… la souguia ici vient simplement vous présenter le fait qu'il y a des générations différentes, et qu'il y a un décalage entre les générations. C'est bon ?
Est-ce que ça va ? Non, cela ne veut pas dire que la génération précédente était meilleure que la génération suivante. Il y a des générations différentes, et à l'intérieur de ces générations, nous trouvons le meilleur et le pire.
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