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Paracha Massei (23/07/14)

42 min

Rav Yossef David

Ensuite : Paracha Massei (26/07/11), 1 h 04

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Paracha d'actualité, puisqu'elle va nous parler un peu de la guerre que le peuple juif mène en ce moment contre Amalek, son voisin. Voici donc les étapes du voyage des enfants d'Israël, sortis d'Égypte, conduits par Moshe Rabbénou.

On a vécu quarante ans dans le désert, et sur ces quarante ans, on est pratiquement tout le temps restés immobiles. Combien de temps ? On a environ trente-huit ans et demi où l'on est au même endroit. HaKadosh Baroukh Hou, quand il nous a fait voyager dans le désert, aurait pu nous faire bouger tout le temps, puisque de toute façon on était condamnés à rester quarante ans. Il aurait pu nous faire marcher. C'est à la fin de la paracha Chela'h: à Ritma, normalement, là-bas, on est restés.

Peut-être qu'on a encore avancé: on était partis de, et on a envoyé les mena'him, on est revenus, et on a été condamnés à rester. Donc il est resté encore trente-huit ans et demi. Et après trente-huit ans et demi, HaKadosh Baroukh Hou a reparlé à Moshe et lui a dit de sortir. C'était à Toubehav, Toubehav de la quarantième année. Là, on a déjà dit qu'on pouvait le barrer. Mais HaShem, HaKadosh Baroukh Hou, a parlé avec Moshe à peu près à cette époque-là.

Il y a donc en tout quarante et une, quarante-deux étapes qui sont énoncées dans la paracha, qui sont rappelées dans l'archive, parce que tous les noms ne sont pas exactement les mêmes noms qu'on a l'habitude. Des fois, ce sont des noms qui viennent nous rappeler des choses. Nous nous trouvons donc dans la dernière paracha du livre de Bamidbar. Le livre de Devarim commence à Sa'hrel, et le livre de Devarim, on est donc dans les derniers mois de la vie de Moshe Rabbénou. Moshe Rabbénou vient faire ses dernières halakhot, ses derniers enseignements avant de partir.

Ça, c'est donc pour les Masa'ot. Maintenant, qu'est-ce qu'il y a de positif dans les Masa'ot, à votre avis ? Parce que, vous savez, en hébreu, il y a deux mots pour dire « aller ». Il y a lalekhet et lin'so'a. En hébreu moderne, le mot lalekhet, c'est à pied, et lin'so'a, c'est en voiture. Mais il y a deux mots qui existent dans la Torah, d'accord ?

Hachem Olerchim, donc c'est Olekh, et Masa'ot, on voit que c'est le même. Donc quelle est la différence, en hébreu de la Torah, entre aller et voyager ? Ah voilà, il y a un rapport avec ça. Parfois, quand on part quelque part, quand on va d'un endroit à un autre, ce qui nous intéresse, c'est d'arriver à l'endroit. Et parfois, ce qui nous intéresse, c'est le chemin lui-même.

Ça dépend. Il y en a un qui dit: « Je vais à Tel-Aviv », et ce qui l'intéresse, c'est d'arriver à Tel-Aviv. Et il y en a un qui dit non: ce qui l'intéresse, c'est d'aller jusqu'à Tel-Aviv. Donc quand on dit lalekhet, le but, c'est qu'on arrive. Et quand on veut dire qu'on est en train de voyager, c'est lin'so'a. Non, on traduit là: lalekhet, c'est aller, l'autre c'est voyager. C'est comme ça qu'on traduit en hébreu moderne, mais l'hébreu moderne est différent de l'hébreu biblique à ce niveau-là.

Donc les Masa'ot en soi, ils nous ont fait passer d'un endroit à un autre. On voulait aller là-bas, on voulait aller là-bas. On a vu que chaque endroit a sa signification, que chaque endroit s'est passé des choses. Vous savez que la terre elle-même a une personnalité. C'est vrai partout: il y a des terres qui fabriquent des gens d'une certaine façon, ou qui fabriquent des gens différents.

C'était une des craintes des explorateurs. Vous vous rappelez, quand ils sont venus ici, ils ont vu des géants, ils ont dit: « Attends, la terre fabrique des géants comme ça, des Nefilim, des hommes de la terre. On n'a pas du tout envie que nos enfants ressemblent à ça. » Vous vous rappelez de cet argument ? Et ça, c'est vrai. C'est une intuition qui était même pressentie par Montesquieu, dans L'Esprit des lois: il disait que chaque terre correspond à certaines lois, à certains comportements. Il y a des terres qui vont fabriquer des gens chauds, qui vont avoir besoin de lois qui vont les tenir, et inversement. Pas forcément la terre au sens du sol, mais peut-être le climat aussi. Et dans les Masa'ot, il y a ça aussi.

Il y a les Parachanim, qui font des explications seulement sur les Masa'ot et sur les choses qui se sont passées là-bas. Des fois, le nom a été donné à cause de ce qui s'est passé: Kivrot HaTa'avah, c'est le nom que moi je lui ai donné, parce que les gens ont eu de la ta'avah, ils ont eu du désir. Mais des fois, le nom donne lieu à une drach. Et à part ça, on va voir dans la paracha la distribution de la terre d'Israël aux tribus. Chaque partie de terrain de la terre d'Israël a aussi ses personnalités, et ces gens qui vivent ici ont une influence.

C'est pour ça que le Yovel, par exemple, ne peut exister que si chaque tribu se trouve sur cette terre. Même si on est douze tribus, mais qu'elles ne sont pas encore chacune sur leur terre, le Yovel n'est pas en vigueur. Donc on est encore loin du Yovel. On est loin de faire le Yovel de Ra'hel. Même chez les Rabbanan, on est loin. Sur ce niveau-là, non.

Ce qui est intéressant, c'est que ça influence même les Goyim. Par exemple, moi, ceux qui connaissent les Arabes de Shrem ou les Arabes de Hévron, ce sont des Arabes différents. À Shrem, ceux qui ont gagné les élections, c'était le Fatah. Et à Hévron, ceux qui ont gagné les élections, c'était le Hamas. Hévron, c'est Yehouda, c'est un parti religieux. À Shrem, là-bas, il y a toutes les tribus les plus qui sont parties en exil, et là-bas, vous avez le Fatah, qui est un parti pas religieux.

La terre n'influence pas seulement le peuple d'Israël. Elle a elle-même sa personnalité, mais elle influence même les Goyim qui y vivent. Tu veux dire quelque chose ?

— La terre a une influence. Il y a une terre qui va te rendre plus religieux, qui va te rendre plus fort, qui va te rendre plus...

Ah, mais Am Israël, c'est Am Israël. Il y a l'influence qu'elle va donner à la terre, c'est l'influence qu'elle va donner dans son spectre, elle. Mais elle ne va pas te transformer en juif. Sinon, les Cananéens, ça aurait été des juifs, après le temps qu'ils ont passé ici. Les Cananéens, les peuples les pires qu'il y avait. Dans la terre, il y a des forces de vie, de grandes forces. Et ça peut créer des sauvages, ça peut créer l'armée israélienne. Oui, bien sûr. Mais les Arabes ont quand même certains points communs: ils aiment bien tuer, brûler, geler. Ça fait partie des traits communs de …

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