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Parachat Vayetse (16/11/15)

50 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Vayetse (20/11/12), 58 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, on va discuter un peu aujourd'hui de la personnalité de Yaakov Avinou, de ses femmes et de l'apparition des enfants. Et on va essentiellement parler de Yaakov.

— Oui, d'accord. Non, mais j'en ai rendu compte le lendemain matin. C'était l'air. C'est trop tard. Parce qu'une fois qu'il était avec elle, et il est demain avec elle, c'est fini. Le père lui a dit, ça y est.

Mais bon, il a fait un nouveau contrat pour Hachem.

On va voir après, on va donner l'explication quand on va arriver au mariage, tout ça. La paracha, on en parlera de Raphaël et d'Ea, ce qui s'est passé. Je voudrais expliquer un peu la paracha d'Ea ici. Vous avez remarqué, on a parlé pendant longtemps de Saint Abraham, Israël. Maintenant, on a deux parachot sur Yaakov. Dans cette paracha, on ne parle pas des Patriarches. La prochaine paracha, on recommencera à parler des Patriarches. Ok ? Donc là, on est sur Yaakov, Yaakov et le galout.

Il va partir pour Bathsheva, il va en fait partir pour Esmarine. Vous vous rappelez pourquoi on a demandé à Yaakov de partir ? Parce qu'Esav a décidé de l'assassiner. Et Rivka a dit: pars, cherche une femme dans la famille. Donc il part. C'était l'exil officiel. Non, c'était l'abus, on l'a dit pour ça.

— C'est pas vrai ? Ève l'a dit à Israël. Ève qui a dit à Israël ?

Non, elle lui a dit, au contraire. C'est Rivka qui lui a dit: va chez, dans ma famille, pour chercher une femme. Bon. Donc: Vayikra Yaakov Beer Chéva, vayélèkh Harâna. Il repart donc en Mésopotamie, en Irak, là-bas, pour chercher une femme. Hazal disent que, quand quelqu'un de grand sort d'un endroit, ça fait de l'effet.

En général, ce n'est pas intéressant de savoir... Juste devant la caméra. Juste devant la caméra, voilà. En général, ce que la Torah raconte, ce sont les gens là où ils vont. On ne raconte pas d'où ils sortent. D'où ils sortent, c'est là où ils étaient cinq minutes avant. On n'a pas besoin qu'on nous raconte d'où ils sortent. Le fait que la Torah nous raconte que Yaakov est sorti de Beer Chéva, c'est pour nous dire que quand il est sorti de Beer Chéva, ça a fait des effets. Et ça, c'est une chose qui est vraie même aujourd'hui. Moi, je me rappelle, j'habite depuis un moment...

En face d'une maison, quoi, à côté de la maison du Rav Nechayaou, zatsal. Quand le Rav Nechayaou est sorti de sa maison pour aller à l'hôpital, on avait l'impression qu'il n'était plus là. Enfin, il reste encore quelque chose de lui, même maintenant. Quand on passe à côté de sa maison, les gens qui l'ont connu ont comme ça des rachamim qui ressortent. En face d'une dema. Donc le fait qu'avec quelqu'un de grand, quand il est à un endroit, il est tout le temps là. Et quand il part, tout d'un coup, ça fait quelque chose. Ok ?

Et Yaakov, nous, c'est ce qu'on venait de dire: Yaakov et Beer Chéva. Quand Yaakov est sorti de Beer Chéva, tout le monde s'est rendu compte qu'il y avait un très grand vide à Beer Chéva. Et les grandes personnalités, quand elles sortent, disparaissent, ça fait un très grand vide dans l'histoire. Quand Yaakov a quitté Beer Chéva, j'imagine tous les gens autour, qui vivaient avec la lumière de Yaakov, avec la bracha de Yaakov, peut-être avec l'enseignement de Yaakov, je ne sais pas. Tout d'un coup, il n'y a plus personne. Un grand vide. C'est bon.

Comme ceux qui ont eu la chance de connaître de grandes personnalités, ils connaissent ça. Donc: Vayifga bamakom. Il va à Harân. Vous vous rappelez Harân, c'est là qu'Avraham est devenu... Ok ?

Donc vayifga bamakom, il était en train de marcher, et tout d'un coup le soleil se couche. Le midrash nous dit que le soleil est tout d'un coup descendu très vite. C'était à l'époque, avant l'électricité. Quand il faisait nuit, les gens s'arrêtaient de marcher, parce qu'on n'avait plus rien. Ok ?

Donc le ciel, tout d'un coup, quand c'est le midrash, il est descendu, et donc il y a... Bon, écoute, il faut que je m'arrête. Il a rassemblé des pierres autour de lui, on va voir après pourquoi. Il va choisir un endroit pour dormir. Et pourquoi HaKadosh Baroukh Hou a fait ce miracle, avec toutes ces histoires de soleil et tout ça, à votre avis ? Parce qu'il voulait qu'il s'arrête dans cet endroit-là. Et cet endroit, c'était quoi ? C'était un endroit de Rabbanout.

À Montréal ? L'endroit le plus kadosh du monde, l'endroit le plus saint du monde. Et ils voulaient qu'il s'arrête là-bas. Même s'ils étaient peut-être encore... Quoi ? Nahran, là-haut, c'est Yerouchalayim. L'endroit où Ha'Shem, il y avait Akédat Yitz'hak aussi. Donc un endroit déjà prédestiné à ce que se passent de grandes choses. Yaakov va décider, enfin, il n'a pas décidé, en fait on a décidé pour lui de s'arrêter ici. Il va s'arrêter, il va rassembler des pierres, tout ça, il va s'installer pour dormir.

Et là, il va y avoir le rêve dont on va parler, Soulam, Yaakov, les anges qui montent, et Soulam vers l'après-midi. Juste deux mots. Il y a quelque chose que j'ai lu dans Rachi, et on a vu, juste dans l'Ouperchat, j'ai toujours eu un problème avec ça. Il y a marqué comme ça, vous vous rappelez ? Vayikah min ha'avanim, vayassèm mérachotav, vayichkav bamakom hahou. C'est-à-dire qu'il a mis des pierres autour de sa tête. Rachotav, disons que c'est la tête, ok, c'est un pluriel. Et on se dit...

Attends, pourquoi la tête ? Le reste du corps, qu'est-ce qu'il a, qui a rapport ? Il a marqué vayassèm mérachotav, et Rachi nous dit qu'il a fait une sorte de gouttière, quelque chose qui était tout autour de sa tête, pour le protéger des animaux, des bêtes féroces pendant la nuit. Il a mis des pierres autour de sa tête, des grosses pierres comme ça, autour de sa tête. Alors on se dit...

C'est quoi, ces histoires de pierres ? Ça ne protège pas trop. Ça m'a rappelé que quand on est à l'armée, par exemple, on doit toujours orienter son lit vers la sortie. C'est-à-dire que si quelqu'un arrive vers vous, quand vous dormez, il rencontre vos jambes, et après il rencontre votre tête. Ok ? Non, c'est-à-dire qu'on est orienté vers... on regarde la sortie. On est comme ça.

Et ça permet, si quelqu'un arrive, eh bien, tu as le temps... Il ne t'attrape pas par derrière, c'est ce qu'on voit. J'ai pensé, quand j'ai vu ça, que c'était peut-être la même chose. Que Yaakov, ce qu'il a fait, c'est qu'il s'est dit: si une bête féroce arrive, je vais la voir arriver, j'aurai le temps de me lever et de l'éclater. Surtout qu'on a vu que Yaakov est très fort. Et si elle l'attaque juste par derrière, là, j'aurais peut-être plus de mal. Donc il …

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