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Paracha Pekoude (07/03/16)

57 min

Rav Yossef David

Ensuite : Paracha Pinhas (07/07/08), 1 h 13

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ok, Boukhir, une paracha de Pekoudé. Donc environ 5 % des Chabbat de l'année, 5 % des années, 5,2 % des années, on n'a pas Vayakhel et Pekoudé qui sont séparés.

— Oui, j'écoute.

— Ouais, à peu près.

Non, il y a 5 % des cas, environ, 5 % des Chabbat, 5 % des années, où les deux paracha sont séparées. En général, elles sont toujours ensemble. Une fois sur un, une fois sur quinze, sur dix-huit, elles sont séparées, donc il faut en profiter.

Ok, donc on attaque la paracha Pekoudé. « Éleh Pekoudé ha-Mishkan ». Directement, Rachi s'y arrête. Il nous dit que le mot Mishkan est écrit deux fois, parce que… il va y avoir… Le Mishkan va être lui-même…

Le Mishkan, comme on dit en hébreu, ça veut dire qu'il va être détruit, quoi. Il va être terminé. Pourquoi est-on obligé de nous dire ça ? Pourquoi est-on obligé de perdre le Mishkan ? Pourquoi est-on obligé de détruire le Temple ? Non, le Mishkan ne va pas être détruit, mais on sait qu'il va partir. Ce n'est pas quelque chose d'éternel. Il est marqué Mishkan, Mishkan, deux fois. Et le mot Mishkan désigne l'endroit où réside la Chekhina, la présence divine.

Mais ça vient aussi du mot mashkenta, que vous connaissez, qui veut dire prendre un prêt, une hypothèque. C'est-à-dire que le Mishkan va être hypothéqué. C'est quoi, hypothéqué ? C'est-à-dire qu'il va prendre sur lui, sur lui, jusqu'à ce qu'il n'ait plus… On a trop pris de… On a trop pris de potes. J'aime pas dire « prendre sur lui », parce que ça nous rappelle un peu, d'autres religions.

Mais disons que la patience divine… Vous savez que la différence entre judaïsme et christianisme, dit Lévinas, c'est que la patience divine peut être à bout. La patience divine n'est pas éternelle. En christianisme, tu fais ce que tu veux, même si tu ne te confesses pas, c'est bon. On a besoin, franchement, hein ?

— Oui, bon, c'est bien, mais même si tu te confesses pas, ça change rien. Tu viens, il prend les fautes, ça y est. C'est n'importe quoi.

Donc dire que la patience divine n'est jamais à bout, quoi que tu fasses, c'est bon, t'inquiète pas, Dieu t'aime.

— Ah ouais ?

Et… non ? Non ? Non ? Non, il y a des gens que Hachem a envie d'expédier, pour s'occuper d'eux directement.

Vous me l'avez marqué plein de fois dans la Torah. Et moi, je mettrais mon visage sur cette personne et je m'en occuperais.

— Ouais, ouais, ouais.

Ça rentre pas dans l'ancien, ça rentre dans l'ancien, ça rentre pas dans l'ancien. Il y a une Gueoula qui n'est pas quelque chose de khali, qui appartient à tout le peuple juif. Et cette Gueoula, elle fait partie du peuple juif, donc elle est quelque chose d'éternel. D'accord. Mais tes actes, tu n'as qu'à en mettre, quoi.

Donc je termine sur le mot « hypothèque ». Pourquoi ce petit mot « hypothèque » ? Imaginez: le Mishkan, c'est beaucoup de mérite, ok ? Et il nous permet d'avoir un lien avec Hachem, d'amener la Chekhina, la présence divine, sur terre. Maintenant, les Juifs font de la avoda zara, ils font de l'idolâtrie, ils font du meurtre, ils font toutes les fautes de la terre. Au bout d'un moment, le Mishkan… bon, si l'on peut dire, il ne pardonne plus. Moshé, Moshé.

On va voir que le Mishkan s'appelle « Mishkan de Moshé ». Mais on mérite beaucoup de choses par Moshé, même sans… Non, non, non. Mériter, oui, on mérite. La question qu'il pose à Moshé, il dit: « Mais attendez, c'est qui, cela ? Pourquoi ils méritent ? » Quand on l'a dit, on l'a vu, c'est un khan. Mais je lui ai dit: pourquoi les Juifs méritent ? Ah, ils disent: pour le moment ils ne méritent pas, c'est vrai. Non, ils ont les zekhout, ils ont le mérite des patriarches. Mais pour le moment ils ne méritent pas. Mais quand ils recevront la Torah, ils auront le mérite qu'il faut pour faire ça. C'est-à-dire que des fois ton mérite, il est dans…

Maintenant, dans le Mishkan, bon, ils prennent le Mishkan, on reçoit le Mishkan, on va construire le Temple, Chlomo reçoit le Temple. Mais quand on ne mérite pas le Temple, eh bien on ne le mérite pas, on ne le mérite pas, on ne le mérite pas, et au bout d'un moment, il va y avoir des choses. Vous comprenez ? C'est le concept d'hypothèque. Vous avez un grand bâtiment, et vous prenez un emprunt. La banque vient vous voir et dit: « Attendez, monsieur, vous prenez un emprunt, mais est-ce que vous avez de quoi le rendre ? » Et vous répondez: « Écoutez, c'est pas grave, je mets une hypothèque sur mon immeuble. »

Alors bon, « deux quarts, j'ai qu'à… deux quarts, j'ai qu'à… deux quarts, j'ai qu'à. » Au bout de quatre cents ans, eh bien, l'immobilier est parti. Donc, quand le Jibourou vient, il reprend le Temple.

Deux, trois, trois… on s'arrête. Trois personnes sur le téléphone, c'est… on a la moitié du cours, on arrête. Ok, on a quarante pour cent, même, on s'arrête. On a dit combien, hein, vingt-cinq pour cent, trente pour cent ? Bon, trente pour cent. Alors on a déjà dépassé depuis.

Donc j'ai compris, c'est qu'on s'est mis avec de l'hypothèque. C'est-à-dire que le Mishkan, c'est quelque chose de très grand, avec beaucoup de mérite. On a vraiment beaucoup de dusha, beaucoup de choses bien pour nous. Mais si on continue à ne pas le mériter, ne pas le mériter, ne pas le mériter pendant longtemps, alors à la fin on le perd. Et ça, si vous voulez, ça fait partie des choses qui permettent que le monde y tienne.

Je vous explique comment marche la Hachgaha, la providence de HaKadosh Baroukh. Théoriquement, quand HaKadosh Baroukh a créé le monde, il l'a créé par midat hadin, par la rigueur, ok, par la justice. Donc, quelqu'un qui faisait du mal prenait tout de suite la punition. Et ça, ça ne pouvait pas tenir. Pourquoi ça ne pouvait pas tenir ? Parce que n'importe qui fait du mal, ça y est, il est puni, il est mort. Ok ?

Donc qu'est-ce qu'il a fait, HaKadosh Baroukh Hou ? Il a inventé ce qu'on appelle les Rahamim. Vous savez qu'il est écrit Béréchit, bara Elohim… Il a créé le monde, il devait être la justice. Tu fais ça, tu prends ça. Il est écrit, dans le Tomer Dvorah, du Rama, qui a parlé de HaKadosh Baroukh Hou, qu'il explique que, normalement, quelqu'un qui fait une mitsva, toute personne qui fait une mitsva, il crée… Passer un petit peu le bras, écrire un nom. Un ange bienfaisant, un ange malfaisant. Un ange malfaisant dit: « Viens voir, HaKadosh Baroukh, attends, cet homme, il m'a créé, euh… Donne-moi sa neshama, que je la croque. » Ok ? Donc, théoriquement, l'homme ne devrait pas survivre à ça. Donc qu'est-ce …

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