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Josué et la bataille de Gibéon : la leçon de l'histoire

Le cours analyse la coalition des rois du Sud contre Gibéon et l'offre de paix de Josué aux peuples de Canaan.

1 h 00

Rav Rony Akrich

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Chapitre Youd, Nahon, et verset Guimel. On se rappelle l'affaire des Givonim, la forfaiture des Givonim, qui ont trompé Yoshua et le peuple d'Israël, et par la suite les accords faits par Israël avec les Givonim. Et voilà que la semaine dernière, nous avons vu la coalition des rois du Sud, qui a voulu ouvrir un front contre Israël en passant par la reconquête de Givon.

Nous sommes toujours dans l'historiosophie, donc nous cherchons continuellement les leçons de l'histoire, et nous avions vu combien le fait de vouloir agresser Givon était en fait une double nécessité et une double volonté. La première: punir les Givonim d'avoir fait défaut aux peuples de Canaan, qui auraient dû résister à l'invasion des Hébreux. Et deuxièmement, bien entendu, en essayant de reprendre Givon, de la frapper, remettre en cause la suprématie israélienne sur le terrain. C'est ce que nous avions vu.

Nous avons vu aussi la fin, et nous avons terminé. Contrairement à ce que nous avions dit lors du premier cours, ce chapitre nous prend un peu de temps, mais bon, que faire ? Dans ce chapitre, nous avions vu que l'alliance établie par Yoshua est une alliance contraire au commandement divin. Le commandement divin était clair, il ne s'entendait pas de deux manières: ne pas faire alliance avec les sept peuples de la terre. Le Midrash lui-même nous enseigne, en dehors de cela, que Yoshua n'a pas été aussi vindicatif, mais qu'il a envoyé trois missives aux différentes peuplades. À savoir: il est possible que vous restiez, mais il vous faudra accepter le joug, la législation, la souveraineté israélienne. Si vous n'acceptez pas cela, la loi, le droit, le devoir vis-à-vis d'Israël, alors il est possible pour vous de quitter, et personne ne vous fera de mal.

Si la première et la deuxième option vous paraissent inacceptables, alors sachez que rester sans nous accepter est un casus belli, c'est-à-dire une cause de belligérance. En conséquence de quoi, il nous faudra frapper vite et fort afin de vous faire comprendre que nous sommes, comme on dit en français, j'allais oublier le terme... j'ai oublié le verbe, il a disparu... que nous sommes vraiment décidés à réaliser. Déterminés. Voilà, merci. Que nous sommes véritablement déterminés.

Donc, une question ?

— Les Givonim, non ? Eux n'ont pas, à mon avis, reçu de lettre.

Pourquoi ? On avait dit que s'ils avaient reçu le courrier, s'ils avaient pris le temps de s'intéresser à ce que Yoshua proposait, ils n'auraient pas eu besoin de rencontrer Yoshua et les anciens. De cette manière, c'est-à-dire en trompant, en trompant... Voilà, les trompants. On va y arriver. Donc ils ont tout perdu dans l'affaire, alors qu'il aurait fallu simplement prendre le temps.

— C'est plus qu'un mauvais timing ?

Oui, c'est non seulement un mauvais timing, c'est en plus une mauvaise appréciation géopolitique.

Bon, on va lire le verset Guimel, bien entendu. Ah, non, ça, on l'a lu. Laissez tomber, on l'a déjà lu. C'est quoi, Youd, Guimel ? Non, c'est le verset 6, on l'a lu aussi, on a fait. Alors on va continuer, on va voir Khet.

Je regarde où est Khet: Zayin Vaya Yoshua Minagilgal Uve Kolama Milchama Imo. Adonai vayomer Adonai à Yoshua. Ça, nous l'avions vu: c'est-à-dire que l'Éternel parle à Yoshua et lui dit, regardez le verset Khet: Al tira'um, ne les crains pas, ki beyadekha natati otam, je les ai remis entre tes mains. Ish mim'hem befanekha: nul ne te résistera. C'est-à-dire, une traduction plus que littérale: personne ne te résistera.

Verset 7: Vayavo alehem Yoshua pitom. Nous avions vu que le pitom, c'est la soudaineté de l'attaque. Je vous avais même rappelé ce que le général anglais, qui avait démissionné, et qui a servi... d'ailleurs je n'ai même pas eu le temps de rechercher son nom, mais tout le monde le trouvera dans les livres d'histoire... a formé les premiers commandos. C'est bien. La tag de nuit, vite et fort. C'est bien, avec un commando.

Donc ici: pitom kol halaila, ala Minagilgal. Verset Yod-Vav: vayehoum Adonai lifné Israël, vayakem makka gedola beGivon, vayardefem derekh maâleh Beth Horon, vayakem ad Azeka, ve ad Makeda. C'est dommage qu'on n'ait pas un autobus à notre disposition. Je vous aurais emmenés à Tsomet, à Azeka. C'est à côté, à l'est du Gouch Ezion. Et on aurait pu... Non, parce que c'est simplement voir le terrain. C'est comme la bataille de David et Goliath: on peut aller en balade à Emek Éla. Quand on est là-bas, on prend le Tanakh,

on voit les deux collines où se trouvaient les Philistins et les Israélites de Shaoul, on voit la vallée au milieu où Goliath est certainement descendu, et David aussi. On imagine, on va toucher les pierres pour voir quel genre de pierre il y a dans Emek Éla, et on imagine la pierre, bien sûr, qui aurait dû prendre David, etc., etc. Oui, ça, il faut organiser. Ce n'est pas mon rôle.

Donc ici, nous apprenons que l'Éternel... vayehoum Adonai lifné Israël, vayakem makka gedola beGivon. Qui frappe ? Non seulement Israël est monté de nuit, une véritable opération stratégique contre cette coalition du Sud, mais voilà que l'Éternel en rajoute une louche. Qu'est-ce qu'il fait ? Il frappe: vayehoum Adonai lifné Israël, vayakem makka gedola beGivon, vayardefem derekh maâleh Beth Horon. Beth Horon, ce n'est pas contre le peuple de Givon, bien entendu. C'est contre la coalition qui est venue à Givon pour essayer d'abattre cette ville fortifiée. Vayardefem derekh maâleh Beth Horon. Beth Horon, aujourd'hui, c'est quelque chose qui est connu.

Que nos spectateurs puissent aussi entendre que non seulement nous étudions le Tanakh, mais que nous avons la possibilité tout à fait réelle et concrète, avec ce même livre que nous étudions maintenant, d'aller et de marcher sur les traces de ce qui nous est raconté ici. C'est extraordinaire. Imaginez: non seulement on ne lisait pas le Tanakh pendant près de 800 ans d'exil, mais si, avant ces 800 ans, on le lisait, ce n'était pas très, très expressif. Beth Horon, Azeka, ça ne nous dit rien. Quand vous lisiez le Tanakh à Bab-el-Oued ou à Trifouilly-les-Oies, ça ne ressemble à rien.

Quand on prend un enfant en Erets Israël, qui fait ses choix, ou qui décide de les prendre sur le terrain et de faire le cours sur place, c'est d'air. On a dit quelque chose hier qui me revient à l'esprit, et ça correspond à ce qu'on fait ici. Rappelez-vous, hier, ceux qui étaient là: j'ai parlé de la confrontation. En vérité, pour nous, c'est une confrontation. Elles prennent leur source dans une origine unique, la réalité et la vérité. Je vous avais dit que la réalité, c'est ce monde-ci, et la vérité, c'est le monde transcendant.

Ce que je viens de vous dire m'a rappelé ça, parce que j'ai dit qu'en fin de compte, quand on dit aux enfants, pour les Français de souche, bien entendu: allez visiter le château de Versailles. Quelle était la volonté de cette visite ? Comme la maîtresse nous …

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