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Mishpatim : la Torah jusque dans les petites lois

Pourquoi le « vav » relie les lois de Michpatim aux dix paroles, et ce que l'État doit au tribunal rabbinique.

23 min

Rav Dov Bigon

Ensuite : Michpatim : pourquoi la Torah commence par l'esclave, 8 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous parlons peut-être d'une ou deux raisons de la paracha de Shavouot. Il y a écrit: « Et celles sont les règles qui se déroulent entre elles. » Rachi dit « et celles »: le vav est spécial. C'est le vav de « et celles », ce vav connecte, on l'appelle le vav de la connexion, il relie les règles à la paracha précédente.

Qu'est-ce qu'il y avait dans la paracha précédente ? La paracha des paroles. Qu'est-ce qu'il y avait dans la paracha précédente ?

Alors, la paracha commence: Ve'eleh hamichpatim asher tassim lifneihem. Il explique que les mishpatim, ce sont les lois qu'Hachem vous a placées devant vous, toutes les lois et les dinim. Rachi nous explique pourquoi il a écrit Ve'eleh avec un vav: le vav vient nous dire que cette paracha est directement liée à ce qui précède. Quand il y a le vav, cela indique que c'est la suite de ce qui était avant. Et qu'est-ce qu'il y avait avant ? Les dix commandements, les dix paroles.

Cela nous enseigne qu'on aurait pu penser que les dix commandements constituent l'essentiel de la Torah, que toute la Torah y est réduite. Et le Rav vient nous dire: non, même les petites dinim, toutes les petites lois qui nous sont expliquées dans notre paracha, sont liées aussi. Ce ne sont pas seulement l'essentiel, pas seulement les grands titres. Il faut citer tous les petits détails de la Torah, qui sont très importants. Ils sont la suite logique des dix commandements. Rachi dit: Asher tassim lifneihem, et non lifnei goyim, pas devant les non-juifs.

Il y a la loi de la Torah, il y a la loi rabbinique, des rabbins, et peut-être aussi une loi civile de quelqu'un qui n'est pas selon la Torah. C'est ce que dit la Torah: faites passer devant les lois, et non devant l'Église qui n'est pas rabbinique. Quelle est la différence entre les deux ?

Les lois de la Torah sont les lois de Dieu. Les lois de l'État sont les lois des hommes, pas des lois de Dieu. Les lois aujourd'hui dans l'État d'Israël sont les lois des Turcs, des Anglais, et simplement des lois qui viennent d'ici. Mais le fond n'est pas de la Torah. C'est pourquoi, quand quelqu'un a une affaire de ce genre, il doit essayer de la faire traiter avec un rabbin.

Rachi explique ce qu'est lifneihem, « qui nous a placé devant vous »: il dit que c'est devant vous, et non devant les non-juifs. Le Rav nous explique qu'aujourd'hui, en Israël, il y a le Beit Din rabbinique, le tribunal rabbinique, et le Beit Mishpat, le tribunal civil. La Torah veut nous dire qu'on devrait tous nos problèmes civils, etc., les faire tous traiter dans un tribunal rabbinique. Ce sont des hommes de Torah qui devraient pouvoir juger notre cas. C'est pour cela qu'il dit qu'il faut s'efforcer en permanence, au maximum, aujourd'hui, de faire traiter nos cas au tribunal rabbinique, parce que ce sont uniquement ceux qui ont la voie de la Torah, entre guillemets, qui peuvent vraiment résoudre les problèmes.

Il y a des choses dans l'État d'Israël qui relèvent uniquement des rabbins, comme la guérison. Tout ce qui est uniquement pour les rabbins. Mais si c'est fait dans un pays de lois non rabbiniques, c'est-à-dire non selon les lois de la Torah, alors celui qui se « guérit » ne prend pas la guérison. Ce n'est pas une guérison. Mais celui qui...

Alors, la guérison, la guérison et la non-guérison. Et celui qui sanctifie une femme, alors il ne sanctifie pas deux femmes. C'est-à-dire que le changement est un changement essentiel. C'est une chose de Dieu, c'est une chose humaine. Ou, par exemple, aujourd'hui, dans l'État d'Israël, il y a des réformes, des réformes conservatives, etc. Les réformes qu'il fait de la guérison, ça n'a pas de sens. Après, il y a les enfants de l'Église.

Aujourd'hui, en Israël, les lois fonctionnent selon des lois qui ne sont pas les lois rabbiniques, pour la plupart. Il y a les lois turques, les lois anglaises qu'il y avait avant, et aussi d'autres lois qui ont été ajoutées selon la réflexion des hommes.

Et il y a des choses, dans l'État d'Israël, qui sont restées selon les lois de la Torah: le divorce, les mariages et les conversions. Le problème, si on s'écarte, si on arrive à enlever ces valeurs qui sont restées dans le monde de la Torah, à faire ces trois choses chez des gens qui ne sont pas des hommes de Torah, alors elles n'ont pas de valeur. Quelqu'un qui va divorcer de manière civile: son divorce, d'après la Torah, ce n'est pas un divorce. Quelqu'un qui va se convertir, le Rav va parler des réformistes, des conservateurs, etc., qui, par exemple, se convertissent chez des gens comme ça: ce n'est pas une vraie conversion. Il arrivera plus tard qu'on lui dise, à: tes parents étaient convertis de telle et telle façon, tu n'es pas vraiment juif, il faut te reconvertir.

Et c'est la même chose pour les mariages. Quand ils se marient de manière civile, cela n'a pas d'effet de loi. Ce n'a de signification réelle que dans le chemin de la Torah.

C'est un professionnel, il y a un professionnel. Il a pris 4 millions d'euros. Alors, pourquoi fait-il cela ? Parce qu'il prend l'argent. Qu'est-ce qui peut se passer ? Après beaucoup de choses, si le cas est bon, il prend l'argent, le met dans une banque, et il a une moitié, il vend. Mais ils lui obéissent. Il se situe dix ans à Beit Sohar. Il mange de la nourriture. Tout n'est pas reçu. Après dix ans, il sort de l'assoir. Avec le Tohar, avec le Tohar aussi. Et il prend aussi la moitié, les quatre millions qu'il a reçus. C'est, selon une loi qui n'est pas la Torah, qu'il n'a pas besoin de rendre l'argent. Selon une loi de la Torah, tu as gagné, ils t'ont donné. Rends l'argent, deux fois. « Oh, je n'en ai pas. »

Bon, tu seras un pauvre. Ils lui donnent le cœur. La Torah s'occupe de la psychologie du pauvre. Qu'aime le pauvre ? L'argent. Ah, tu paieras de l'argent. C'est un exemple de la vérité de la Torah: elle résout la question. Mais selon la loi, le pauvre reste un pauvre. C'est trop, arrêtez-moi, j'ai un problème.

Le Rav nous donne un autre exemple où la différence entre la loi de la Torah et la loi civile apparaît. Par exemple, pour le voleur: il y a un braqueur, un voleur, qui vient voler une certaine somme, et on va l'attraper. Dans le meilleur des cas, on l'attrape, on va dire. On l'attrape et on le met en prison. C'est comme ça que ça fonctionne. Et en prison...

Comme l'a dit le Rav, on appelle cela Beit Avra. C'est un roi où il va en tirer du profit. Pour la prison, pour …

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