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Parachat Bamidbar (22/05/12)

54 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Bamidbar (30/05/16), 1 h 01

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

J'ai hâte. Ok, maintenant on va lire la paracha de Bamidbar. On ouvre donc le nouveau livre de Bamidbar, et on commence avec la première paracha, la seule d'ailleurs qui n'a pas de mitsvot. On pourrait la qualifier de descriptive. Elle va décrire un petit peu le mouvement des Bné Israël dans le désert, et on va nous raconter des événements qui sont liés au passage de la kedoucha, de qui à qui ? Qui est-ce qui devait être servi au Temple avant la fois du. Et celui qui va

après le vaudor, qu'est-ce qui va se passer ? Ça va passer dans la tribu de Lévi. Ok ? On a donc ce passage qui demande quand même certains actes. Ça ne se fait pas tout seul. On ne peut pas enlever la kedoucha de quelque chose d'une manière, quelqu'un qui est né avec une kedoucha, avec une sainteté intrinsèque à lui-même, on ne peut pas la faire sortir comme ça, il y a des effets à faire. Donc on va en parler aussi. C'est ce qu'on va appréhender un

petit peu: la différence entre les tribus, les drapeaux, pourquoi les drapeaux. Et on parlera peut-être des déchorotes. Donc, si vous voulez, ça c'est le sujet de notre traité, dans la paracha.

Alors, au début on va commencer à nous parler des chefs de tribus. Kéroué Haéda, Kéri Haéda: les chefs des douze tribus, qui vont concentrer en eux le pouvoir de chaque tribu. Et après, on va commencer un descriptif, mais vraiment très long, famille par famille. Ok ? J'ai une question que je vous pose déjà. Peut-être que vous avez des questions, parce que moi j'en ai, mais si vous en avez… Parce que c'est une paracha que, bon, je dis: d'accord, Kéroué, c'est quand même long.

Alors il faut comprendre pourquoi il y a tout ça. Qu'est-ce que vous dites ? Déjà, celui qui a lu Rachi, pourquoi on énumère les Bné Israël dans la paracha de Bamidbar ? Oui ? — Ok, mais pourquoi maintenant ? C'est-à-dire, il y a Rachi d'une autre raison. Oui, pourquoi à cette période-là ? Pourquoi à Rachi va-t-on raconter les Bné Israël ? — Je serai après.

Après, on va faire un décompte comme ça. Il y a encore une autre raison. Là, ils vont recevoir la Chekhina. On a le Beit Hamikdash portatif qui va les accompagner. Ils vont donc recevoir la Chekhina sur eux, et on va les énumérer, à chaque fois, pour savoir, bon, chaque famille, qu'est-ce qu'elle va recevoir, et tout. Maintenant, on a une longue énumération. Si on regarde dans l'énumération, il y a une séparation à l'intérieur de l'énumération. C'est quoi, cette séparation ?

Quand on ne compte pas tout le monde ensemble. — Oui. — Non, on va compter les chefs de famille, on va compter les familles. On va compter les hommes entre vingt ans et soixante ans. On va compter les hommes, ok ? Derrière, il y a marqué kol yotsé tsava. Donc à vingt ans, pour la Torah, on va à l'armée. En Israël, on va à l'armée à dix-huit ans. À la limite, il vaut peut-être mieux aller à vingt ans, comme il est marqué dans la Torah. Pourquoi

? Parce qu'un homme, entre dix-huit et vingt ans, il y a encore une évolution dans sa personnalité, il y a encore une fragilité. Ok ? Entre dix-huit et vingt ans, il peut encore être brisé, il peut encore tout abandonner, il peut encore… Alors qu'à vingt ans, il a déjà une stabilité, c'est un homme. Et à vingt ans, quand Yotsef ça va, c'est celui qui sort de l'armée. — Oui. — Tout à fait, tout à fait d'accord. À l'époque déjà, à huit ans, neuf ans, les gens

y travaillaient, et à quatorze ans, ils étaient déjà capables de monter une famille et tout. — Tout à fait. — Ça veut dire que maintenant il faut attendre cinquante ans ? — Oui. — Non. C'est vrai, malgré tout ça, il y a quand même des choses dans le nefesh, dans la psychologie de l'homme, qui sont indépendantes. C'est-à-dire que même s'il est vrai qu'il y avait une maturité, on la voit aujourd'hui… Prenez quelqu'un qui a vingt-cinq ans en Israël, quelqu'un qui a vingt-cinq ans en France. C'est

complètement une autre maturité. Pourquoi ? Parce qu'ils ont fait l'armée. L'armée, ça vous donne une maturité. Ok ? Une seconde, je vais raconter une histoire.

Je ne sais pas si vous avez vu un film comme ça, par des Suisses, qui ont visité le d'Achefa. Ils ont fait un reportage, et ils ont interrogé toutes sortes de professeurs. Les professeurs suisses qui enseignaient ont dit: c'est un plaisir. On voit des gens qui sont mûrs, qui savent ce qu'ils veulent, qui veulent étudier. Et ça, en Israël, on voit ça. Le jeune qui rentre faire ses études après avoir fait l'armée sait ce qu'il veut, il est déjà mûr dans sa tête, il sait ce qu'il va faire.

En France, on n'a pas tout ça, en général. Les gens sont plus jeunes, ils n'ont pas eu cette expérience difficile, qui nous fait grandir, de l'armée. Ils vont donc être complètement différents par rapport à leurs études. Ils vont être plus glandeurs, moins sérieux, moins décidés. Vous comprenez la différence. Donc les mitsvot, les écoles et les yechivot, à vingt ans, dont j'ai fait vingt ans, ils vont se faire le truc. Mais il y a des différences, et il y a quand même certaines constantes dans l'évolution. Ok

? Par exemple, on peut apprendre à lire à un enfant à partir de quatre ans environ, mais à six ans, il a toutes les facilités pour apprendre à lire. Parce qu'à six ans, dans le cerveau, il y a des cellules qui se forment jusqu'à l'âge de six-sept ans, et qui lui permettent justement d'apprendre cette corrélation entre un texte et des mots. Ok ? Ce sont des choses qui ne sont pas liées aux époques. Tu comprends ? Il y a des choses biologiques ou psychologiques qui sont

liées à l'âge. En tout cas, la Torah le dit: à vingt ans, ceux qui vont à l'armée.

Ça, c'est pour ceux qui ne savaient pas que dans la Torah on voit l'armée. Parce qu'il y en a qui ne croient pas, qui ne savent pas. Ou alors qui s'imaginent que l'armée, c'est faire des mitsvot. Non, non, l'armée c'est faire la guerre. Ok ? Je le dis parce qu'il y a des gens qui ne savent pas, et parce que c'est marqué dans la Torah. Il y en a qui ne savent pas que c'est marqué dans la Torah. Donc faire l'armée, c'est vraiment faire l'armée pour défendre Israël. C'est donc par la Torah, par la paracha. Et il y a des gens qui ont complètement aboli le concept d'armée, de nation et tout ça, et donc ils ont tout transformé en mitsvot. Alors on ne dit pas que les mitsvot ne sont pas importantes, mais il y a quand même un concept de yotsé tsava qui part à l'armée. Pas l'armée des …

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