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L'homme, roi de la nature et sa responsabilité

Pourquoi l'homme, créé le dernier, agit sur toute la création et ce que la Guemara en tire sur sa responsabilité.

44 min

Moche Assis

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov, le sujet aujourd'hui du cours est l'action de l'homme sur la nature, sur la science. Il s'avère que, apparemment, l'homme est une des créations du monde. Il y a énormément de choses que Hachem, Dieu, a créées en sept jours, plutôt en six jours; le septième jour, Dieu a créé aussi, mais a créé… et plus le côté spirituel.

Mais du point de vue de la création, en six jours donc, le monde a été créé, et l'homme a été créé le sixième jour. Il s'avère que beaucoup de livres ont été écrits justement là-dessus. La Guemara nous explique que l'homme a deux façons d'être vu. On peut voir l'homme comme le sommet de la création.

Ou bien on peut dire le contraire: qu'un homme qui, Ches V'shalom, fait une avéra, on le considère, et on lui dit: « Mais le petit moustique a été créé avant toi. » Tu es quoi ? Même le moustique a été créé avant toi. Donc cela te donne deux dimensions qui existent sur l'homme. D'un côté, une possibilité d'être le sommet de la création, puisqu'il a été créé en dernier. D'un autre côté, l'homme a été créé après tout.

Les créatures, donc, ne peuvent pas avoir d'orgueil et ne prétendre pas être les plus importantes de la création. Et donc l'homme a deux facettes qui se rattachent à sa création. La première facette, c'est la façon de voir que l'homme a été créé le sommet de la création. Et pas seulement le sommet de la création: c'est-à-dire qu'il est le roi,

le roi de la nature. Par exemple, on pourrait dire que le lion est le roi des animaux; nous, nous sommes le roi de la nature. Qu'est-ce que cela nous donne ? Je ne sais pas exactement, mais on prépare. C'est comme quand tu prépares quelque chose pour une cérémonie: tu prépares tout. Et le roi, quand est-ce qu'il vient ? Le dernier. Il ne vient pas le premier. Il vient à la fin.

Alors on va voir justement que, en fin de compte, ce n'est pas seulement, comme on le dit maintenant, être le roi. Il s'avère que l'homme a une responsabilité. En fin de compte, l'homme, ce n'est pas seulement qu'il ait été créé le dernier et qu'il soit soi-disant roi. Non: Dieu a créé le monde de telle façon que l'homme peut faire monter ou descendre toute la nature.

Dieu a donné la force à l'homme d'avoir la possibilité de faire monter tout le monde. On sait que aussi le Chefa, l'abondance qui se répand dans le monde, passe par l'être humain, et surtout, bien sûr, par le Juif. Comme le disaient nos Sages dans la Guemara: combien d'abondance recevraient-ils grâce au fait que les Juifs faisaient le service au Beit Hamikdash ? Ils n'auraient jamais détruit le Beit Hamikdash, parce qu'ils recevaient beaucoup d'abondance.

Qui a compris cela ? C'est Alexandre le Macédonien. Il a compris. Il est venu à Yerouchalaïm, dans ces guerres, et là-bas il rencontre

Chimon HaTsadik. La Guemara nous raconte cela, pas dans un élément tellement agréable, car là-bas il y avait des non-Juifs, les goyim, qui voulaient faire du mal aux Juifs et voulaient demander à Alexandre de détruire le Beit Hamikdash. Alexandre, Alexandre le Grand, arrive à Yerouchalaïm, et là, qu'est-ce qu'il voit ? Il voit Chimon HaTsadik, habillé comme un Cohen Gadol.

Il descend de son cheval et se prosterne devant Chimon HaTsadik. Tout le monde qui est là ne comprend pas ce qui arrive: le grand Alexandre, le roi Alexandre, se prosterne devant les Juifs, alors que les goyim qui étaient là voulaient tuer les Juifs, et ils ne savaient plus quoi faire. Et pourquoi ? Alexandre dit que, dans ces guerres, il voyait toujours l'image de Chimon HaTsadik qui miroitait, et il savait que toutes les guerres,

donc Alexandre, lui, il a compris.

Bien sûr, les goyim qui ont voulu faire du mal aux Juifs ont eu, en fait, de grands problèmes avec Alexandre. Lui, oui, il a compris. Et si les goyim avaient compris cela, aujourd'hui aussi, au lieu de lutter contre les Juifs, s'ils comprenaient qu'en fait l'abondance vient par les Juifs, alors ils auraient beaucoup d'abondance.

Il y a quelques temps, ils ont fait l'anniversaire des 500 ans du Guerouch Sfarad, de l'exil des Juifs d'Espagne. Cela fait 500 ans, il y a quelques années. Ils ont fait une cérémonie pour cela et ils ont invité plusieurs ambassadeurs. L'un des ambassadeurs, c'était l'ambassadeur de Turquie. On lui a demandé: « Mais qu'est-ce que tu fais là, l'ambassadeur de Turquie ? C'est par rapport aux Juifs, par rapport à l'Espagne; qu'est-ce que la Turquie a à voir avec ça ? »

Alors qu'a-t-il répondu, l'ambassadeur de Turquie ? « Moi, j'ai reçu les Juifs, c'est pour cela que le pays de la Turquie a augmenté, grâce justement… » Et c'est vrai. Le fait que la Russie ait monté si fort, c'est grâce au fait qu'il y ait eu des millions de Juifs en Russie. Et le fait que les Américains réussissent tellement, c'est qu'il y a tellement de Juifs aux États-Unis: il y en a environ dix millions. C'est ce qui donne l'abondance à ce pays.

Il faut bien savoir que Dieu a donné à l'homme la possibilité de faire monter et de faire descendre. Ce n'est pas seulement qu'il a donné la possibilité: il a donné la clé à l'homme. Pas toutes les clés. Attention ! Si Dieu avait donné la clé, est-ce que le monde tournera ou ne tournera pas à cause de l'homme ? La situation ne serait peut-être pas très brillante. Donc, pour savoir si le monde doit tourner ou non, la clé n'a pas été donnée à l'homme. Le monde tournera, même si l'homme ne se comporte pas bien.

Mais si le monde doit avancer, augmenter, s'améliorer, surtout spirituellement, cela est donné à l'homme. Et l'homme agit donc sur la nature. On sait que leatid lavo, quand il y aura le Machiah, et après le Machiah, la Guemara nous raconte que les arbres feront sortir des gluskaot yefefiyot, c'est-à-dire qu'ils feront sortir des brioches sur les arbres.

Alors qu'aujourd'hui, pour faire une brioche, il faut prendre le blé, le couper, le préparer, faire beaucoup de travail. Là, tu le vois, les fruits sortiront directement. C'est-à-dire que la nature changera. Et pourquoi la nature changera ? Parce que le spirituel et l'homme changeront. On sait, selon le Ramhal, que quand le Machiah viendra, il n'y aura plus de libre arbitre.

La techouva, la possibilité de faire techouva, n'existe que avant la venue du Messie. À partir du moment où le Messie vient, il n'y a plus de libre arbitre, il n'y a plus de possibilité de faire techouva. Pourquoi ? Parce qu'on voit Hachem devant soi. On ne peut pas dire: « Je peux penser ne pas faire la mitsva. » Le libre arbitre existe à partir du moment où tu peux penser que tu peux faire une avéra, que Dieu n'est pas présent, que tu peux te tromper. Mais Dieu te donne la possibilité de …

Cours de Machon Meir

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