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Dévorah, une femme juge au cœur d'Israël

Pourquoi Dévorah rend la justice en public, et ce que son autorité, fondée sur sa prophétie, révèle sur le peuple.

58 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : Guidon face aux Ephraïmites et aux princes de Midian, 54 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ceux qui veulent enregistrer, vous mettez vos affaires là, dedans. Alors, chapitre 4, pasouk Aleph, on commence. Je ne rappelle pas ce que nous avons fait le mois dernier, puisque ça fait un mois que nous n'avons rien fait concernant Shoftim. Nous continuons, Makara. Donc on recommence aujourd'hui. Sefer Shoftim, chapitre 4. Vayossifou Bné Israël, la assot ha-ra be-einei Adonaï, ve-Ehoud met.

Nous avons vu un Chofet, Otniel ben Kenaz. Celui qui suit Otniel ben Kenaz s'appelle Ehoud ben Guéra. Celui-là, nous ne le voyons pas. Le chapitre 4 rappelle simplement qu'après Ehoud ben Kenaz, il y a eu Ehoud comme Chofet. Maintenant, nous allons rentrer dans le thème cyclique du Sefer Shoftim.

Je vais lire et vous allez tout de suite vous remettre dans le vif du sujet. Vayossifou Bné Israël la assot ha-ra be-einei Adonaï. Les enfants d'Israël ont continué à faire le mal aux yeux de l'Éternel. Première question: qu'est-ce que faire le mal aux yeux de l'Éternel ? Avodah Zara 1, deuxième ? Non ? De ce que nous avons étudié, vous êtes depuis trois mois dans le bas.

De ce que nous avons étudié. Avodah Zara 1, mais avant Avodah Zara 1. Non ! Donc: finition de la conquête d'Erets Israël et Avodah Zara. Point. Vayossifou apparaît dans ces premiers Shoftim. Et ils persistèrent. Ils continuèrent à faire le mal aux yeux. Ils persistaient, continuaient, réitéraient le mal.

Aux yeux de l'Éternel: n'apparaîtra pas dans les juges, euh, postérieurs. Dans ces juges antérieurs, ces premiers, Otniel ben Kenaz, Ehoud ben Guéra, Dvora (tout à l'heure, les questions), il est question d'une attitude, d'un comportement qui persiste et signe. À savoir:

Rien n'y fait, malgré les événements qui ont eu lieu sous Otniel et sous Ehoud. Les événements sont les mêmes sous Ehoud que ceux que nous avons étudiés avec Otniel. Ils firent le mal aux yeux de l'Éternel, une puissance étrangère se leva contre Israël, ils implorèrent l'Éternel, et un juge se leva pour les sauver, et pendant vingt ou quarante ans ils résidèrent

avec sérénité sur la terre d'Israël, dans la tranquillité. Mais quand cela t'est arrivé une première fois, il est clair que tu dois tirer les leçons de l'événement antérieur. À savoir: En Chacham kebaal missayon. Il n'y a pas de personnage plus sage que celui qui est expérimenté. Vous êtes bien d'accord avec moi ?

Otniel est mort, Ehoud a disparu, et voilà que nous sommes dans une nouvelle période où il est écrit Vayossifou. C'est-à-dire que les enfants d'Israël n'ont rien appris des événements qui ont eu lieu.

Vayimkor Adonaï beyad Yavin Mélekh Kena'an, asher malakh be-Hatsor, ve-sarô Sisra, ve-hou yoshev be-kharoshet ha-goyim. Dieu va les remettre entre les mains de Yavin, le roi de Hatsor, c'est-à-dire un roi cananéen, et entre les mains de son général Sisra. Nous n'avons pas le temps aujourd'hui, mais en allant dans le livre de Yehochoua,

nous remarquons qu'au chapitre 15, la ville de Hatsor a été brûlée et pillée. Je vous rappelle que lorsque vous parlez de Hatsor, vous parlez de la Basse Galilée. C'est en plein Erets Israël. Le fait que les Cannéens aient encore un maître, un régnant, un régent, qui les dirige, ayant une force militaire, avec un général à leur tête,

c'est la conséquence de ce que nous avons dit. Un Rav est né Adonaï. D'abord, le fait d'avoir laissé les Cananéens en place, en conséquence de quoi ils ont été capables de se requinquer, de se réarmer et de devenir une force belligérante probable. Oui.

— Non. Non, ils n'étaient pas indépendants, mais ils ont réussi envers et contre tout à se réarmer, comme je l'ai dit, et à devenir une force probablement belligérante contre Israël. Le problème ici, c'est que les enfants d'Israël regardaient le cyclique. Les enfants d'Israël firent le mal aux yeux de l'Éternel.

Qu'est-ce qui a été marqué ? Est-ce qu'il les a remis entre les mains ? Non, il ne les a pas remis, il les a vendus. Qu'est-ce que vous vendez d'habitude ? Le mot juste est ici: objet. On ne vend pas des sujets. On vend le sujet devenu objet. Quelle différence entre le sujet et l'objet ? Le sujet est acteur, l'objet est spectateur.

L'objet est passif, alors que le sujet est actif. Rappelez-vous les noms, bien entendu. Chapitre 4, verset 3: ils ont fait le mal aux yeux de l'Éternel. Bête ! L'Éternel les vend, c'est-à-dire les vend comme des objets, et les remet donc entre les mains des Cananéens.

Vayitzaakou Bné Israël el Adonaï, ki hou Yavin... mazelitz ok. Prier, supplier, implorer. Dans ce contexte, il ne s'agit pas de pousser des cris. Il est question d'implorer, de supplier.

En conséquence de quoi on supplie et on implore ? Vayitzaakou Bné Israël el Adonaï, ki hou tsarim lo. Monsieur Yavin, roi de Hatsor, alors que la ville de Hatsor n'existe plus, est propriétaire de neuf cents chars d'assaut. Rechev barzel: char de fer.

Et vayelakhetz Israël ? Mais c'est vayelakhetz. Il a fait pression, mais ça veut dire ici qu'il a mis Israël dans un entonnoir. C'est-à-dire que les Israélites se sont retrouvés pris entre les deux mâchoires d'un étau qui se referme. Vayelakhetz. Ils ont laissé faire. Tsar lahem. Tsar lahem.

Ça veut dire: c'est étroit. C'est-à-dire qu'il y a deux pays qui sont étroits. Essayez de garder les questions pour la fin, notez-les. Tsar lahem, c'est étroit. Il y a deux pays qui sont étroits, vous le savez: Mitsrayim et Tsarfat. L'Égypte et la France. Tsar.

C'est-à-dire que la situation d'Israël n'était pas une simple situation, un état de fait dont on souffre, mais un état de fait qui nous pesait comme un joug sur le cou. Ce n'est pas simplement le fait que Yavin va réussir à mettre la main sur Israël,

mais cette main entreprend Israël avec force et puissance, c'est-à-dire au quotidien. Et pendant combien d'années ? La fin du verset ? Essrim shana, vingt ans. Nous reprenons le chapitre 4, verset 3, et nous reprenons la périodicité de l'événement. Pensez-vous pertinemment

à vous engager dans les chemins ombragés de votre existence pour pouvoir un tant soit peu apercevoir la lumière ? Là où c'est ombragé, il y a l'ombre. Et dans ces ombres de l'histoire que vous parcourez, lorsque le roi Yavin monte sur son char et va conquérir Israël,

tout devient obscur, ce n'est plus ombragé. Mais n'aviez-vous pas pensé qu'en vous engageant sur des chemins pareils, il allait y avoir des conséquences ? Vous vous posez la question, chaque jour, à chaque instant: si dans la parole qui a été la vôtre, dans le geste qui a été le vôtre, dans le comportement qui fut le vôtre, cela ne va pas porter à conséquence ?

Vous croyez que nous étudions le Tanakh pour nous dire: vous vous rendez compte, à l'époque, ils faisaient des bêtises, ils étaient punis et ils recommençaient quand même. Pourquoi est-ce nouveau pour vous ? Ce n'est nouveau ni pour vous ni pour moi. Parce que nous sommes ainsi.

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