Le Roi Yerovam et le cadavre de la déchirure
Le prophète Ahiya annonce la chute de la dynastie de Yerovam ; le faux prophète enterre le vrai avec honneur.
Rav Rony Akrich
Ensuite : La tefila de Salomon : justice sociale et rencontre avec Dieu, 1 h 06
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Donc, vous vous rappelez que ce lion, qui représente Yehouda, est d'un côté, et que de l'autre côté il y a l'âne. Je prétends que l'âne représente la matière d'Israël, c'est-à-dire ce royaume en quête de réussite sociale, militaire, politique, etc. Et le cadavre au milieu. Bien sûr que le cadavre est au milieu.
Comment ne pas comprendre que le cadavre est au milieu, si ce n'est… J'ai rappelé ton nom il y a un instant. J'ai dit: Yoshua, le sagouin n'est pas là. Mais j'ai rappelé ton nom, l'étova. On dit « le cadavre » parce que véritablement, la déchirure au sein d'Israël, entre Yehouda et Israël, n'est autre qu'un véritable cadavre. À partir du moment où la déchirure se déroule, à partir du moment…
… vous n'êtes plus le nombre entier de ce un dont nous parlions précédemment. Ou tout simplement, lorsqu'il y a divorce, le cadavre qui gît entre le et la divorcée, c'est le cadavre de l'amour. C'est clair jusqu'à maintenant ? Ce n'est pas très compliqué, mais c'est pour nous dire, bien entendu, que nous étudions le Tanakh dans le cadre de l'historiosophie du Tanakh, c'est-à-dire d'essayer de tirer les leçons de sagesse de l'histoire.
Et bien, aujourd'hui, nous entreprenons le chapitre 14. Peu importe que nous réussissions ou non à faire durant toute l'année l'ensemble des chapitres de Melachim, qui sont très nombreux. Mais, bien entendu, après avoir vu, j'espère, peut-être 17, 18 chapitres, nous aurons une appréciation, à travers ce minimum, de ce que représente l'ensemble, bien entendu.
Donc, l'histoire est que le faux prophète a pris le cadavre, il l'a emmené pour l'enterrer de manière honorable. Il dit même à ses enfants: vous vous rappelez le faux prophète ? Quand je mourrai, enterrez-moi avec lui. Très important. D'ailleurs, il fait une oraison funèbre sur le vrai prophète. Vous m'aviez posé la question: est-ce que le faux prophète est en train de faire techouva, vous vous rappelez, c'est-à-dire de trouver des réponses à ses questions, de vouloir s'en retourner du chemin qu'il avait suivi, et donc, en fin de compte, de faire un repentir ? Je ne sais pas, je ne sais pas. Je vois l'action du faux prophète, qui est de prendre le cadavre, de l'enterrer, de faire l'oraison funèbre, et de dire: eh bien, lorsque je mourrai, enterrez-moi avec lui.
La malédiction du vrai prophète se réalise. Il n'est pas enterré avec ses pères. Il est enterré à Bethel, il n'est pas enterré à Jérusalem.
Alors, voyons maintenant le chapitre 14. C'était pour vous donner d'abord, à vous qui suivez les cours, et à nos chers amis qui sont nos invités, hier et aujourd'hui, une toile de fond. Ba'et Ha'hi, chapitre 14, verset Aleph. Ba'et Ha'hi, Khala Aviya ben Yerovam.
Et voilà, nous revenons avec nos caméras au palais du roi, et nous voyons ce qui s'y passe, en tout cas ce qui s'y trame, étant donné la situation dans laquelle nous nous trouvons. Car n'oublions pas qu'à l'origine, le prophète venu de Jérusalem n'est pas venu pour faire du tourisme en Samarie. Il est venu dire à Hachem que rien ne va plus.
Et vous vous rappelez certainement pourquoi. On va en parler dans un instant, mais le fait qu'il ait été nommé roi d'Israël l'engage à des clauses de comportement, à des clauses d'idéal, bien entendu, c'est-à-dire des clauses d'idéal. Beit Ha'hi'na Avia, ben, on apprend que le fils de Yerovam s'appelle Avia.
Je vous révèle un secret: son second fils s'appelle Nadav. Quelqu'un peut me dire, quand je dis qu'il a nommé ses enfants Nadav et Avia, ce que cela peut vouloir nous faire entendre, ou surtout, ce qu'il avait voulu se faire entendre lui-même ?
— Deux ?
— Oui, c'est-à-dire qu'il se prend pour qui ? Pour le père ?
— Aaron.
— Voilà. Nadav et Avihou, ce sont les enfants d'Aaron. Aaron, quel est son rôle ? Le prêtre, c'est-à-dire le maître du sacerdoce. Qu'est-ce que vous entendez ici ?
— Il a fait meurtre, alors ?
Qu'est-ce que vous entendez ici ? Lorsque Yerovam est devenu roi d'Israël, c'est lui qui a fait l'autel, l'autel a eu, bien entendu, c'est lui qui fait le sacrifice. C'est donc que cet homme voulait se faire passer pour... ?
— Pour l'aider ?
— Absolument, c'est ça, il a raison. C'est-à-dire être le représentant du pouvoir sacerdotal et du pouvoir royal.
Et comment considère-t-il le prophète ? « Attrapez-le ! Lapidez-le ! » Je ne peux pas avoir quelqu'un qui vienne remettre en cause ici la position que j'occupe. Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous. Les opposants sont toujours mis en geôle. Parce qu'il faut éviter toute remise en question des pouvoirs.
Bon, Ba'et Ha'hi, en ce moment-là, Khala, il est tombé malade, le fils de Yerovam. Bon, ça arrive même dans les meilleures familles. Khala Aviya ben Yerovam, verset 2, oui. Ah, ben, parce que dans Divré Hayamim, c'est marqué, dans les Chroniques. À chaque fois qu'on a un problème dans les Rois, à l'époque des rois, on va voir Divré Hayamim, les Chroniques.
Il est donc marié, et bien marié. Koumi-na. Moi, j'ai Koumi-na. Lève-toi, s'il te plaît. Na, c'est « s'il te plaît ». Ana, Hachem, yoshi'a na... Ana, c'est la grâce éternelle.
Délivre-nous, s'il te plaît. Je vous donne juste une parenthèse que j'avais entendue de la bouche même du Rav Mordechai Eliyahu, zecher tsadik livrah. Quand tu demandes à l'Éternel... il a dit, c'est quand on l'entend, pas quand on l'écrit. C'est comme cette viande qui n'est ni trop cuite, ni pas assez cuite. C'est-à-dire qu'au moment où tu délivres Israël, la viande est na. C'est-à-dire quoi ? Entre deux. Au moment où la délivrance vient, mes enfants ne sont ni zakai, ni hayav, ni condamnables, ni, comment dire, louables. Ils sont entre les deux. Eh bien, voilà. Fermez la parenthèse.
Et donc, il dit ici à sa femme: Koumina, lève-toi, s'il te plaît. Il y a bien sûr une ordonnance royale. Le na ici, c'est la déférence. Ve'hitchanit, ma zé ve'hitchanit, change-toi. En clair, ça veut dire quoi, hitchanit ? Déguise-toi. Déguise-toi. Hitchanit, c'est « change-toi ». Ne sois pas toi. Donc, ve'lo yada'ou kia at Yerovam, la confirmation.
Et ils ne sauront pas que tu es l'épouse du roi Yerovam. Ve'halakht Shilo, et tu iras à Shilo. Avant que je continue, qui habite Shilo ? Non ? Non ? Pas Shilo. Qui a promis à Yerovam qu'il serait roi ? Vous avez oublié comment il s'appelle ? Le prophète qu'il rencontre en chemin, alors qu'il est vagabond, qu'il s'enfuit devant Shlomo.
Achia, Achia, Achiloni. Achia, qui habite la ville de Shilo. Et il lui dit: lève-toi, prépare-toi, déguise-toi, et va vers Shilo. Ve'tesh tirvam ve'alakh Shilo. Ine Shilo, Achia... Achia habite, Achia, navi. Oudiber alay lemaler ala amatse.
Lui, c'est lui, ce Achia de Shilo, c'est lui qui m'a dit un jour, quand je n'étais qu'un vagabond, qui m'enfuyais de devant le roi, qui m'accusait de crime de lèse-majesté: c'est lui qui m'a dit, toi, l'Éternel a décidé de te …
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