Maïmonide et les règles de la techouva
Présentation des Hilchot Techouva dans le Mishneh Torah, leur place dans l'ensemble de l'œuvre et leur structure.
Rav Oury Cherki
Ensuite : Le vidouï : avouer, regretter, ne plus recommencer, 50 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Présentation du texte
Bonjour. Je ne me rappellerai pas de vos noms, ne vous en faites pas. Je me rappellerai de vos visages. C'est, disons, un défaut permanent que j'ai: je me rappelle des gens, mais pas de leurs noms. Donc ne vous vexez pas si, après dix ans, vous me parlez et que je vous dis: « Je ne me rappelle pas de ton nom ». Non, ce n'est pas grave.
Nous allons étudier ensemble un texte de Maïmonide, le Rambam, Hilchot Techouva, les lois de la techouva. Devinez pourquoi.
Parce qu'on est en Elloul, tout simplement. En Elloul, c'est la période où l'on s'occupe particulièrement de la techouva, donc nous allons étudier ce que dit Maïmonide de la techouva.
Petite introduction. Moi, c'est Oury Cherki. Les Hilchot Techouva de Maïmonide font partie d'un livre gigantesque, une toute petite partie d'un livre très important, le Mishné Torah. Le Mishné Torah est une somme gigantesque dans laquelle Maïmonide a résumé toute la loi orale. La loi écrite, c'est le Tanakh, la Bible, et la loi orale, c'est le Mishné Torah. Tout ce qu'il y a dans le Talmud, dans la Mishna, dans le Sifra, le Sifri, ces machins-là, tout cela est réuni en un seul texte gigantesque composé de 14 livres. 14.
Comment dit-on ça en hébreu ? Yad, yad, la main. C'est pour ça qu'on a l'habitude d'appeler également ce livre du nom de Yad HaHazaka, la main forte. Il y a aussi un jeu de mots: comme le Rambam s'appelait Moshé, et que Moshé employait également la main forte, Yad HaHazaka fait allusion à Moshé, à la main forte qu'a employée Moshé. On appelle donc ce livre aussi Yad HaHazaka, nom que Maïmonide ne connaissait pas.
Chacun des 14 livres est divisé en recueils, en recueils de traités de halakhot, dont les Hilchot Techouva font partie. Les Hilchot Techouva forment la cinquième partie du premier volume. Chaque recueil de ce genre est divisé en chapitres.
Petite question: est-ce que quelqu'un peut deviner le nombre de chapitres qu'il y a dans l'ensemble du Mishné Torah ? Allez-y, n'ayez pas peur. 613 est une bonne idée, ça aurait pu marcher, mais…
Hélas, c'est faux. Ça ne vous rend pas malade, n'est-ce pas, d'avoir donné une mauvaise réponse ? Pas du tout. D'autres peuvent essayer aussi.
— 200 ?
Très bon. En fait, c'est faux. Il s'agit exactement, je vais vous dire exactement, de 1000 chapitres. Pas 999, pas 1001. Exactement 1000 chapitres. Étant donné que nous allons étudier les Hilchot Techouva, que ceux-ci contiennent 10 chapitres, que nous ne pourrons pas tous les voir…
Donc, s'il y a dix chapitres sur mille, c'est, en moyenne, un pour cent du livre. Nous allons donc étudier Belen Eder, un livre qui représente un pour cent du Mishné Torah, indépendamment, évidemment, de l'introduction. Voilà.
À part ça, Maïmonide a également une très belle habitude. Étant donné que le nombre des mitsvot est de 613, Maïmonide a veillé à ce que, au début de chaque livre, il écrive
quel est le nombre des mitsvot inclus dans le recueil qu'il présente. C'est ça ? Il nous fait également le détail: combien de mitsvot de commandement positif et combien de commandements négatifs ? C'est quoi un commandement positif ? C'est un commandement dans lequel la Torah nous dit ce qu'il faut faire. Qu'est-ce qu'un commandement négatif ? C'est un commandement où la Torah nous dit ce qu'il ne faut pas faire. D'accord ?
Donc, dans chaque recueil de mitsvot, vous avez un certain nombre de commandements, certains positifs, certains négatifs, et tout cela est indiqué par une liste que fait le Rambam au début de chaque recueil. Est-ce que vous me suivez jusqu'à présent ? J'espère. J'essaie d'être simple, parce que plus on avance, plus je complique les choses. C'est-à-dire que si quelque chose n'est pas clair au début, il n'y a aucune chance que ça le devienne pendant le cours, parce que ça ne fait que se compliquer. Donc si vous avez une question, il faut la poser tout de suite, ou y croire encore.
## Ce qui est traité dans le cours
Je te remercie d'avoir posé la question. C'est une manière d'illustrer quel genre de questions nous ne traitons pas dans le cours.
— Lesquelles, par exemple ?
Celles qui n'ont rien à voir avec le sujet étudié.
— Oui, bien sûr, tu le pensais, d'accord, mais moi je pense que non. Or, c'est moi qui ai le micro, donc je décide. En fait, une question qui n'a rien à voir avec le sujet étudié, avec tout l'intérêt qu'elle peut présenter, ne sera pas traitée. Ceci pour gagner du temps, et également de la concentration. Nous nous focalisons sur un sujet. Voilà, c'est comme ça.
## Le nombre de commandements du recueil
C'est malheureux, mais c'est comme ça.
Pour revenir à notre sujet: au début de chaque recueil, il y a la liste des mitsvot inclus dans notre texte. Combien de mitsvot y a-t-il dans les Hilchot Techouva ? Vous n'avez qu'à lire, vous avez le texte devant les yeux. Hilchot Techouva, mitsvat assé, achat. Cela comporte un seul commandement, qui est un commandement positif.
C'est-à-dire que tous les chapitres que nous allons étudier ne concernent qu'un seul commandement de la Torah, un commandement positif. Le problème est de savoir exactement quel est ce commandement, ça va être un peu plus compliqué qu'on ne croit.
Si on lit par exemple ce qui est dit ici, on va lire ça, on ne va pas, ça va éveiller des tas de questions, mais pour l'instant on va lire simplement: « Cela consiste à ce que le pécheur revienne de son péché devant l'Éternel et… »
Il y a une connotation chrétienne très forte dans le terme de « confession ». Je préfère dire l'aveu, faire le vidouï.
Il y a un problème: Maïmonide nous a dit qu'il y avait combien de commandements ? Un seul. Et quand il nous l'explique, il nous dit deux choses: revenir sur sa faute, yashouv meichet ve-oveid ve-idvadé, et l'avouer. Donc cela veut dire que ce sont deux parties d'un seul.
— Oui, oui, ça se tient.
On va voir, c'est beaucoup plus compliqué que ça. Pour l'instant, je ne fais que poser le problème.
— Oui ?
Enfin bon. Ouvéour mitsvazov, yikarim, manichalim, yuma, biglala, bifra, kimelou. Les détails de cette mitsva et tout ce qui en dépend sont exposés dans ces chapitres-là.
Pérek Alef, premier chapitre. Nous allons rentrer directement dans le vif du sujet. Kol mitsvot Sheba Torah, tous les commandements de la Torah,
qu'il s'agisse de commandements positifs ou de commandements négatifs. Si un homme a transgressé l'un d'entre eux, que ce soit de façon préméditée ou par inadvertance, lorsqu'il fait techouva et qu'il revient de son péché, doit
l'avouer devant l'Éternel, béni soit-il. Che-nehemar, ainsi qu'il est dit: Ich o isha ki yaasou mikol hatot ha-adam, un homme ou une femme qui aurait commis l'un des péchés de l'homme, vé-idvadou, tratatam, asher assou, ils devront avouer la faute qu'ils ont commise. Zé vidouï devarim, c'est l'aveu par …
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