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Parachat Bamidbar (20/05/14)

1 h 04

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Bamidbar (22/05/12), 54 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Lohi M'baim, paracha Bamidbar. On va commencer donc par répondre à ta question. Je répète la question: pourquoi, quand on a fait rentrer le Mishkan en Israël, ne l'a-t-on pas fait se promener dans toute la Terre d'Israël ? On l'a laissé dans un seul endroit. C'est bien la question ? Oui, c'est ça. Alors, réponse: il y a deux manières d'agir quand on veut influencer des gens. Il y a la manière où l'on va dans chaque endroit et où l'on parle aux gens.

Et il y a une autre manière, qui est d'éclairer. C'est-à-dire que l'on se trouve dans un endroit central, et ce sont les gens qui viennent vers toi. Chaque manière a son avantage. Quand tu veux gérer quelque chose d'ordre national, tu utilises toujours la seconde manière. C'est-à-dire que quand tu veux gérer un Kodesh, le Kodesh de tout le Premier Temple, c'est un Kodesh qui va être centralisé, vers le pouvoir, vers le Kodesh, vers le Beit Hamikdash, dans un seul endroit. Alors on veut que tous les juges se rassemblent. Il y a des avantages à chaque partie. C'est-à-dire qu'il y a des avantages à ce que j'aille dans chaque endroit et que j'aille parler avec les gens.

Mais quand je crée, par exemple, de petits minyanim de dix personnes, ou quand je crée un minyan de cent personnes, ce n'est pas la même impression pour les personnes qui viennent. Tu vois, il y a des avantages aux deux. C'est-à-dire que dans le Second Temple, il a fallu du temps pour qu'on autorise les kohanim qui enseignaient la Torah à enseigner partout, et pas seulement au Beit Hamikdash, là où les gens viennent. Celui qui ne l'a pas étudié ne vient pas au Beit Hamikdash depuis le monde entier. Ça a pris du temps parce qu'on savait qu'on perdait quelque chose, d'un autre côté. Donc, la méthode qui a été utilisée au Premier Temple, le Premier Temple c'est un temple qui...

Le pays était essentiellement national, c'est-à-dire basé sur Erets Israël, sur la centralité d'Israël, le Beit Hamikdash, Roch Hachana et tout cela. Donc c'était cette manière. Au Second Temple, c'était le contraire. Au Second Temple, on a vu apparaître le concept, qui n'existait pas vraiment au Premier Temple, de synagogue. La synagogue, oui, parce qu'on a commencé à créer...

Bon, il y a déjà eu, au Premier Temple, ce qu'on appelait des bamot. C'est-à-dire qu'il y a eu des périodes où il n'y avait pas le Beit Hamikdash, et où il y avait des bamot, c'est-à-dire des endroits où les gens faisaient leur Avodat Hachem de manière indépendante. Mais dès qu'il y a eu Yerouchalaïm, c'était interdit. D'accord ? Mais ça, c'est encore l'époque des juges, c'est possible. Maintenant, on a un problème avec ça: les bamot, c'est bien, parce que si j'habite à Dan ou à Be'er Chéva, c'est un peu loin de Yerouchalaïm. Donc moi, je vais voir ma synagogue, c'est bien. D'un autre côté, si je ne suis pas à côté du pouvoir central...

Ok ? Donc ils vont faire une bama, et après, sur la colline d'à côté, ils vont faire une bama pour la avodah zara et tout cela. Tu comprends ? Donc, quand on veut centraliser, on veut que les choses passent comme il faut: alors on a un endroit central, et de là-bas, les gens en repartent. Après, ils peuvent repartir, ils ont pris avec eux de l'énergie de Kodesh. Ok ? Donc c'est la méthode du Premier Temple, essentiellement.

Puisque le Second Temple, on est déjà plus dans une société d'individus. On est beaucoup moins national. La force nationale au Second Temple est beaucoup plus faible, puisqu'on n'est pas... Hein ? La majorité est en Galout, les frontières ne sont pas très grandes, l'autonomie d'Israël est partielle, parfois autonomie, parfois indépendance. Donc ce n'est pas la grande Gueoula, quoi. Nous, aujourd'hui, en 1948, nous avons vécu une Gueoula bien plus grande.

Au niveau politique, au niveau national, qu'est-ce qu'ils ont vécu au Second Temple ? Au Second Temple, ils avaient l'avantage de construire le Beit Hamikdash, bon, ça c'est un avantage. Mais l'inconvénient qu'ils avaient, c'est qu'ils étaient, comment dire, très loin de nous au niveau de l'économie. Et même les frontières, c'était faible, quoi. Ok ? Et le nombre de tribus aussi: il est revenu très peu de gens, 45 000 juifs. Il y avait plus d'un million de juifs qui se trouvaient à Alexandrie et compagnie, ils étaient bien. Donc, bon.

On ne s'inquiète pas: même aujourd'hui, les juifs vont venir, ne vous inquiétez pas. Ceux qui ne vont pas venir, parce qu'ils ont compris, il y a les goyim qui vont leur expliquer. C'est les règles du jeu. HaKadosh Baroukh Hou a décidé qu'il fallait monter, il faut monter. C'est comme ça. Donc, la paracha de Bamidbar traite du désert. Le désert, c'est un endroit où l'on est de passage, c'est un endroit où l'on a reçu la Torah. Donc on va commencer par parler un peu du désert. Alors, qu'est-ce que le désert ? Pourquoi a-t-on besoin d'aller dans le désert ?

Qu'est-ce qui va se passer dans ce désert ? Pourquoi, quand on est sorti d'Égypte, a-t-on dû passer aussi longtemps dans le désert, à votre avis ? J'avais des propositions avant que je donne les miennes. Oui, mais, oui, mais, tu as raison. D'accord, mais là, on est déjà à la deuxième année, et on est dans la deuxième année parce qu'on n'aurait pas dû rester si longtemps. C'est parce qu'on n'était pas capable de rentrer directement en Israël. Rappelle-toi: quand on sort d'Égypte, il est écrit...

Pen yinaham béa, bérota milhama, il... HaKadosh Baroukh Hou savait que s'Il nous faisait passer par la terre des Philistins, c'est-à-dire la bande de Gaza, le peuple n'aurait pas eu la force de faire la guerre. Et donc on a fait un détour, un grand détour. Déjà un détour géographique: on a fait plus de 600 à 700 kilomètres de détour. Ok ? Et donc en temps aussi. Et cela est dû au fait qu'on n'avait pas la force nationale, on avait encore des esclaves fraîchement libérés...

...pour assumer l'entrée en Israël, avec tout ce que cela implique. On va en parler aussi quand on parlera du désert. Donc, si on n'est pas en Israël, si on n'est pas dans notre terre, alors le minimum, ce sont des tours dans le désert. Ouais. Bah oui. Alors, sache que, avant les méraglim et avant le don de la Torah, on a encore d'autres problèmes, qui ne sont pas forcément marqués. Quand on dit que HaKadosh Baroukh Hou n'a pas voulu passer par les terres des fils d'Islam parce qu'Il avait peur, HaKadosh Baroukh Hou, ici, cela allait créer des problèmes. On n'a pas fait de crise là-dessus. C'est HaKadosh Baroukh Hou qui a évité la crise, parce qu'Il nous a fait contourner.

Tu vois ? Donc sinon, cela aurait pris trois jours. Ok ? Donc tu rejoindrais trois jours et tu entrais en Israël. Donc, bon, cela aurait été totalement notre destin. C'est totalement une autre histoire. Donc …

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