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David, Adonia et la succession de Shlomo

Comment Nathan et Bathsheva font confirmer la promesse de David et pourquoi Adonia s'enfuit.

1 h 01

Rav Rony Akrich

Ensuite : Salomon, l'or et le pouvoir : richesse et déclin royal, 1 h 00

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov, Boker Tov. J'étais aussi désolé que vous pour les shiurim qu'on n'a pas pu avoir, vu ma santé déficiente. Mesirat Hachem, j'espère que… Enfin, sachez que j'ai un cœur qui bat la chamade, donc on fait avec. Et quand on peut, on est là. On avait vu David, la présence de la Shounamite.

## Adonia et le précédent

Et puis surtout, bien entendu, ce moment épique où Adonia décide de prendre les choses en main, d'essayer de s'auto-couronner, sans même en référer à son propre père. C'est-à-dire que, d'une certaine manière, par son action, il crée un précédent de lèse-majesté. Yoav le suit, le grand prêtre également.

La chose est sue de Nathan, le prophète, qui reste fidèle à David HaMelekh. Il fait intervenir Bethsheva d'abord, la mère de Shlomo et la femme favorite de David. Puis lui-même entre, afin de rappeler, après le propos émotionnel de Bethsheva, la promesse concernant la succession de son fils.

Le propos prophétique, c'est-à-dire le porte-parole divin qui vient signaler à David qu'il est lié, bien entendu, par une promesse, c'est-à-dire aussi par le fait que la volonté de l'Eternel fut que… Voilà.

Je vous ai dit que les premières semaines, avant que je sois malade, ont été un peu plus lentes pour vous permettre de mieux rentrer dans le texte. On va traverser des choses plus rapidement, et non moins profondément. Vous avez le Tanakh ouvert. Vous allez apprendre à avancer avec moi au rythme des versets que je cite, et suivre. Rappelez-vous, vous êtes au chapitre 1, verset 29. Quand je change de chapitre, je vous le dirai. On ne va pas plus loin que le chapitre 2, mais là nous sommes au chapitre 1, au verset 29. La prochaine fois, je dirai 29-30, après je dirai 32-33, etc. Si vous préférez que je le dise en hébreu, je le dis en hébreu: Alef Bet ou Alef Guimel plutôt que 22 ou 23. C'est à vous de choisir.

Il y a donc la promesse que nous allons voir ici, après que David et Bethsheva sont intervenus auprès de lui. Je vous rappelle Bethsheva dans l'émotion qui est la sienne, et Nathan dans la prophétie qui est la sienne. Il y a deux niveaux d'intervention: un niveau humain et un niveau divin. Il y a une promesse faite par David à Bethsheva en tant que femme, en tant qu'épouse. Et que fait-on avec la promesse de l'homme ?

Il y a une promesse qui a été faite par David à Bethsheva, mais qui a été légiférée, qui a été, comment dire, acceptée a posteriori par l'Eternel, puisque Nathan, le prophète, va intervenir auprès de David dans le livre de Chmouel pour lui dire que c'est également la volonté de l'Eternel. Nous allons maintenant voir le verset 29-30.

Essayez tout de suite de comprendre ce qui est dit. Vayichba hamelekh vayomar: Haï Adonaï, asher padah et nafchi mikol tsara. Vayichba hamelekh, cela veut dire que le roi jure, qu'il promet. Vayomar: Haï Adonaï, au nom de l'Eternel vivant, asher padah et nafchi, qui m'a sauvé, qui m'a racheté, mikol tsara, de toutes les détresses que j'ai traversées durant mon existence. Verset 30.

La suite: Ki kaasher nishbati lakh, car, comme je te l'ai promis, on imagine, entre guillemets, toi, ma bien-aimée, ma tendre: nishbati lakh badonaï Elohei Yisraël. Je ne te promettais pas simplement comme une promesse, je te promettais au nom de l'Eternel, maître de l'histoire, Elohei Yisraël. Les mots, afin de dire…

Nous avons là une promesse réitérée. Après avoir entendu Bethsheva, après avoir entendu Nathan, il y a, de la part de David, une décision qui n'a plus rien à voir avec celle du deuxième livre de Chmouel, mais, dans le premier livre des Rois, la confirmation, l'entérinement de la promesse qui fut la sienne.

Nous allons voir le verset 34. Il est écrit: Vemashahô cham Tsadok haKohen. Le verbe, c'est oindre, en français, O-I-N-D-R-E. D'ailleurs, le mot Machiah ne veut pas dire le Messie, mais celui qui est loin. Pas loin de quelque chose, mais loin, avec l'apostrophe, puisque c'est le verbe oindre. Vemashah cham Tsadok: Tsadok le Kohen va oindre Shlomo, parce que, apparemment, cette fois-ci en tout cas, David est en train de réitérer et d'entériner sa promesse, et il faut que les choses se fassent maintenant.

Oumachar, c'est un présent. Oumachar, otô, cham, Tsadok. Cela veut dire que Tsadok, le Kohen, est là, et que Nathan le Navi est présent. Ce ne sont pas seulement le Kohen, c'est-à-dire le fonctionnaire de l'Eternel, mais aussi le prophète de l'Eternel qui sont présents.

Le roi sur Israël, comme roi pour Israël. Outeqa'ou shofar, vous avez sonné du shofar, vaamrou yehi hamelekh Shlomo, que le roi vive, bien entendu. Il y a ici une ordonnance de couronner Shlomo, le même jour, sans plus attendre. Que veut faire David en ordonnant que ce soit ce jour-là ?

Il promet à Bethsheva que Shlomo sera couronné. Que veut-il prouver ? Il dit: non. C'est ce qu'il dit: qu'il n'a qu'une parole. Mais pourquoi avoir besoin de prouver qu'il n'a qu'une parole ? Qu'est-ce qu'il fait en faisant cela ? Non seulement il prouve qu'il n'a qu'une parole, mais il fait plus que cela. Qu'il n'a qu'une parole, c'est ce qu'il dit. Mais dans ce qu'il ne dit pas, il y a un sous-entendu. Ça, j'ai compris. Ça, c'est ce qu'il dit, le texte est clair.

Je vous ai dit que lorsque vous étudiez le Tanakh avec moi, vous entendez la lettre noire, qui est le dire, mais vous devez comprendre le blanc, qui est le non-dire. Qu'est-ce que David ne dit pas ici, mais que nous entendons à travers ce que je viens de lire ? Dieu n'a qu'une parole, non. Restez autour de David. Avalez le sous-entendu ici. Je veux que vous compreniez.

Il n'a pas parlé tant que Bethsheva parlait, et il n'a pas réagi tant que Nathan parlait. Une fois que Bethsheva et Nathan ont terminé, nous sommes à l'écoute de la réaction de David, ameler. « C'est toi que j'ai choisie, quand j'avais promis au nom de l'Eternel de choisir ton fils pour régner à ma place, et nous allons le faire maintenant. » Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que non seulement je dis ce que je dis, je ne manque pas à ma parole, bien entendu, mais surtout que ma parole d'antan n'est pas moindre, ou manquante, à ce que je viens de décider.

D'une certaine manière, il vient dire à Bethsheva et à Nathan: « J'ai bien entendu ce que vous m'avez dit, mais vous vous êtes, comment dire, bien avancés, car même si vous n'étiez pas venus, mon idée n'était pas de… » Comment dire ? De décharger Shlomo du rôle que j'avais prévu pour lui.

Le non-dit ici, c'est que David, dans l'expression qui est la sienne, de l'immédiateté, de la soudaineté de la réaction, fait preuve non seulement de sa décision royale avant de mourir, mais il vient nous faire entendre aussi que lui n'a pas changé, puisque vous avez entendu son …

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