Le jour de Kippour à l’epoque du temple
Rav Yossef David
Ensuite : Le Kippour : le service du Kohen Gadol et la sortie du Kodesh HaKodashim, 51 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Béroukh Habaï. Aujourd'hui, nous allons parler de Kippour. Nous allons expliquer la différence entre le Kippour que l'on connaît aujourd'hui, qui se passe essentiellement à la synagogue, et le Kippour de l'époque du Temple, où il y a une personne qui travaille en permanence: le Kohen Gadol. Lui passe son temps à travailler, il ne dort pas pendant une journée et demie. Nous, essentiellement, ce que nous faisons, c'est regarder. Nous ne sommes pas très actifs ces jours-là: on applaudit, on regarde, on est contents. À l'époque, c'était le Kohen Gadol qui faisait tout le travail.
Nous allons donc expliquer les différences. Nous allons voir les différents types de mitsvot et de avérot: les mitsvot qui n'ont pas été accomplies et les avérot qui ont été commises. Et nous verrons en quoi Kippour permet de te pardonner, ou pas. Nous allons voir les différences entre ces mitsvot.
Et il y a quelque chose d'impressionnant: à l'époque où il y avait le Beit Hamikdach, vous allez vous rendre compte que même celui qui a commis des avérot assez graves est pardonné, grâce au bouc émissaire, au Seïr LaAzazel. C'est incroyable. On va dire: attends, cet homme est dans sa chambre, il n'a fait aucune techouva, rien du tout, et tout d'un coup on voit qu'il est quand même pardonné. C'est une chose qu'il va falloir expliquer. Nous allons expliquer ce concept de bouc émissaire, de Seïr LaAzazel, une expression qui a été reprise en français.
Cela vient de ce bouc, Seïr michtaléah, c'est la traduction. Non, on verra qu'il s'agit d'un vrai pardon. On va voir ce qui est écrit à ce sujet. Là, j'ai trouvé quelque chose qui ressemble à un stylo, si quelqu'un en a besoin. Vous avez des feuilles ? Chacun a une feuille ? Donnez, donnez une feuille. Il n'y a pas de feuille ? Donnez une feuille. Alors, on va commencer, si vous voulez bien, par lire rapidement les chapitres…
Deux: les halakhot qui concernent la techouva dans le Rambam. Nous allons d'abord voir la différence entre le moment où il y a le Temple et le moment où il n'y a pas de Temple, et comment, là encore, il y a une différence dans le fait d'être pardonné. Je sais qu'il faudra expliquer, parce que si l'homme est responsable de ses actes, pourquoi serait-il pardonné alors qu'il n'a pas fait sa techouva ? Vous comprenez ? C'est un thème que nous allons devoir voir. Oui, mais à la base, le péché a bien été accompli dans l'acte.
Et les personnes qui n'ont pas fait la techouva, théoriquement, ne devraient pas être pardonnées. Bon, nous allons expliquer la différence entre la situation où il y a le Temple et celle où il n'y a pas le Temple, pourquoi celui-là va être pardonné et les autres vont devoir attendre. Nous lisons donc dans les halakhot concernant la techouva, le début, le premier chapitre. Je lis directement en français, mais tout le texte que vous avez en face de vous est en hébreu, d'accord ? Je vois que ton texte est un peu… l'imprimante, elle est un peu… Ah oui ? Bon, d'accord.
« Toutes les mitsvot qu'il y a dans la Torah, qu'il s'agisse de commandements positifs ou de commandements négatifs, si un homme les a transgressés, qu'il les ait transgressés volontairement ou involontairement, eh bien, le jour où il doit faire techouva et revenir de sa faute, il a l'obligation, obligation de la Torah, d'annoncer, de confesser, d'avouer cette faute devant HaKadosh Baroukh Hou, comme il est écrit:
Ich ou icha — un homme ou une femme qui ont commis telle ou telle de toutes ces fautes — eh bien, ils devront l'annoncer, se confesser devant Hachem des fautes qu'ils ont commises. » C'est ce qu'on appelle aujourd'hui le vidouï, la confession du vidouï. Le mot est mal traduit en français, d'une manière que je n'aime pas du tout: « confession ». Mais c'est la traduction qu'on peut en donner. Seulement, « confession », ça fait un peu paroisse, un truc comme ça.
Vous voyez que, dans la Torah, celui qui fait une confession sans avoir fait de techouva ne sert à rien, a priori, d'accord ? Contrairement au christianisme, où le gars dit: « Moi, écoutez, j'ai tué dix personnes, mais je me suis confessé, donc tout va bien. » Donc c'est n'importe quoi. Oui, bien sûr, tu peux l'acheter ! Avec une carte de crédit, pas de problème: tu mets un truc et il te signe un papier comme quoi c'est bon. Et même, et même, encore: même si tu n'as pas fait ça, le jour de ta mort, le gars vient et on le confesse.
Il dit: « Voilà, je regrette », ou même pas, il dit juste ce qu'il a fait. Non, non, non, ce n'est pas une vraie techouva. La techouva, c'est prendre sur soi d'arrêter de le faire. Donc la techouva est très différente de la confession dans le monde chrétien. La confession, c'est un acte, et nous allons voir en quoi il est différent des autres actes. Si vous voulez noter, il y a quatre parties dans la techouva.
Il y a hakara, c'est-à-dire reconnaître que j'ai commis une faute. Il y a harata, le regret. Tu ne peux pas retenir tout ce que je dis, je vais donner deux cents informations. Derrière, derrière, ce n'est pas grave. Pardon, excuse-moi, je t'envoie la feuille. Donc: reconnaître la faute, regretter la faute, avouer. Oui, regretter, c'est-à-dire que tu regrettes. Non, il faut avoir… Non, reconnaître, c'est hakara, c'est savoir que tu l'as fait, d'accord ?
Tu te souviens, tu dis: « Ah, hier, j'ai fait une bêtise, j'ai fait ça et ça. » Je regrette. Ensuite, tu vas annoncer à la personne à qui tu as mal parlé: « Tu sais quoi, je regrette, je t'ai mal parlé. » Et la dernière partie, kabbale, c'est prendre sur soi de ne plus le faire. D'accord ? Ce sont les quatre parties de la techouva. D'abord, on connaît la faute. On dit peut-être « connaître » plutôt que « reconnaître ». Deuxième partie: on regrette. Troisième partie: on annonce, on confesse, on avoue. Quatrième partie: on prend sur soi et on ne recommence pas.
Parce que vous comprenez bien que si ce n'est pas la dernière partie, tout ce qu'on a dit était une blague. Vous êtes d'accord ? Bon, je regrette, mais demain je recommence, d'accord ? — Oui ? Kevin ? — Le vidouï, c'est l'aveu, d'accord ? Et prendre sur soi de ne plus le faire: c'est dire, bon, maintenant je ne recommence plus. Ce n'est pas seulement avouer que tu as mal parlé à quelqu'un. Tu dis: « Voilà, j'avoue, je t'ai mal parlé, je regrette. » Et ensuite, il faut dire… il recommence… eh bien, là on va le recommencer, il faut refaire, tu vois ? Il faut refaire, tu vois.
Mais quelqu'un qui dit: « Voilà, je regrette, j'ai mal parlé », et qui, le lendemain, parle encore plus mal… Bon, là il manque …
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