Salomon, la colère divine et la révolte de Yerovam
Comment le laisser-faire de Salomon conduit à la déchirure du royaume, et l'entrée en scène de Yerovam ben Nevat.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Salomon vieillissant et la chute face aux femmes étrangères, 59 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Melakhim Aleph, perek Yud Aleph, pasouk Yud Aleph, chapitre 11, verset 11. Nous avions donc vu dernièrement les agissements, les comportements, les faits et gestes de Shlomo HaMelekh, surtout concernant… Tu veux pas te mettre à table ? Un bonheur comme tu veux, si tu veux dormir, etc. Et nous avions vu les faits, les gestes, les agissements répréhensibles, non pas parce que Shlomo lui-même serait tombé dans l'idolâtrie, c'est-à-dire dans un service étranger à celui que Israël représentait, mais le laisser-faire de Shlomo concernant ses épouses et, bien entendu, tout ce qui a trait aux épouses: les bâtisses, les édifices, les travailleurs nécessaires à tout cela.
En dehors de l'investissement grandiose qu'il y a eu et de l'investissement vis-à-vis de la sécurité, de la défense nationale, au niveau de l'armée et au niveau des forts, etc. Donc essentiellement, ce sera ce que l'Éternel va remettre en cause ici. Ce que nous allons entendre, et nous allons le lire, verset 11: Va yomer Adonaï [dit Shlomo] ya'an asher hayita zot imakh, velo shamarta bri'ti vé'houkotay asher tsivitì alekha, kare'a keri'a et hamamlakha me'alekha, ve'natatiha le'avdekha.
Nous sommes donc ici dans un verset qui vient nous dire que l'Éternel interpelle Shlomo. Comment ? Dans notre Tanakh, l'Éternel interpelle-t-il l'homme ? De manière générale, l'homme est interpellé grâce aux prophètes. Le prophète que nous allons rencontrer dans ce passage, au chapitre 11, s'appelle Ahiya HaShiloni. Dans un instant, nous verrons son nom apparaître. L'Éternel parle, il interpelle.
Ce n'est pas simplement « parler », il interpelle. Ya'an asher hayita zot imakh. Ya'an, en hébreu, la racine, c'est 'ana, qui peut signifier le supplice, mais c'est aussi la réponse que tu t'accordes à toi-même. Je fais une parenthèse, parce que c'est ce que vous aimez que je fasse: trouver un parallèle entre cette étymologie, entre la réponse et le supplice. Je vous le dis de but en blanc: il arrive à beaucoup d'entre nous d'éviter autant que possible de se donner les réponses que nous aurions dû attendre, par peur que ces réponses nous contrarient ou, si vous préférez, nous supplicient. Entendez bien ce que je viens de dire.
Vous y êtes confrontés au quotidien. L'homme est interrogé, l'Éternel vient et lui dit: Ya'an asher hayita zot, « ce que tu as fait, ce comportement, ces faits et ces gestes, eh bien, te supplicie aujourd'hui. Parce que si c'est cela la réponse que tu donnes à notre rencontre, où tu avais promis d'aimer l'Éternel, ton Dieu, et que précédemment le texte nous dit que tu as beaucoup aimé les femmes, eh bien cela vient contrarier. » La réponse qui n'est pas la réponse, ce n'est pas seulement ce que moi, l'Éternel Créateur, j'attends, mais ce que toi, l'homme créé, tu dois te donner.
À toi, la créature, n'as-tu pas besoin de répondre le plus honnêtement possible à toi-même ? Pourquoi créer, dans la réponse qui n'est pas la réponse, le supplice de ton être, ou le supplice en devenir ? Vous comprenez ce que je dis ? On est rentré dans le vif du sujet, vous sentez tout de suite ? Est-ce qu'il y a une question ? Parce que je veux que les choses soient comprises.
L'Éternel interpelle par le Navi. Le Navi vient interpeller en lieu et place de l'Éternel. Mais que dit l'Éternel à Shlomo ? À propos de cette faute, de tes faits et gestes, concernant le laisser-faire qui va entraîner la dégringolade, ce que j'ai appelé la décadence. Je dis ici que, lorsque le texte dit Vayomer Adonaï el Shlomo, il y a un hachèr, ayta zot imakh. J'ai dit qu'il y a dans cette racine étymologique de ya'an, concernant ya'an, la réponse que l'on donne. À quoi donnons-nous la réponse, Avenir ? Quand je m'interroge sur moi-même, qui je veux convaincre en mon âme et conscience ? À quel niveau de mon être ? Quels sont les deux éléments que j'ai besoin de convaincre ?
Pour retrouver la juste voie, c'est le cœur et la raison. Mon cœur et ma raison. Ve'et lev'kha ve'et da'atkha, ve'a-lev a-rege, a-rikshi cheli. Mon cœur et ma raison. C'est parce que tu as peur, en vérité, des véritables réponses, qui seraient les tiennes. Pour que tu puisses rencontrer Avenir, il faut que tu te donnes de mauvaises raisons, c'est-à-dire de mauvaises réponses, qui touchent ton cœur et ta raison, mais qui, parce qu'elles ne sont pas les bonnes réponses, vont provoquer chez toi, à court, moyen ou long terme, le supplice. Vous me suivez, les garçons ? Je ne sais pas si vous vous rendez compte, après tant de mois, que vous touchez à chaque fois que vous mettez le nez dans le Tanakh une dimension de la pensée, de la réflexion, qui est abyssale. Abyssale, c'est-à-dire profonde.
J'avais un doute, j'ai demandé au Rav Partouch: on termine Shlomo aujourd'hui, est-ce que je continue ou est-ce que je vous fais Torah Tanefesh ? Il m'a dit: non, tu continues Melakhim. Donc on va continuer Melakhim, parce qu'il dit que vous n'avez pas… Mais il a dit que c'est ce que vous emporterez comme bagage. J'ai dit: Zé'hachon mitsta'tsi'ni, parce qu'en fin de compte, on peut étudier le Tanakh comme, à mon grand désolement, on l'étudie un peu partout. Et on peut essayer de donner au Tanakh toute cette profondeur abyssale, c'est-à-dire de la philosophie de l'histoire, de la pensée de l'histoire et des leçons de l'histoire, que nous sommes en train de faire.
Comme je le dis à chaque fois, je l'ai dit au Mirkhala, au Lamidrasha où j'enseigne: vous voyez que nos groupes ne sont jamais importants, parce que dès que nous parlons de l'abyssal, les rangs s'éclaircissent. C'est normal. Vous n'avez jamais entendu que l'État d'Israël s'est mis en marche parce que les masses se sont mobilisées ? C'était trop abyssal pour les masses. Vous n'avez jamais entendu que, pour Jérusalem, les masses se sont mises en branle, non seulement les soldats d'Israël ? Et ainsi de suite.
Dans ma jeunesse, c'étaient les combats pour obtenir tel changement de loi, telle abrogation de loi. Dans le militantisme étudiant, tout le monde profitait de ce que nous obtenions. Mais au moment où il fallait se battre pour l'obtenir, les rangs étaient très clairsemés. Donc il est clair pour moi, je ne me formalise pas de cela. Je dis simplement que vous remarquez avec moi le nombre de volontaires au cadavérisme de l'histoire. C'est désolant, mais il faut le comprendre. Mais si moi je suis là, si nous sommes là, c'est que nous acceptons d'être les fers de lance, c'est-à-dire les promoteurs de cette histoire qui continue de se dérouler et de nous provoquer par ces vagues et ces relents. Voilà.
C'est ce que j'avais à dire. Concernant cela, vous comprenez: si nous avions continué dans Torah Tanefesh, les choses sont tellement personnelles, prises personnellement. Je vous avais raconté l'histoire d'une étudiante qui m'attendait à la sortie du cours de deux heures. Quand je suis sorti, elle me dit: « Rav, je peux vous demander quelque chose ? » Je lui dis oui. Je …
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