Parachat Bamidbar (19/05/15)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Bamidbar (20/05/14), 1 h 04
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Nous avons affaire à la paracha, la première paracha, qui parle de ce qui se passe dans le désert. Aujourd'hui, on va aborder plusieurs thèmes. Il y a d'abord le désert. Pourquoi le désert ? On va expliquer. Qu'est-ce qui se passe dans le désert ? Pourquoi doit-on passer par le désert ? Qu'est-ce qu'il y a de bien dans le désert ? Qu'est-ce qu'il y a de pas bien dans le désert ?
Et HaKadosh Baroukh Hou a décidé de nous faire passer par le désert. Deuxième question: on va essayer de parler de ce qui serait arrivé si nous n'étions pas passés par le désert et que nous étions entrés en Erets Israël directement. Cela nous ramène au Matane Torah, puisque cette semaine nous avons Chavouot. On va donc parler, entre parenthèses, du don de la Torah.
On va aussi parler des Lévi'im. À quoi servent les Lévi'im ? Pourquoi a-t-on besoin des Lévi'im ? Quel est le rapport entre les Lévi'im et les Kohanim ? Pourquoi les Lévi'im se trouvent-ils là ?
On va parler de pourquoi, dans la Torah, on entre à l'armée à vingt ans. Pourquoi vingt ans, et pas dix-huit ans, ni vingt et un ans ? Il y a là un point important: ce n'est pas stable, la Torah dit que c'est à partir de mi-ben esrim vé-ma'ala, c'est celui qui sort pour l'armée, vingt ans ou plus. Pourquoi vingt ans ? On va voir.
Et on va parler du concept du drapeau. Dans notre paracha, les enfants d'Israël vont s'organiser pour une longue marche, et ils vont marcher avec des drapeaux. Pourquoi ? À quoi servent ces drapeaux ? Pourquoi n'y en a-t-il que vingt ? Qu'est-ce que le concept des drapeaux au ? Et pourquoi ont-ils voulu un drapeau ? Parce que ce sont eux qui demandaient les drapeaux.
Voilà le thème que je voudrais aborder. Ensuite, il y en avait d'autres, qu'on avait chez nous. N'hésitez pas, oui, un nouveau thème ? J'écoute.
— Dans les lois du désert, pourquoi n'est-on pas passés directement aux lois du désert, et ensuite expliquer ce qu'on avait fait en Erets Israël ?
Le Vayikra, le Vayikra, pourquoi… Bon, c'est Vayikra, Bamidbar. Vayikra traite essentiellement de la goucha individuelle de l'homme, et de ce qu'il faut faire pour être un ben juif, un bon juif. Bamidbar va traiter d'abord du rassemblement du peuple, puis des crises successives que nous allons traverser dans le désert, et de leur résolution. Il y a un ordre dans les crises: elles commencent à l'intérieur, puis s'étendent jusqu'à ce qu'on arrive aux nations.
Chaque crise a son importance, et chaque crise aura une influence sur le destin d'Israël, sur le temps que nous allons rester dans le désert, et sur tout le reste. On a donc commencé par construire l'individu, et après on passe à la collectivité. C'est là l'idée de Bamidbar. On commence déjà par parler de…
Une autre question: je peux parler du désert. Qu'est-ce qu'il y a de bien dans le désert ? Vous connaissez tous l'histoire…
HaKadosh Baroukh Hou a donné la Torah sur le Sinaï, qui était bas, parce qu'il est humble; le Sinaï devait être humble, et comprenez-le bien. C'est une dracha que l'on raconte, même dans les synagogues en France. Moi, je crois que depuis l'âge de quatre ans jusqu'à l'âge de dix-sept ans, j'étais en France, malheureusement, et j'ai dû l'entendre vingt fois. Pour vous dire…
Bon. Oui, vas-y. — C'est ce qu'il dit: il s'est rabaissé, il aurait pu être grand, et tout ça. Oui, bon, d'accord.
On va expliquer. D'abord, être anav, être humble, ça ne veut pas dire se prendre pour un fou, tordu et bête. Quelqu'un qui est grand, qui sait qu'il est grand, qui est ghibor et qui est hacham, ça ne veut pas dire qu'il dit: « En vrai, je suis bête, en vrai je suis… » Celui-là est un idiot, ce n'est pas un humble. Quelqu'un qui dit ça n'est pas quelqu'un d'humble, c'est tout simplement quelqu'un d'idiot. C'est une différence. Être bête ou être humble, ce sont deux concepts différents.
C'est comme, par exemple, la Machiah et Harry Potter. Vous vous rappelez, les gens qui mélangent les deux concepts ? Deux concepts différents. Pareil ici: ce sont deux concepts. Dans certains courants du judaïsme on a tendance à les unifier, mais en vrai ce sont deux courants différents, deux personnes différentes.
Être humble, ça veut dire: ce que tu as, tu le sais, et tu sais que c'est la vie d'Hachem. Donc tu ne t'en vantes pas. Et tu ne peux pas non plus te rabaisser sur ce que tu as. Donc, évidemment, tu es petit par rapport à Hachem.
Maintenant, David HaMelekh, le plus grand de tous les hommes de sa génération, dit: « Je suis un ver de terre et non un homme. » C'est normal, il parle devant Hachem, c'est un ver de terre. Oui. Parce que la grandeur de David HaMelekh, et c'est le mérite de David HaMelekh à Chavouot, c'est que tout ce qu'il faisait, c'était pour Amistrène. Toute son existence était pour Amistrène.
C'est quand Adam HaRichon … on lui a montré toutes les générations du futur. On lui a dit: « Voilà, qui est cette personne-là ? » Il a dit: « Voilà cette personne-là, qui est née, et qui est morte le jour où elle est née. » Il a dit: « Ah, cette personne-là, c'est David HaMelekh. » Alors Adam HaRichon a donné soixante-dix ans de sa vie. C'est-à-dire qu'Adam HaRichon est mort à neuf cent trente ans, et soixante-dix ans, il les a donnés à David. C'est-à-dire que David, tout son but, toute son existence, tout ce qu'il est, c'est pour le peuple juif. C'est quelqu'un de tellement dévoué au peuple juif qu'il dit de lui-même: « Anokhi tefila… »
Cela ne veut pas dire qu'il ne gagnait pas toutes ses guerres, cela ne veut pas dire qu'il n'était pas guibor, qu'il n'avait pas écrit les Psaumes… C'est bon ? Donc être humble ne veut pas dire être idiot.
Être humble, ça veut dire bien aimer. Oui, t'es content ? Quelqu'un, par exemple, qui est riche: grâce au fait qu'il est riche, il peut aider beaucoup de gens. Il peut aider des projets pour Erets Israël, il peut aider des pauvres, etc. Je connais des gens comme ça. Je leur demande de l'argent, de la sédaka, pour toutes sortes de choses que j'organise. Ils viennent, ils me sortent un chèque à chaque fois: mille, deux mille, trois mille. Et je leur dis: « Kol hakavod, Hachem … » Et lui dit: « Eh bien toi, kol hakavod, tu organises des choses. » Là, il lui donne la bra'a. Qu'est-ce que c'est, la bra'a ? C'est pour aider les juifs.
Donc maintenant, c'est lui qui prend ça comme ça. Alors il ne se prend pas au sérieux. Eh bien, Hachem t'a donné cela pour que tu t'en serves. Tu peux donc être content d'avoir le mérite de pouvoir aider le …
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