Parachat Aharei Mot-Kidouchim (21/04/15)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Balak (01/07/14), 1 h 00
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Béréchit, Rambayim, on va diviser le cours en deux. On va parler d'abord de la paracha d'Ahareï Mot, et puis on va parler évidemment de Yom HaAtsmaout. Vous savez, il y a trois parachiot qui se suivent, et on a l'habitude de les lire ensemble: Ahareï Mot, Kedoshim et Emor. Ahareï Mot, ça veut dire « après la mort ». Kedoshim, « les saints », et Emor, « dis ». Il y a toutes sortes d'histoires qui sont basées là-dessus.
Moi, je voudrais dire deux mots sur Shalom Charki, qui était pour moi comme un petit frère, et qui a été assassiné par un sauvage, un sauvage qui voulait tuer des juifs. Et il a tué, malheureusement. Je vais dire deux mots là-dessus avant de commencer.
Quand il y a des gens qui veulent nous tuer, et qui nous tuent, il faut bien comprendre que ce n'est jamais parce qu'ils n'ont pas assez de travail, ou qu'ils n'ont pas assez d'argent. Les antisémites, en France ou en Allemagne, ou les Arabes en général dans le monde entier, c'est uniquement parce qu'on existe. C'est la seule chose qui les dérange. La seule manière pour eux d'arrêter, c'est d'arrêter d'exister.
Il faut donc arrêter de croire qu'en leur donnant plus d'argent, plus de ciment, plus de béton, plus de voitures, plus d'armes et plus de territoires, tout d'un coup ils vont se mettre à moins nous haïr, non ? La seule raison pour laquelle ils nous haïssent, c'est parce qu'on existe. Il faut le comprendre. Et tous ceux qui croient autre chose n'ont rien compris à l'antisémitisme, n'ont rien compris à la haine envers nous. Voilà, ça, c'étaient deux mots sur mon ami Shaddam Charki, qui malheureusement s'est fait assassiner.
Dans la paracha d'Ahareï Mot, on a des lois qui sont enseignées au peuple juif après que les fils d'Aharon soient entrés dans le Mikdash, dans le Michkan, dans le tabernacle, sans y avoir été invités. Et après ça, on a toutes sortes d'interdits, toutes sortes de lois très strictes: quand est-ce qu'on rentre, tout ça. Et finalement, on ne rentrera dans le lieu, dans le sein des siens, qu'une seule fois par an, le jour de Kippour.
Toutes ces lois vont nous être données justement après la mort des fils d'Aharon qui sont entrés dans des choses qui n'étaient pas autorisées, dans le tabernacle. La chose très importante qu'on va retenir dans cette paracha, et qui est en fait tout l'enseignement de ces chapitres, c'est que les choses importantes, on ne peut pas faire n'importe quoi avec. Par exemple, quelqu'un ne va pas entrer dans le Kodesh Hakodashim comme ça, allez, on va rigoler, les gars. Il faut une préparation. C'est une seule fois dans l'année, ce sont des habits spéciaux. Le Kohen Gadol n'a pas dormi de la nuit, il s'est purifié cinq ou six fois. Il ne rentrera au Beit Hamikdash, au Kodesh Hakodashim, qu'après tout ça.
Un enseignement très important qu'on voit là-dedans, c'est ce qu'on appelle le kavod. Le kavod, le respect. C'est un enseignement qui, dans l'Occident dans lequel nous vivons, est complètement nié. C'est-à-dire que c'est quelque chose qu'on n'enseigne pas, qu'on a oublié, le kavod. Alors que c'est la valeur principale de l'Orient, et quand je dis l'Orient, je parle aussi des Arabes, et de l'Extrême-Orient. Le plus important, là-bas, c'est le kavod. Si vous voyez, par exemple, la culture japonaise ou chinoise, dans tous les films, dans toutes les œuvres, on voit beaucoup de kavod. C'est la chose la plus importante là-bas. Les gens vont se faire honneur pour du kavod.
Quand vous allez en Orient, vous voyez la même chose. Chez les Arabes, le kavod est très important. Mais la politesse, ce n'est pas du kavod. La politesse, c'est autre chose, et c'est bien, c'est vrai. La politesse fait partie des choses qu'on doit garder quand on arrive en Erets Israël, qu'on ne doit pas oublier. Mais ce n'est pas du kavod. C'est quelque chose qui permet au monde d'avoir un certain niveau de correction.
On va voir le kavod d'Hachem, c'est-à-dire le kavod des parents, le kavod des enseignants. Dans l'Occident, qui est postmoderne, on a totalement oublié les différences entre les genres et les niveaux, et donc tout le monde peut parler de tout le monde sur tout le monde, et il n'y a pas de problème. Cette annihilation du kavod est totalement étrangère à l'Orient. Pour l'Orient, le kavod est quelque chose de central. Et la chose, c'est que le rapport que je donne aux choses, c'est ce qui va créer chez moi un kavod.
Je vous donne un exemple. L'importance des choses, l'importance qu'on donne aux choses, et la préparation: vous l'avez vu, il y a eu une très longue préparation. On va se préparer pendant très longtemps, le Kohen, c'était une fois dans l'année. Ça va nous donner, à nous et au Kohen, l'importance. Plus je me prépare à quelque chose, plus j'ai... Moi, j'ai un stylo. C'est lui qui veut écrire, mais sur la table, ça ne se fait pas d'écrire. Voilà, je vous donne un exemple dans un autre domaine.
Pourquoi les gens se préparent-ils à leur mariage pendant très longtemps ? Surtout les femmes. Prenez une petite fille de huit ans: elle sait déjà comment elle va arranger ses cheveux le jour de son mariage. Un événement auquel on se prépare depuis aussi longtemps lui donne une importance. Dans l'entrée du Kohen Gadol au Kodesh Hakodashim, ce sont des choses qu'on prépare depuis l'année d'avant. Le Kohen Gadol sait que c'est le moment le plus important de sa vie, que s'il a une mauvaise pensée, il risque de ne pas terminer l'année. Et il y en avait beaucoup comme ça. C'est un moment qui demande énormément de préparation. Donc plus on se prépare à quelque chose, plus on va donner de l'importance à la chose. Et ça, c'est vrai pour tout.
Je vous donne un exemple dans un autre domaine: Chabbat. Quelqu'un qui se prépare au Chabbat cinq minutes avant, et quelqu'un qui se prépare au Chabbat depuis, disons, le jeudi. Celui qui s'habille, qui prépare, qui réfléchit, qui fait les courses... Pour lui, Chabbat, c'est autre chose. Qu'est-ce qui a donné à nos mères, à nos sœurs, à nos femmes l'importance de Chabbat ? C'est le fait que le vendredi, elles sont totalement en train de faire la cuisine, le ménage, et quand on rentre dans Chabbat, c'est un autre univers. Le fait qu'elles aient mis autant d'énergie avant Chabbat leur a fait créer une importance pour Chabbat. Vous avez compris l'idée ? Plus il y a de préparation, plus on donne d'importance à la chose.
C'est la préparation, en fait, qui crée l'importance. Jusqu'ici, c'est clair ? Dans le Beit Hamikdash, ce sera la même chose. On va faire une très grande préparation, et on va donner une très grande importance à ce Beit Hamikdash, pour que ne se reproduise pas ce qui s'est passé avec les fils d'Aharon. Ils sont entrés, ils sont arrivés en état d'ivresse, ils n'ont pas été invités. Enfin, d'une manière plus ou moins légère, au Beit Hamikdash, …
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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