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Parachat Yitro (25/01/16)

1 h 01

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Yitro (29/01/13), 53 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc là, la paracha célèbre dans laquelle nous recevons la Torah. Aussi célèbre puisqu'il y a, en fait, la Siddour… C'est tunisien, donc c'est une salle centrale. Vous êtes tunisien ? — Ouais. — Ah, ouais ! Voilà, je cherchais justement une famille. Il y a beaucoup de Tunisiens qui ne savent pas très bien quand est-ce que c'est…

Qui ne savent pas très bien quand est-ce que c'est la paracha de la Torah. Mais si vous avez dit Chavouot, ils savent quand est-ce que c'est, parce que c'est une fête très importante, où les Juifs ont été sauvés, ce jour-là, d'une épidémie. Voilà, on m'a appelé le gars du trou, les invitations, on a trahi sur le carnet. Bon, donc paracha du trou, paracha du trou. On va parler beaucoup de choses importantes à raconter, évidemment, et au centre de tout ça, on va parler du nom de la Torah.

Qui apparaît dans le nom de la paracha. Mais tout commence par Yitro, alors. Pourquoi parler de Yitro ? Le Rav explique que pourquoi donner le nom d'une paracha aussi centrale, qui est le don de la Torah, au nom de quelqu'un qui n'est pas juif ? On aurait pu penser ça, mais quand on voit la Torah, on ne voit pas que la Torah est universelle. On voit que ça va surtout au peuple juif. La Torah a une volonté d'élévation universelle, mais ça passe par le peuple juif. Donc le fait que ça passe par… qu'on dit qu'il y a un non-juif qui va porter le nom de la paracha,

Après il va se convertir, mais il va porter le nom de la paracha qui va donner le nom de la Torah, c'est quand même quelque chose qu'il va falloir éclaircir. Alors il explique qu'il y a une deuxième paracha, la deuxième paracha plus centrale d'Israël, la paracha de Balak, dans laquelle on dit la phrase la plus difficile, peut-être, à assumer, et la plus centrale aussi: c'est que nous sommes un peuple à l'extérieur des contes, des contes des nations. C'est-à-dire que le peuple juif, si on peut le comparer aux autres nations,

Il suffit de voir l'intérêt mondial pour nous, tu comprendras qu'il y a effectivement un problème. Ok, hein ? On voit le nombre d'associations qui sont financées par des pays qui n'ont pas de quoi nourrir leurs propres enfants et qui sortent quand même des millions et des milliards pour essayer de changer l'opinion publique en Israël. Vous comprenez qu'il y a quand même un problème. Le peuple juif, on ne peut pas le décompter parmi les mille nations. Donc il y a deux parachiot: Balak, la paracha de Balak…

Tiagoï, je ne sais pas quoi. Alors lui, il restait Racha lui. Et Yitro. Alors le Rambam explique comme ça. Il dit que quand vous voulez dire quelque chose d'important à quelqu'un, surtout à un Juif, il ne faut pas lui dire « Ouais, les Ḥakhamim m'ont dit ça », parce que, ouais, les Ḥakhamim, ça va, on connaît. Le Rambam explique dans l'introduction, dans l'une des introductions du Moré Nevoukhim, le Guide des égarés. Il dit comme ça: « Tout ce que je t'ai dit là jusqu'à présent, sache que tout est marqué dans les Ḥakhamim. Dans l'Aggada, Rabbi Chimon, Rabbi Akiva, tout est marqué. » Alors pourquoi moi… parce que le Rambam ne cite pas dans tout le Moré Nevoukhim,

Sauf un cas: il ne cite jamais les Ḥakhamim. Il ne cite pas. Il cite Platon, il cite Socrate, Aristote… Et là, il ne cite pas du tout les Ḥakhamim. Pourtant, il le dit: que tout ce qu'il dit, en vrai, c'est marqué dans les Ḥakhamim. À qui s'adresse-t-il ? Il s'adresse à des gens qui ont étudié à l'université, ok ? Et pour eux, si tu veux les convaincre, il faut leur amener Platon et Socrate. Et vraiment, ne t'inquiète pas, tout ce que je dis, c'est marqué dans les Ḥakhamim. Donc…

Quand vous voulez convaincre les Juifs, vous dites: voilà, le nom de la Torah, un truc important. Et Moshé, ah, Moshé. Yitro, ah, Yitro. Vous comprenez ? Si, par exemple, Moshé Rabbénou avait dit: « Vous êtes un peuple unique, personne ne vous ressemble. » « Ouais, Moshé… ah, c'est Bilam qui a dit ça, ah, Bilam, un truc important. » Vous comprenez ? Le fait que ça vienne de l'extérieur, ok, alors les Juifs écoutent mieux. Tu comprends ? Ils ont plus d'écoute.

Quand tu ne leur dis pas « Torah » – ok ? – je parle de gens qui sont un peu loin. Quand tu leur dis la même chose qui vient de l'extérieur, alors tout d'un coup, ah, ils disent: « Ah, si ils ont dit ça, c'est vrai. » — Oui, je sais, toi, mais toi, tu es à la yeshiva. On parle de gens qui ne sont pas à la yeshiva. Même si on est en yeshiva, même si on tourne le doigt à la yeshiva… Alors c'est le jour où les nations reconnaissent… Là, tout d'un coup, les Juifs disent: « Ah, c'est ce qui a été marqué, regarde. »

Dans la Gueoula, bon, c'est encore plus grave, dans la Gueoula, parce que c'est vraiment manifeste. Il y a marqué comme ça dans le Chir HaMaalot, qu'on dit avant Birkat HaMazon. Alors, le Saint, béni soit-Il, vient, il fait la Gueoula, il fait des miracles, tout ça. C'est marqué dans le passage qu'on lit juste avant Birkat HaMazon: « Et donc, sont venues les nations, et les nations ont dit: oh là là, qu'est-ce qu'il a fait de grand, le Saint, béni soit-Il, à son peuple, à ceux-là. »

Alors, quand eux ont dit ça, ils ont dit: « Ah, si les Goyim ont dit que le Saint, béni soit-Il, a fait des choses grandes pour nous, sûrement que c'est vrai. » Donc ils disent: « Hachem a fait de grandes choses pour nous. » C'est-à-dire que d'abord, eux, ils voient; après, nous, on voit. « Ah, Yerouchalayim… avant, on n'était pas contents. » C'est-à-dire que, alors, on était contents… C'est-à-dire que, vous vous rendez compte ? Les Goyim viennent et disent: « Ah, quand même, vous avez vu ces miracles, quand même, que ce peuple-là, c'est intéressant. » Ok ? La presse israélienne a parlé cette semaine d'une jeune femme.

Une musulmane, arabe, qui habite ici, qui habite au Canada, et elle est pro-israélienne. Ok ? Elle est venue en Israël, et elle a dit qu'elle était pro-israélienne, et tous les Israéliens étaient très contents, parce qu'on en rencontre pas beaucoup comme ça. Surtout musulmanes. Et tout le monde l'a aidée, l'a bien reçue, tout ça. Et elle est repartie et elle a raconté à tout le monde, comment dire, tout ce qui lui est arrivé, tout ce qu'elle a vu d'Israël, qu'on n'avait plus entendu depuis longtemps.

Et pourquoi je vous dis ça ? Parce que, moi, je ne sais pas si c'est ce que je voulais vous dire, mais déjà je vous dis ça. Quand ça vient de l'extérieur, ok, …

Cours de Machon Meir

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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

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