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Mishpatim : les lois viennent du Sinaï, pas des nations

Pourquoi les mitsvot de Michpatim, comme les dix paroles, sont donnés au Sinaï, et pourquoi le droit juif diffère du droit des nations.

21 min

Rav Dov Bigon

Ensuite : Pinhas : la liberté en Erets Israël et le zèle de Pinhas, 18 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous sommes dans la paracha.

Ceux qui sont les premiers du Sinaï. Je voudrais expliquer l'idée de Rachi.

Bon, je voudrais expliquer. La paracha de Yitro est très courte, très compacte, une série de paroles principales, et la paracha de Michpatim est de la même manière. Beaucoup de mitsvot, des dizaines de dizaines de mitsvot, l'une à la suite de l'autre, un très grand nombre de mitsvot.

Je dirais que la mitsva, c'est le cœur de la Torah, c'est la moelle de la Torah. Et les mitsvot, les pratiques, de toutes sortes, ce n'est plus rien. Rachi dit, non, et ces… ce n'est pas de la mitsva, ce n'est pas de la mitsva. C'est de la mitsva. C'est-à-dire que la Torah est comme un tronc. Le tronc, la mitsva, c'est comme le tronc, le fond. Toutes les mitsvot sont comme des étoiles.

Le Rav nous dit, au début de la paracha de Michpatim, on voit un mot…

Qui est commenté par Rachi. Le mot, c'est Ve'eleh. Ve'eleh a-Michpatim: « Et voici les lois, voici les préceptes. » Rachi dit: mais pourquoi est-il écrit Ve'eleh ? Il y a un grand principe. Quand la Torah dit le mot Ve'eleh, « voici », cela vient annuler ce qui a été dit précédemment. Mais lorsqu'il y a Ve'eleh, « et voici », on ajoute le vav, qui permet de faire la relation entre ce qu'il y avait avant et ce qui vient après. Il dit: cela vient ajouter à ce qu'il y avait avant. Qu'y avait-il avant ? C'était la paracha de Yitro.

Dans la paracha de Yitro, il y avait Assérèt HaDibrot, les dix paroles qui ont été données au Sinaï. Et là, Rachi nous dit: ce que nos Sages m'enseignent, Ve'eleh Michpatim, c'est « Et voici ce que Je vais te dire maintenant ». Tous les préceptes qui se trouvent dans la paracha de Michpatim sont la continuité de ce qu'il y avait la semaine dernière, la continuité des dix paroles, la continuité des dix commandements donnés au Sinaï. De la même façon que les dix paroles ont été données au Sinaï, les Michpatim, les lois, les préceptes que Je donne aujourd'hui, ils ont été donnés aussi au Sinaï.

Et pourquoi est-il obligé de nous dire cela ? Parce qu'il y a une pensée qui a voulu dire que l'essentiel, ce sont les Assérèt HaDibrot, les dix commandements, et c'est tout, et le reste, c'est du superflu. Chas véchalom. Toutes les mitsvot qui ont été données après le Sinaï ont un poids aussi grand que celles qui ont été données au Sinaï. Elles viennent toutes de HaKadosh Baroukh Hou. Et à quoi cela ressemble-t-il ? À un Etz, un arbre. L'arbre est planté dans le sol. L'Etz, c'est un seul tronc. Il y a un tronc. Mais de ce tronc vont sortir beaucoup de ramifications, beaucoup de branches.

Mais tout vient d'une seule source. Dans la paracha de Michpatim, on rencontre des dizaines de mitsvot, des dizaines de mitsvot dans les détails, les sous-détails, les ramifications, et parmi les ramifications. Mais d'où viennent ces branches-là ? D'où viennent tous les détails de ces mitsvot, de quelle source ? La source, c'est le Sinaï. La source, ce sont les Assérèt HaDibrot. La source, c'est Elokim, c'est HaKadosh Baroukh Hou. On a reçu tout cela de HaKadosh Baroukh Hou. Certains ont voulu dire: non, l'essentiel, ce sont les dix commandements, le reste n'est pas obligatoire. Non. Tout vient…

Les dix commandements, et tout vient de HaKadosh Baroukh Hou.

Al tiviyéhu b'archa'ot shelayem, le Beit Mishpat shelayem. Sh'amivin l'inei Yisraël ifnei go'im, mechalel shem shamayim, meyaker shem ha'elayim shel la'ashbichon. Nous, on tseh la'asbidot otevayim. Aujourd'hui, ici, dans la réalité, dans la réalité effective. Ede mishpat yesh me medinat Yisraël ? Yim ben adam yesh lo medin ve'edvariyim, mishpat.

Si ce sont des amis, si c'est le pays, cela n'a rien à voir. On va au tribunal. La Torah nous dit: tu n'iras pas devant les tribunaux des pécheurs. Même s'ils écrivent exactement la même chose. La même chose. Par exemple, si un homme, le Rav a un ami, il a un conflit, alors il dit, et il va là-bas, il dit, pourquoi nous disons la même chose, pourquoi nous disons la même chose, ce n'est pas la même chose.

C'est comme ça que vous parlez. Pourquoi ? Parce que la différence entre la loi des Goyim et la loi d'Israël, c'est le lieu. Qu'est-ce que le lieu ? Aujourd'hui, la loi, je vais vous en parler. Le lieu de l'Israël d'aujourd'hui, d'où vient la loi ? Les lois. Des Turcs, des Anglais, des Français, de tout le monde. De tout le monde. Tout le monde.

C'est-à-dire que le juge prend des règles, et il se déroule selon ces règles. Il n'ouvre pas la Torah. Il n'ouvre pas la Torah. C'est pour cela qu'il nous dit: je vais vous donner un exemple. Vous comprenez. Un homme se présente, il ne se présente pas. Un homme se présente parfois. Selon la loi du pays, ici aujourd'hui, si un homme se présente, il se présente tranquillement. Disons qu'il le fait un million de fois.

L'euro, euh, non, l'euro.

Tout cela, c'est… Il y a aussi le fait que… Qu'as-tu pris comme argent ? Que fait la Gana ? Il prend de l'argent et le met dans la seconde banque. C'est comme faire de l'argent. Après cinq ans, il reçoit à peu près le double de ce qu'il reçoit de la Gana. On peut croire. Qu'est-ce que la Torah ? C'est selon les Goyim. Selon la Médina. Qu'est-ce que la Torah ?

Ah, tu as gagné, tu as payé deux fois. Hein ? Je n'ai pas d'argent. Bien, tu vas être riche. Il n'y a pas de chose comme ça. Tu achètes une maison, tu fais tout, tu dois rendre. Pas seulement quand tu as gagné, pas seulement un million d'euros, mais combien ? Deux millions d'euros. Deux millions d'euros. La Torah est fondée sur la nature de l'homme. Celui qui gagne, gagne de l'argent. Alors, il y a un point.

Le Rav nous dit: lorsque la Torah commence à parler des michpatim, de l'ordre, du jugement, du droit, en fait ce sont des droits, des mishpat, alors HaKadosh Baroukh Hou dit…

Et Rachi rapporte que nous disent, devant eux, mais pas devant les nations, pas devant les Goyim. Pourquoi ? Parce que nous n'avons pas la même façon de juger. Que veut dire qu'on n'a pas la même façon de juger ? Nous disons que nous allons juger. Quand le juge va juger une affaire entre deux personnes, nous voulons savoir ce que HaKadosh Baroukh Hou veut. Nous voulons savoir ce que Dieu dit. Nous voulons savoir ce que la Torah dit. Cela veut dire que c'est HaKadosh Baroukh Hou qui est le juge. Mais pas en fonction de ce que l'humain pense ou de ce que l'humanité pense. Ce n'est pas cela qui nous intéresse. Nous voulons savoir ce que le Divin pense.

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