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Pirkei Avot : la royauté, la discrétion et la liberté

Comment la Torah éclaire la responsabilité de diriger, la pudeur et la longanimité, et la vraie liberté.

51 min

Rav Yaakov Nahon

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous sommes à l'intérieur du Pérek Chichi, qui s'appelle Pérek Kinyan Torah. On a fini la première Michna, et on avance sur la seconde Michna, qui est en fait la suite de la première. Ça rentre dans les kinyanim que la Torah donne.

Je fais ma promenade avec vous, parce que, peu à peu, j'apprendrai les noms. J'apprendrai son temps, et on y arrivera.

Bon. Vous révélez vos noms dans l'ordre. Jérémie, n'est-ce pas ? Ok. On est 15 heures. Tu demandes ? Comment ? Béry. Tu n'as pas marqué ici, n'est-ce pas ? Je me souviens de toi. C'est bien. Eyal ? C'est Eyal ? Ça, je te connais, parce que j'ai…

J'ai eu affaire avec plaisir avec ta famille. Il y a un ancien Kohen là-bas ? Et toi, Thie ? Hein, c'est presque ça ? Hein, c'est ça ? Non ? Attends une seconde. Kohen Evial, c'est ça ? Non, il m'a aidé, il m'a aidé. C'est pas possible. Est-ce que vous avez vu le Pré-mer Emmanuel ? Vous l'avez vu ?

Moi aussi. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui s'appelle Chenda Daniel ici ? C'est difficile. Je ne sais pas si les noms sont bien. Vous allez quand même me révéler un peu vos noms. Ça commence par R. Ça commence par A, ça finit par L. Ah. Et ça continue par U ? Voilà. Ça finit par même ? Ça finit par même. Alors, c'est quoi ? Cheikh Roun ? Là-bas aussi, ça commence par U.

Et vous avez oublié ce jeune homme, là ? Oui, oui, mais je le cherche, je ne sais pas encore où il est. Je ne sais pas si tu es marqué, là. Il n'est pas marqué, lui. Eliott n'est pas marqué, ici. Je me disais, ça doit être Eliott, mais tu n'es pas marqué, ici. Tu n'es pas marqué, non ?

Pour autant que je cherche, je ne te vois pas marqué. Viens, viens, si tu veux voir. J'aimerais bien que tu me montres. Ah, ils ont bien nos verres. Et le nom de famille, c'est Eliott ou c'est Maïmon ? C'est Maïmon. Alors Daniel, tu lis, mais très fort. Bête.

Ça va ? Tu peux continuer.

D'où est-ce que vous êtes venus ? Vous êtes venus d'où ?

Comment vous comprenez ça ? Notez le mot Malchout. Qu'est-ce que c'est que Malchout ? Royauté. Comment on comprend ça ? Apparemment, il y a un thème, on verra un peu ce que les Pérouchim vont nous dire autour de ça, mais il y a un thème de dignité, de grandeur, qui est là. Il y a un thème de direction, certainement. Le mot Malchout a pour racine le mot Lehitmalekh, qui veut dire prendre conseil. On en a déjà parlé. Le terme de Malchout désigne quelqu'un qui a sur lui une responsabilité de direction. Dans ce terme, il y a Melech, dans la mesure où il dirige, et il doit prendre conseil et faire pour le mieux, dans la façon dont il dirige le collectif qu'il dirige. Mais, en ce faisant, il a droit à tous les honneurs. Le roi, la royauté.

Le roi a été choisi, dit-on étymologiquement, par un collectif, parce qu'ils ont considéré que c'est le meilleur parmi eux qui peut prendre sur lui la responsabilité de les gouverner, de les diriger. C'est pas héréditaire, la royauté ? Ça peut être héréditaire. Ça ne commence pas de façon héréditaire.

Et ça dépend dans quel contexte. En principe, la Malchout est héréditaire dans un contexte où ça peut être comme ça. En Israël, à l'époque, ce n'était pas héréditaire, et les premiers rois qui sont venus ont été choisis. Au niveau de Shaoul, par exemple, ça aurait dû être héréditaire, mais finalement ça a été arrêté au niveau de Yonatan, et a été remplacé par ordre divin, par quelqu'un d'autre.

Mais ensuite s'installe le royaume de Malchout Beit David, qui en principe devrait durer. Mais ça n'a pas toujours été comme ça. Du temps du Second Temple, il y a eu des rois. Hérode avait un rôle de roi, il n'était pas descendant de… Par exemple, on sait que la royauté de David, comme on l'a dit, Machia'h serait un descendant du roi David. Donc, quelque part, c'est une sorte de réalité, mais on parle de réalité…

Si on parle d'hérédité, on parle certainement, officiellement, de la race, du corps. Non, c'est vrai qu'on espère qu'à l'intérieur de la même famille, le même esprit existe. Ce n'est pas toujours évident. On a vu des cas où il y avait des rois qui étaient des tsadikim, et leurs enfants n'étaient pas tellement des tsadikim. Ou inversement.

Bon, mais la façon dont HaKadosh Baroukh Hou introduit les âmes dans les corps, c'est un monde. Il y a des textes extrêmement profonds dont vous avez certainement entendu parler. L'un d'eux s'appelle Sha'arei Guilgoulim. Il raconte la certaine logique que l'on peut comprendre de ce qui se passe quand telle âme, qui a besoin de tel ou tel tikkoun, passe d'une âme à l'autre pour pouvoir faire ce qu'elle n'a pas pu faire autrement, ou pour réparer des fautes qu'elle n'a pas pu faire.

Maintenant, que dit notre texte sur Malchout ? Est-ce qu'il dit quelque chose ? Non. Vous voyez, dans Rachi, ce qui est cité ici au nom de Rachi, dans le Beit, vous voyez votre texte, « Ve notnim lo » ? D'accord ? Il donne « Reshout ve chikour din », « Sheom ekadin patouach lefanav ».

Le thème de Rechout est un thème de droit de faire. Et je dirais Rechout la Torah, peut-être dans ce sens-là. Chikour din, c'est la capacité de comprendre où se trouve vraiment le din, d'analyser pour arriver à la conclusion que la halakha, le din, c'est comme ça. Ça, c'est toujours dans le contexte de ce que l'on a appelé personne au début.

À Osek BaTorah, qu'est-ce qu'avait dit Rabbi Meïr ? Osek de Torah, Lichmah. Regardez le tout début de Aleph, Rabbi Meïr dit: « Kol HaOsek BaTorah Lichmah ». On avait essayé d'approcher ce thème de Lichmah. C'est quelqu'un qui étudie la Torah, qui reçoit la Torah, s'en occupe, la vit, parce qu'il a compris que c'est le message que le Créateur lui donne pour savoir vivre. Et il le fait en pleine confiance, parce que c'est la volonté de son Créateur, en pleine confiance que c'est ça qu'il doit faire.

Et la Torah a été donnée à Israël dans ce sens, à tout Israël. Et on accède, à travers cette Torah, quand elle a été vécue Lichmah, aux deux directions essentielles que l'on cherche dans la vie. Une, c'est de réussir notre vie, pour le mieux, personnellement. Et deuxièmement, d'être en relation, dans la meilleure relation, dans notre projet de roman d'amour entre nous et HaKadosh Baroukh Hou, qui, malgré tout, est quand même dit très, très officiellement. Il ne faut pas oublier le premier paragraphe de Kriat Chéma. Il dit les choses de façon très claire. Ce n'est pas un « tu me respecteras », simplement.

Cours de Machon Meir

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