Gideon interpelle l'Éternel : pourquoi les miracles ne sont-ils pas là ?
Gideon remet en question l'absence des miracles de la sortie d'Égypte, et le cours montre pourquoi c'est une question légitime.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Dévorah, une femme juge au cœur d'Israël, 58 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Rappel des étapes précédentes
Nous reprenons notre étude sur Gideon. La première chose que nous avions vue, si vous vous rappelez, c'était il y a deux semaines: nous avions vu l'introduction à Gideon, sans encore parler de lui, mais nous avions parlé de la situation du peuple et du pays, confronté à l'hégémonie de Midian.
Midian, sans vergogne, provoque les enfants d'Israël et les met dans une situation des plus précaires. Cela entraîne, vous vous rappelez, c'est le cycle normal du livre des Shoftim, une réaction exacerbée des enfants d'Israël: ils se mettent à supplier l'Éternel, à se plaindre et à demander une solution à leurs problèmes.
Je résume très rapidement aujourd'hui les raisons qui nous ont conduits à une situation telle que celle-là. Nous en avions retenu deux essentielles. La première, que nous répétons depuis le début de l'année: nous avons refusé de conquérir l'ensemble du territoire d'Israël, et en conséquence des populations étrangères y sont restées sans faire allégeance au pouvoir d'Israël, comme le feront certaines, mais très peu. Elles sont donc restées, ces populations, sources de conflit et de belligérance avec les enfants d'Israël.
La seconde, surtout, c'est que par leur présence au sein d'Israël, ces populations, à court ou moyen terme, allaient influencer les enfants d'Israël. D'accord ? Les influencer de quelle manière ? Par l'Avodah Zarah, c'est-à-dire l'idolâtrie. Mais nous avons expliqué, et je vous explique depuis le début de l'année, que l'idolâtrie ne veut pas dire simplement adorer le bois ou la pierre. La traduction littérale de Avodah Zarah, c'est servir quelque chose ou quelqu'un d'étranger à moi. Un travail étranger, dans le sens où je l'ai expliqué: servir quelqu'un ou quelque chose qui m'est totalement étranger. C'est bien. Je ne veux pas entrer plus avant, parce que nous l'avons déjà expliqué.
Et puis nous avions vu, bien entendu, qu'après que les enfants d'Israël aient été réduits à la misère qui était la leur et aient appelé l'Éternel, au verset 7, lorsqu'ils se sont mis à se plaindre, l'Éternel a envoyé un Navi, un prophète. Ce prophète n'a pas de nom, mais il est, comme nous l'avons étudié, le porte-parole de l'Éternel. C'est-à-dire que lui, en lui-même, n'est pas là pour représenter sa personnalité propre, mais simplement pour être le porte-parole de l'Éternel.
Nous avions vu les propos, incroyables mais que nous connaissions déjà, que prononce le Navi à ce moment-là: « Je suis l'Éternel qui vous ai fait monter d'Égypte, de la maison de servitude... » Je vous ai demandé de constater quel avait été l'événement de cette sortie d'Égypte. Pourquoi ? Parce qu'en constatant, je vous demandais de conclure. Constater quelque chose ne sert pas simplement à dire: oui, nous avons connaissance de ces faits.
Est-ce que vous avez seulement connaissance de ces faits, ou est-ce que vous en avez conscience ? Et même prendre conscience de quelque chose ne suffit pas encore. Pourquoi ? Parce qu'on va vous demander, dans vos faits et gestes, de prouver que ce dont vous avez pris connaissance et dont vous avez conscience est une réalité dans votre existence. Comment pourrez-vous le prouver, si ce n'est par vos faits et gestes ?
En clair, nous sommes là avec un homme, un prophète, qui n'est pas venu promettre quoi que ce soit. Vous vous rappelez comment nous avions fini ? Il était écrit: Va'omar lakhem Ani Hachem Elokekhem, lo tira'u et Elohei haEmori, asher atem yoshvim be'artsam; velo shama'tem bekoli. La fin de cette phrase était importante. La problématique qui est la vôtre, l'imbroglio dans lequel vous vous êtes inséré, le labyrinthe de l'histoire dans lequel vous vous trouvez, n'est dû qu'à une chose: velo shama'tem bekoli. Vous n'avez pas entendu la voix qui était la mienne. Grâce à ce que nous avons étudié, vous savez ce que le verbe lishmoa vient signifier. Vous n'avez pas trouvé cet équilibre: avoir entendu mon propos devait vous permettre de trouver un véritable équilibre à l'existence que je vous proposais dans votre rencontre avec la Terre.
## Entendre et agir
Je ne sais pas si vous avez vu la semaine dernière, j'ouvre une parenthèse. Le fait que Yitro ait entendu, Rachi dit qu'il a entendu ce qui s'est passé lors de la traversée de la mer des Joncs, et qu'il a entendu la bataille qui a eu lieu contre Amalek. Était-ce suffisant pour faire de Yitro le personnage cardinal qu'il va devenir dans l'histoire d'Israël ?
Non, ce n'était pas suffisant. Ce qui a fait de Yitro ce qu'il est devenu, vous vous rappelez, ce sont ses descendants, que nous avions rencontrés il y a trois ou quatre semaines avec Ḥever HaKéni, le mari de Yaël: cette partie des Madianites qui s'étaient convertis et qui sont les Kinim. Était-il suffisant d'entendre ? Vous auriez dit: eh bien oui, d'après ce que vous nous avez appris, en entendant, en étant le bon entendant, comme on dit en français, « à bon entendeur, salut ». Celui qui avait bien entendu disait au revoir à ce qui ne l'avait pas été. Ça, c'est important à rappeler. Mais ce qui a fait de lui ce qu'il est devenu, c'est qu'il a agi d'une manière particulière.
Qu'a-t-il fait ? Vayishma, vayavo. Il a entendu et il est venu. Cela rejoint ce que nous avons dit tout à l'heure: que voulez-vous que cela me fasse que vous ayez pris conscience ou connaissance ? Pensez-vous véritablement que nous allons nous contenter d'une connaissance ou d'une conscience platonique ? L'épouse qui sera la vôtre demain se contentera-t-elle de vos déclarations intenses dans un amour platonique ? Bien sûr que non. Elle attendra de vous quoi ? Des faits, des gestes. Concrétisez le propos, la croyance qui est la mienne.
« Oui, oui, j'ai compris, j'ai entendu. » Oui, c'est bien beau que tu aies compris et entendu, mais en clair, ça se concrétise comment ? Personne ne le voit, personne ne le sait. Il est donc question d'une problématique qui reste pareille à elle-même, où l'on ne voit pas de dynamique qui nous permette de sortir des méandres de l'histoire dans laquelle nous nous sommes embourbés. Vous entendez derrière chacun des mots que je dis: nous ne parlons pas simplement des Hébreux de l'époque des juges. L'ensemble des mots que je prononce ici ont tout à fait trait, et traitent véritablement, de mon propre quotidien à moi, et pas seulement de l'histoire des Shoftim.
## Le Térébinthe et l'apparition de l'ange
Voilà, on va lire le verset 11 du chapitre 6. Je vous le traduis, pour ne pas faire de mauvaise traduction. « Or, un ange du Seigneur vint s'asseoir sous… » Et là, c'est le térébinthe. Vous savez quel est cet arbre que l'on appelle le térébinthe ? Pour votre culture générale, quel est le fruit qui pousse sur le térébinthe ? Non, non, oui, non… Il y a un fruit qu'on aime beaucoup en apéritif.
La pistache, c'était presque ça. Le térébinthe est un pistachier. Cela permet d'élargir nos connaissances générales, bien entendu. Donc, un ange du Seigneur. Vous avez vu dans le texte en hébreu: Malakh Hachem. On …
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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