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Parachat Balak (02/07/12)

53 min

Rav Yossef David

Ensuite : Balak et Bil'am : un prophète des nations, 36 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Paracha de Balak. Alors, c'est une paracha complètement différente de toutes celles qu'on a dans la Torah. Vous savez pourquoi ? Il y a quelque chose de différent dans la paracha de Balak par rapport à toutes les parachiot de la Torah, jusqu'à Béréchit, peut-être. Qu'est-ce qui… Non, ce n'est rien, d'accord. Bon. De la Réchit… Non, ça c'est quand même bien. C'est là, c'est vrai.

Mais qu'est-ce qu'il y a de spécial ? Vraiment, si vous lisez cette paracha, vous vous dites: « Mais attendez, c'est quoi cette histoire ? » Vous n'avez pas remarqué que le peuple juif n'est pas là ? Nous, on a l'habitude: c'est nous les héros de chaque paracha, d'accord ? En général, le héros de la paracha, c'est Israël, Moshé Rabbénou, Aharon. Là, il n'est pas là. À la fin, on en entend parler, on en parle, mais ils ne sont pas là.

Il y a un rapport avec le midrach, d'accord ? Donc non, ils ne sont pas là. C'est vrai qu'ils sont en Pacifique, il se passe plein de choses chez eux, d'accord ? Il y a Moshé Rabbénou, il y a leur histoire, et tout. Mais le peuple juif n'est pas là. Et ça vient nous apprendre un enseignement très important, et sachez-le, c'est aussi vrai pour aujourd'hui. En fait, qu'est-ce qui se passe ? Il y a Balak, Bilam, qui sont en train de comploter pour faire des malédictions afin d'exterminer le peuple juif. Et le Saint béni soit-Il n'arrête pas de les faire… Le Saint béni soit-Il ? Non, il n'est pas là en tant que… en tant que…

Le protagoniste, il n'est pas là. On parle de lui. Comme dans les journaux en France, on parle d'Israël. Non ! Ce n'est pas vrai. Dans la paracha, c'est le peuple juif qui est là. Vayikra, le Saint béni soit-Il, la Guemara, Béréchit, Chémot, Vayikra, Bamidbar, Devarim, Israël, les « compagnies », ils sont là. Vous ne comprenez pas la différence ? Là, ils ne sont pas là. On les voit de loin, en haut d'une montagne. La majorité de la paracha, plus de 90 % de la paracha, le peuple juif n'est pas là. C'est la seule paracha comme ça. À part Béréchit, d'accord. Bon. Noa'h. Après…

Cela explique, à l'origine, qu'il y a deux parachiot essentielles dans la Torah, où on apprend deux choses essentielles: premièrement Yitro, deuxièmement Balak. Les deux, c'est le nom d'un Goy. Yitro, les deux… non, les deux, c'est le nom d'un Goy, d'accord ? Et pourquoi ? Parce que quand vous voulez enseigner quelque chose que le public doit vraiment retenir, et que vous lui dites: « Vous savez, Moshé l'a dit », vous dites « Oui, bon, Moshé l'a dit ». Et si vous lui dites: « Mais il y a les Goyim qui l'ont dit ! Ah, les Goyim l'ont dit ! »

Là, on va retenir. Vous comprenez ? C'est-à-dire que très souvent, le Rambam, par exemple, dans le Moré Nevouchim, vous savez que le Rambam ne cite pas une seule fois les Hachamim dans le Moré Nevouchim. Il écrit un livre aussi fort que tout le monde utilise, les gens qui sont kabbalistes, les gens qui ne le sont pas: tout le monde utilise le Moré Nevouchim, c'est un livre de base dans la pensée juive, et il ne cite pas les Hachamim. Dans l'introduction de la deuxième partie, il explique pourquoi. Il dit: tout ce que j'écris…

Quand je cite Aristote, Socrate, Toussaint, c'est parce que comme ça, je veux qu'on m'écoute. Mais sachez qu'il y a tout marqué chez Rabbi Akiva, chez Rabbi Méir, et tout. D'accord ? C'est-à-dire que tu veux que les gens t'écoutent ? D'accord ? C'est ce qu'ils disent.

Hachem, Hachem, Hachem… (passage répétitif, transcription incertaine)

Alors, on est content. Comprenez, c'est ce qu'il y a marqué dans le pasouk. Hikdi Lachem, Lo Chatim Éléh… Les Juifs viennent et disent: « Ah ! Regardez ce qu'ils font, les Goyim disent enfin sur nous que le Saint béni soit-Il leur a fait de grands miracles. » Alors, à ce moment-là, quand les Goyim disent ça, nous, on dit: « Ah ! Alors le Saint béni soit-Il nous a fait de grands miracles, puisque même les Goyim le disent. » Et là, à ce moment-là, on est chémé'h, on est content. Vous comprenez ? C'est-à-dire que très souvent, dans la psychologie du Juif, il y a un manque d'assurance par rapport à nous-mêmes. Il faut que des gens viennent nous dire: « Oui, vous savez, vous êtes comme ça. » Ah bon, c'est vrai ?

Alors justement, je n'ai pas encore dit ce qui est spécial dans cette paracha. Dans la Torah, ce qui est spécial, c'est clair: Matan Torah, bon, ce n'est pas compliqué. Dans cette paracha, il y a le pasouk le plus difficile à assumer, si vous voulez, presque: Hen am levadad yichkon, uvagoyim lo yithchachav. Dire que le peuple juif est en dehors du décompte des autres nations. Que c'est un peuple à part. C'est quelque chose de très difficile à comprendre. Vous verrez ça quand vous parlerez avec des gens, dans les lieux, en Israël: la chose la plus difficile

à faire accepter à un Juif en Israël, ce n'est pas de faire Chabbat, ce n'est pas de faire Tééra Tamichpa'ha, le mikvé et tout ça. Le plus difficile, c'est de dire qu'on est le peuple d'Hachem. Pour lui, alors là, je veux dire, c'est le plus dur. Oui, que nous, on est… parce que… Non, les gens disent: « Ouais, ça me rappelle vaguement les nazis et tout ça. » Je dis: « Attends, si tu as une élection qui te sert à exterminer la planète, bon, alors effectivement, ce n'est pas très bien. Mais s'il s'agit d'une élection de responsabilité et d'élévation du reste de la planète, alors c'est autre chose. »

Il ne faut pas avoir peur de ce type d'élection, vous comprenez ? Nous, non seulement on ne fait pas de profil éthique, c'est-à-dire qu'on veut que personne ne soit juge… S'il y a quelqu'un qui veut rentrer, on lui fait la peau, d'accord ? Et deuxièmement, on n'est pas des sauvages. C'est-à-dire qu'on ne dit pas « de ce nombre Oubérales » et compagnie. Hen am levadad yichkon: c'est un peuple qui, tout seul, résidera. Et uvagoyim lo yithchachav: il ne sera pas compté dans le décompte des nations. Yichkon, yichkon, ça veut dire résider, d'accord ?

Donc la réponse à pourquoi, Hachem… Hachem, c'est un voisin ? Le Michkan, c'est l'endroit où réside la Présence divine, et la Chekhina, c'est la Présence divine. Donc, c'est la réponse à la question. C'est bien que vous la posiez. Ça m'a évité de la poser moi-même, parce que je vous l'aurais posée. Les règles du jeu, c'est que ce soit en général vous qui posiez des questions intelligentes; si vous ne les posez pas, eh bien tant pis, je vais être obligé d'en poser certaines. Et quand vous avez eu la paracha, en général, ça …

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