Le Livre des Juges, chapitre 10 : l'abandon d'Hachem
Le texte décrit comment Israël délaisse Hachem pour les divinités des peuples voisins, et pourquoi Hachem intervient.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Gideon interpelle l'Éternel : pourquoi les miracles ne sont-ils pas là ?, 1 h 02
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Bokèr tov, Shalom lékoulam. Sefer Shoftim, perek Yod-Alef, chapitre 11. Je croyais qu'il nous restait moins de temps, mais on a le temps de faire cette semaine, et la semaine prochaine Iftah, et de terminer en une fois ou en deux fois, on verra comment, avec Chimchon. En tout cas, il est bien évident que le personnage d'Iftah est très important. Il y a une préface à la venue d'Iftah.
Excusez-moi, vous prenez le chapitre 10, pas 11, puisque je veux vous faire la préface, ce qui prépare la venue de Iftah. On va la lire ensemble et essayer de l'expliquer pour comprendre, bien entendu, la venue de ce nouveau juge qui, après les personnages que nous avons étudiés cette année, va de nouveau être confronté à une réalité qui ne va pas cesser de nous étonner. Alors, on va la lire.
On a l'impression de relire la même chose, mais il est important d'expliquer et d'asseoir cette connaissance, parce qu'elle nous permet de mieux entendre le pourquoi du comment de l'ensemble du livre des Juges que nous étudions depuis le début de l'année. Chapitre 10, vous commencez au verset 6: Vayosifou Bné Israël la'asot ara, vayahavdou et habaalim…
Donc, premièrement, l'ouverture de ce qu'on considère comme un chapitre à part entière. Essayez de vous concentrer, même si la porte explose.
Il est clair que cette phrase, nous l'avons entendue tout du long de l'épopée des juges. Nous avons expliqué ce que nous entendions à travers cette phrase: Vayosifou Bné Israël la'asot ara. Le mot Vayosifou est ici important. Je vous demande, quand vous lisez Vayosifou, quel est le verbe que vous traduirez ici ? Oui, non.
Je ne vous demande pas une traduction littérale. Je vous demande une traduction qui va dans le sens du propos émis ici. Continuez. Vayosifou, ils continuèrent. Quand je dis « ils continuèrent », passez un tanar à notre ami à côté, chapitre 10, verset 6: ils continuèrent. Mais dans ce « continuer », il y a un sens essentiel.
C'est-à-dire qu'envers et contre tous les aléas de l'histoire qui fut la nôtre, qui nous a vus traverser des méandres très difficiles, et être sauvés de ces méandres malgré tout, voici que le texte, à chaque moment, à chaque époque de l'épopée des juges, revient d'une manière indubitable, avec le même propos. Vayosifou Bné Israël la'asot ara. Les méandres, c'est le lieu où l'on pourrait se perdre, parce que trouver son chemin est très difficile.
Pendant une heure, à se concentrer sur le texte, le reste ne nous intéresse pas. Je vous ai déjà dit, même si la porte explose. Parce que c'est grâce aux contenants que nous sommes venus acquérir que les contenus de notre existence pourront être. Quand je dis Vayosifou Bné Israël la'asot ara, nous avons déjà expliqué de quel ra nous parlons. Quel est le mal que firent les enfants d'Israël, l'un conséquence de l'autre ?
Ils ont refusé de conquérir la terre, et en conséquence de quoi des populations sont restées présentes, comme les Cananéens, parmi les enfants d'Israël. Conséquence de cette présence: l'assimilation, pas seulement probable, mais évidente, des enfants d'Israël vis-à-vis des populations, comment dire, minoritaires en Israël.
Je répète, chapitre 10, verset 6. Vayosifou Bné Israël la'asot ara, vayahavdou et habaalim veet ha'achtarot. Sept peuplades vont être expliquées. Vous les avez ici. On ne va pas les citer chacune: les Baalim, les Achtarot, les dieux d'Aram, les dieux de Sidon, les dieux de Moab, les dieux des Ammonites, les dieux des Philistins. Et où en arrive-t-on ? Lisez le texte !
Où en arrive-t-on ? Vayaazvou et Adonaï velo avadou. Ils ont délaissé l'Éternel, ils l'ont abandonné. Que j'en vienne à te délaisser, c'est une chose. Que l'année se termine dans quelques semaines, c'est une chose. Que nous devions, dans quelques semaines, nous quitter les uns et les autres, c'est une chose. Mais le fait de nous quitter demain va-t-il faire que nous n'aurons plus aucune relation ?
Velo avadou, ils ne L'ont pas servi. Concernant le service de l'Éternel, mis dans le microcosme humain, ce n'est pas simplement quitter, se séparer de l'autrui, mais ne plus avoir aucun contact, aucune relation, ne plus faire valoir aucun souvenir de ce qui fut.
Vous comprenez où l'on va. Les enfants d'Israël, à cette époque, après ce que nous avons étudié avec Gidon, il y a eu d'autres petits juges, mais à cette période-là, nous nous retrouvons dans une situation critique au possible, tellement critique que l'Éternel va s'en mêler. Voici des enfants d'Israël qui se sont mis non seulement à adorer le Baal et l'Astarté, ces dieux phéniciens, mais qui vont bien au-delà. Ils s'intéressent à l'ensemble des populations environnantes, et vont à l'encontre de ce que l'Éternel avait demandé dans le désert pendant les quarante ans, surtout la quarantième année, où nous nous trouvons en ce moment, dans les parachiot de la semaine.
Dans cette quarantième année, je vous mets en garde, faites attention: de la même manière que je vous demandais d'éviter d'adhérer aux us et coutumes égyptiens, je vous mets en garde contre les us et coutumes cananéens. Cela est très important. N'essayez surtout pas de croire ou de penser que le jardin n'est plus vert que chez le voisin.
Il est plus vert chez le voisin parce que peut-être lui se préoccupe de ce qu'il est en son âme et conscience, et peut-être que le vôtre n'est pas vert parce que, bien au contraire, vous ne vous préoccupez pas de votre jardin en votre âme et conscience. Et ne venez pas reprocher au jardin de ne pas être vert. Reprochez-vous à vous-mêmes de ne pas faire ce qui aurait dû être fait.
Et qui ne l'est pas, par votre attitude, par vos comportements, par votre appréciation de l'événement, de l'existence, de la vie qui vous est offerte. Verset suivant, 7: Vayiḥar af Adonaï beYisraël. Bien évidemment, pensez-vous que l'on puisse engager une action, quelle qu'elle soit, sans que cette action porte à effet ?
Bien sûr que non. Le fait d'être en cours, de prendre mon ordinateur et de regarder ce qui s'y passe, porte à conséquence sur l'événement que j'aurais dû vivre et que je n'ai pas vécu. Bien sûr que l'homo sapiens simple d'esprit, au moment où il le fait, n'est pas capable de comprendre de quoi il est question. La retombée de l'effet sera un effet secondaire, qui peut être à court terme, mais aussi, et bien souvent,
à moyen ou à long terme. Mais personne, dans ce long terme, ne viendra te dire: tu te rappelles, le 4 juillet 2012, à midi cinq, il s'est passé telle et telle chose ? Ce jour-là, tu avais rendez-vous et tu as raté ton rendez-vous. Est-ce que rater les rendez-vous de l'histoire des hommes, ou de l'homme,
porte, oui ou non, à conséquence ? Ça porte à conséquence ! Quel énergumène pourrait venir et dire le contraire ?
Vayiḥar af Adonaï beYisraël, vayimkeru beyad Pelichtim oubeyad Benei Ammon. Il les a vendus ? Non, ce n'est même pas vendu. Il les a laissés entre les mains des fils d'Ammon et des Philistins. Quand …
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