Peuple créé au Sinaï et Torah de la nation
Pourquoi Israël est un peuple créé, distinct des nations, et ce que la Torah exige d'un peuple sur sa terre.
Rav Yehoshoua Zuckerman
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Chalom ve maudim le Simcha. Le micro, chez Tzor Fatich, il est potable. Donc, comme le Rav David nous a enseigné, nous essayons de faire honneur à quelques valeurs dont je me souviens. Shmouel est d'une certaine façon attaché à ces valeurs. En fin de compte, c'est faire vivre son âme.
Je vais donner une certaine solidité, une certaine façon d'exprimer dans ce monde-ci. Nous sommes aujourd'hui Yom Yerouchalayim, et donc il y a un renouveau, le jour de Jérusalem. C'est quelque chose de nouveau qui, en fin de compte, est différent de Yom HaAtsmaout. Il y a des gens qui se demandent, en fin de compte, en quoi c'est différent.
Yom HaAtsmaout, nous avons eu le zekhout, le mérite d'être de ceux, de cette génération, de ces générations qui reviennent en Erets Israël, qui refont le peuple. C'est une chose en soi qu'ils voudraient aussi exercer, qui a son importance. Et en plus, il y a la guerre des Six Jours, qui nous a redonné Yerouchalayim, Har HaBayit et Yehouda veChomron.
Il semble être, en fin de compte, que ceci est une même chose, seulement il nous manquait Yericho, il nous manquait l'Est. Et même à ce point-là, nous ne comprenons pas exactement quelle est la différence entre Erets Israël et le Hara Beit. Le Rav David s'est permis de mêler le public. J'enseigne à la yeshiva, je ne suis pas habitué de parler seul. Alors, si c'est possible que…
Si je dis des choses qui ne vous plaisent pas, oubliez que vous pouvez ajouter. Il y a deux choses, en fin de compte, qui sont les valeurs d'Israël. L'une, ça va de soi, c'est la Torah. La Torah, nous l'avons reçue au Sinaï. Et au moment où on a reçu la Torah, il semblait qu'il était important que nous soyons un peuple. C'est-à-dire qu'on a dû se former en Égypte pendant quelques centaines d'années. Une fois le peuple formé, une partie de ce peuple-là, 600 000 juifs, le corps, sont sortis d'Égypte, et au Sinaï ils ont reçu l'âme. C'est au Sinaï que nous sommes nés. Au Sinaï, on a reçu vraiment la force d'être ce que nous sommes.
Donc il semble qu'il soit important que nous soyons un peuple. Et à la différence des Goyim, qui sont aussi des peuples, il y a une différence primordiale: nous sommes un peuple créé. Eux sont des hommes sociaux.
L'homme, de par sa nature, est un animal social, comme dit Aristote, Khaya Medinit. Comment on traduit en français ? On ne peut dire ni bête ni animal. De toute façon, ce sont des gens qui ont la possibilité d'être sociaux. Et quand ils s'unissent sur un territoire, le Rambam, Moshé ben Maïmon, — Nakhma dit, le Rambam nous enseigne au Vayikra 18-25 qu'il y a soixante-dix princes des nations dans les cieux. Chacun a une certaine terre sur laquelle il a la gouverne, et c'est donc celui qui donnera à la végétation ce qu'elle va être, une certaine flore, une certaine forme, d'autres personnalités aussi, d'êtres humains, et donc ça forme une nation.
C'est-à-dire que, petit à petit, du fait qu'ils sont assemblés sur un même sol, ça devient soixante-dix nations. Comme le verset le dit clairement: quand Dieu va faire les Goyim, c'est en leur donnant nakhala, en leur donnant une terre, un héritage. Le prince des nations, que ce soit Sar Yavan, Sar Mitzrayim, Sar America, Sar Anglia, ce ne sont pas des forces qui créent. Ce sont des forces spirituelles qui influencent et qui donnent certaines valeurs à ceux qui habitent sur leur territoire.
Alors qu'au Sinaï, Dieu nous a créés. Dieu nous a créés peuple. Ce n'est pas que l'assemblée des individus va devenir peuple, mais Dieu nous a créés peuple. Comme dit le verset de Tehillim 102: Am nivra yehalelya. C'est-à-dire que le juif a deux statuts: premièrement, le fait qu'il est juif, qu'il est peuple, et deuxièmement, il est individu personnel.
Alors que les Goyim, ils ne sont que des individus, mais quand même pas des animaux. Ils parlent, ils ont l'intellect, ils ont la possibilité d'être dans le spirituel, et quand ils s'assemblent sur une terre, ça devient leur chose commune. Cent ans, deux cents ans, ils ont une histoire, une culture, une langue, etc. Un Goy qui ira de l'endroit où il habite, en France, il ira en Amérique, il est américain. Je n'ai jamais entendu que les Goyim ont un exil. C'est-à-dire qu'ils ne sont pas peuple sans leur terre.
Alors que nous sommes des juifs, un peuple sans une terre, sans une histoire commune pendant 1800 ans, sans une langue. Nous voyons très bien que chacun a une certaine personnalité. Je n'ai jamais entendu qu'on dise un Anglais hollandais, ou un Roumain qui est français, bien qu'il soit juif. Nous dirons un juif polonais, un juif marocain, un juif turc. C'est-à-dire que notre nature est peuple. Étant sur les terres des autres, on est influencé, et on devient comme on voit. Un hakham séfarade étudiait autrement qu'un hakham ashkénaze. Il y a des minhaguim d'Italie qui sont différents de ceux de Mogador, etc. C'est-à-dire qu'il y a une question de peuple.
Donc il y a deux choses qui sont importantes chez nous: le peuple. Et quand on est en dehors d'Israël, on est appelé les ossements desséchés. Comme ça, Yehezkel 36 indique ce qu'est le peuple: il n'y a pas de peuple qui a une vie. Quand nous sommes assemblés, en minyan, le simple fait de s'assembler nous donne la sainteté. C'est-à-dire que, quand les juifs s'assemblent, il y a l'immanence divine parmi nous.
Il faudrait donc comprendre quel est le renouveau de cela. La Guemara de Sanhédrin 57 dit: celui qui donne une gifle à un juif, c'est comme s'il donnait une gifle à la Chekhina. Donc, quand vous êtes fâché contre un conducteur sur la route, s'il est juif, il faut savoir comment lui parler. C'est halakha. C'est halakha. Il faut savoir que, quand on parle à un juif, on parle à la Chekhina. Pourquoi ? Car un juif met au mot d'un juif une Française au nom d'un homme.
S'il est influencé sur le territoire de ce prince des nations, il peut devenir ce qu'il peut devenir. Mais il peut changer. Cela, ce n'est pas sa nature. Je ne sais pas si les choses sont claires. Hachem. Excusez-moi. Vous venez d'où ?
— Avant…
— Votre… Algérie ?
— Algérie.
— Et vous êtes maintenant à Jérusalem. Vous comprenez ?
Alors que si un Goy italien va en Amérique, après deux, trois générations, pendant la Seconde Guerre mondiale, il a tué les Italiens, car il est américain. Il avait des origines il y a deux, trois générations avant. Alors que chez nous, à la Première Guerre mondiale, les juifs tiraient en l'air, peut-être en face il y a un juif. D'accord ? C'est-à-dire qu'il y a cette région.
Maintenant, vous nous demandez, clairement: alors, qu'est-ce qu'on n'a pas besoin de terre ? Il y a un érudit juif, Avraham Yehochoua Heschel, qui a écrit un livre, Le Bâtisseur des temps. Et toute …
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