Parachat Behaalotekha (05/06/12)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Beha’alotekha (13/06/16), 58 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Ok. Burim Abaim, paracha de la Torah. Paracha d'une grande actualité, comme d'habitude, comme toute la paracha. Vous êtes habitués, non ? Vous avez remarqué que c'est tout le temps d'actualité ? Vous ne le voyez peut-être pas, mais c'est pour vous dire que vous en avez le sujet. Beaucoup de sujets différents, vous allez voir. Certains d'une actualité plus que pressante, puisque moi j'ai vu dans la paracha de la semaine quelque chose qui s'est passé hier. Pour vous dire l'actualité: hier.
Je vais vous raconter ce qu'il y a de particulier dans la paracha de Béhaalotékha. Il y a quelque chose dans cette paracha qu'il n'y a nulle part ailleurs dans toute la Torah: les deux noun inversés qui sont marqués dans la Torah. En général, dans la Torah, les lettres sont écrites à l'endroit, pas à l'envers, vous êtes d'accord ? Donc il y a des lettres qui sont écrites à l'envers, certainement pas parce que s'est trompé, d'accord ? Maintenant, un noun qui est écrit à l'envers. À quoi ça ressemble, un noun, à votre avis ? Voilà: c'est un paragraphe, et ça va dans l'autre sens. Donc ça vient bloquer quelque chose, d'accord ?
C'est comme si ça venait fermer quelque chose. En hébreu, on lit de droite à gauche. Tout d'un coup, on rencontre un noun, une sorte de barrage qui vient arrêter quelque chose. On verra qu'il y a une très grande différence entre ce qui va se passer avant ces noun et après ces noun, et au milieu de ces noun aussi. Cela fait partie de ce qu'on va voir dans la paracha, et c'est ce qu'il y a de particulier dans la paracha de Béhaalotékha.
Ah, j'ai oublié d'appeler là-bas pour leur dire qu'ils nous voyaient. On espère qu'ils nous voient. Ok.
Donc la question qu'on va voir, c'est qu'en vrai, après Béhaalotékha, on va rentrer dans tout le livre de Bamidbar, et en fait jusqu'à la fin de la Torah, dans une série de crises qui vont se succéder l'une à l'autre, jusqu'à l'entrée des Bné Israël en Erets Israël. Donc ça, c'est à partir de ce noun; vous allez voir ce qui va se passer, on va essayer de voir ça ensemble.
Donc on va d'abord parler de la Ménorah. Qu'est-ce qu'elle a de spécial ? Non, on va arriver aux parenthèses quand on y arrivera. C'est juste pour vous dire ce qu'il y a de vraiment spécial dans la paracha par rapport à toute la Torah: c'est ce noun. Ils veulent nous dire quelque chose, on va le voir. En fait, il vient faire une séparation, on verra laquelle quand on y arrivera.
Donc la Ménorah. Qu'est-ce qu'il y a de spécial sur la Ménorah ? Pourquoi on commence à parler de la Ménorah maintenant ? Il y a peut-être l'hirachi, je ne sais pas. Ok, mais c'est là, à part ça. Oui, elle représente ce que tu as vu, entre autres: la lumière, elle est éclairée, tout et tout. C'est le manger.
Ok, d'accord, mais maintenant on avance dans les Kélim du Mishkan. Vous avez vu: pendant tout le livre de Vayikra et le livre de Bamidbar, on n'a pas arrêté de décrire le Mishkan, le temple portatif qui nous accompagne. Et là, c'est le moment de raconter comment on va, non pas construire une Ménorah, mais comment on va l'utiliser, comment on va l'allumer, et qui va faire le travail. Celui qui fait le travail, ce sont les Kohanim, et en général le Kohen Gadol.
Vous savez que le Kohen Gadol peut faire tous les travaux dans le Beit Hamikdash, s'il le veut. S'il le veut ? C'est-à-dire que quand il veut, il rentre et il dit: voilà, je fais ça, je fais ça ? Non, tout le monde sait que c'est lui le patron. C'est lui le patron, d'accord.
Ce n'est pas le Machiah le patron. Ariel est nouveau, donc il ne sait pas encore la différence, ok ? Mais je crois que tu as confondu deux personnages complètement différents, que chez les religieux on n'attend pas à confondre. Un personnage, c'est le Machiah, et l'autre personnage, c'est Harry Potter. Ce sont deux personnages complètement différents qui n'ont absolument aucun rapport. Le Machiah n'est pas Harry Potter, Harry Potter n'est pas le Machiah. Et donc le Machiah n'a rien à donner comme ordre au Beit Hamikdash. Rien. Le roi, au Beit Hamikdash, c'est le Kohen Gadol. Le Machiah, c'est un homme politique, roi d'Israël, qui doit faire beaucoup de travail: entre autres, terminer la conquête d'Israël, commencer à construire le Beit Hamikdash.
Ce n'est pas HaKadosh Baroukh Hou, quoi. Celui qui confond HaKadosh Baroukh Hou et le Machiah, ce sont les chrétiens. Ce n'est pas chez nous. Chez nous, le Machiah, c'est un homme. Un homme qui vivra, qui mourra. Non. Le Beit Hamikdash, c'est un territoire qui n'appartient à personne, si ce n'est à tout le peuple d'Israël. Ok ? C'est un territoire qui a été acheté, avec la même somme d'argent, pour les douze tribus, pour être sûr que personne ne vienne revendiquer cette partie. Le roi, son travail, effectivement, sa mission, c'est de construire le Beit Hamikdash.
Le fait qu'il a construit, c'est la maison d'HaKadosh Baroukh Hou, ce n'est pas sa maison à lui. Il peut nommer le Kohen Gadol, il peut faire toutes sortes de choses, mais ce n'est pas lui le Kohen Gadol. S'il n'est pas Kohen, il ne rentre pas là-bas. Il ne rentre pas dans le Kodesh non plus. Ok. Donc il faut limiter. Le concept qu'un homme possède en lui tous les pouvoirs, c'est quelque chose qui a existé à une seule époque, pendant une semaine. Pendant l'histoire d'Israël, pendant une
semaine, Moshé Rabbénou était à la fois roi,; il était à la fois le chef des armées, tout ce que vous voulez, Kohen Gadol, puisque c'est lui qui faisait le travail dans le Temple pendant les sept jours de l'inauguration du Mishkan. Et tous les rois, tous les principaux rôles, c'est lui, et les prophètes, évidemment. Donc ça, c'est fini. Yehoshoua ben Noun n'est plus le chef de la Sanhédrin, Moshé est Roch Hanhadrin, il est prophète. Il est roi, il est même Kohen Gadol pendant une semaine.
Yehoshoua, il n'est pas Kohen Gadol, il n'est pas le chef de la Sanhédrin; il est dans la Sanhédrin. Il est roi et il est chef des armées. Pendant les sept premiers jours du Mishkan, il est encore nommé. Il a été nommé à la fin. La nomination, si tu veux, ça se passe à la fin. Et pendant toute cette période de domination, chacun apporte son korban chaque jour, tout ça; c'est Moshé qui rentre, qui sort, qui fait tout le travail.
Donc, ce n'est pas logique, si vous voulez, que tout le monde fasse la même chose. Parce que quelqu'un qui a les capacités pour être Kohen Gadol n'est pas forcément la même personne qui a les capacités pour être roi. Ce sont deux choses complètement différentes.
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