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Parachat Bechalach (07/01/14)

56 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Bechalah (08/02/17), 54 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous concluons dans cette paracha notre séjour en Égypte. On a assez souffert là-bas, il est temps de partir à la maison. Évidemment, vous savez bien que ça ne va pas se passer aussi facilement. On est en Égypte depuis la paracha de Vayigach. Même Mikets, si on compte, même Vayehi, si on compte Yossef. Depuis… En fait, les Hébreux sont en Égypte depuis la paracha de Vayigach. Ça fait déjà environ 210 ans, si on compte le temps, qu'ils sont restés en Égypte et pas dans leur terre. La majorité de cette période, c'était une période de pogroms.

Il faut que vous compreniez quelque chose sur l'histoire du peuple juif. Vous avez l'énorme chance d'être nés à une époque où le peuple juif n'a pas trop souffert. Vous, moi aussi. La majorité d'entre vous viennent d'Afrique du Nord, et les Juifs d'Afrique du Nord n'ont pas trop souffert. Pourquoi ? Parce que, le temps qu'ils se rappellent (je ne parle pas d'il y a 200 ans), les Juifs d'Afrique du Nord étaient citoyens français, alors que les Arabes d'Afrique du Nord étaient citoyens marocains, algériens ou tunisiens. Ils avaient donc un statut plus élevé que l'habitant local, et les Arabes étaient gentils avec eux, parce qu'ils avaient peur de l'armée française.

Donc, les Juifs d'Afrique du Nord, pendant l'occupation française, ont bien vécu, puisqu'ils étaient en quelque sorte les alliés des Français. Mais quand on voit là où les Français sont arrivés, comme au Yémen, il faut voir les aventures qu'ils ont eues là-bas. C'était une catastrophe. Les Haggadot, les fables, du genre « Ah oui, les Juifs ont très bien vécu dans les pays arabes », ce n'est pas vrai. Ces faits sont massacrés dans tous les pays où nous étions. Vous savez qu'il y a la Guemara, où il

est écrit: Tachat Esa, Veto, Tachat Ishmael. Il vaut mieux se trouver sous le monde occidental, sous la domination du monde occidental, plutôt que sous le monde arabe. Rachid dit non, c'est une erreur, il n'est pas possible que ce soit marqué dans la Guemara. Il vaut mieux vivre chez les Arabes que chez les Français. Je ne m'en rappelle pas exactement. Si vous voulez, faites une recherche sur Internet, vous trouverez tout de suite.

Le Rav Zini a fait une étude, et il a vu que tous les Hakhamim séfarades disent qu'il y a marqué: « Tachat Esav, Tachat Ishmael ». Et tous les Hakhamim ashkenazes qui vivent sous le monde occidental disent qu'il vaut mieux vivre sous le monde arabe que sous le monde occidental. Chacun est sûr que le goy de l'autre est meilleur que le sien. Seulement, tout le monde a souffert. Je peux vous dire qu'il y a la concurrence. Donc là, on a vécu pendant 210 ans, très difficilement. Il y a eu ces premières années où Yossef était en vie, et encore Yaakov était en vie. Après que Yaakov est mort, et même quand Yossef était encore en vie, l'esclavage a commencé. Ça va être important pour comprendre certains passages de la paracha, donc je vais l'expliquer.

La paracha dit que HaKadosh Baroukh Hou, pour nous faire sortir d'Égypte, n'a pas pris le chemin le plus court. Je vais vous dire maintenant: à partir du premier passage de la paracha jusqu'à la fin du livre de Devarim, on a un apprentissage du peuple juif. Pendant les plaies, c'est surtout les Égyptiens qui ont appris, à leur manière, qui était Hachem. Maintenant, depuis la paracha de Béchalla'h, jusqu'à la fin du livre de Devarim, on va voir que le peuple d'Israël va apprendre. Il va apprendre plein de choses, avec la manne, avec tout ce qu'on va avoir comme épreuves. Le but est de faire sortir un peuple qui était très, très bas, au niveau spirituel. Vous vous rappelez dans quel état on était au niveau spirituel ? Le 49e degré de péril: il n'y avait pas plus bas, il restait un degré, après il n'y avait plus rien. Il y avait le mur, après. Donc, très bas.

Est-ce qu'on faisait de l'idolâtrie en Égypte ? Oui. Est-ce qu'on faisait des rapports interdits en Égypte ? Oui. Est-ce qu'on faisait des meurtres en Égypte ? Oui. Qu'est-ce qui nous restait en Égypte comme mitsvot ? Parce que ça ne posait pas lourd. On a gardé nos noms. Il y a trois choses qui sont marquées: on a gardé nos noms, on a gardé notre langue, et on a gardé nos vêtements. Ce n'est pas mal, mais ce n'est pas énorme, il y a deux ou trois gouttes de mitsvot dans le Shukron HaOuch, à part les noms, les vêtements et la langue. Surtout que ces trois choses, il ne faut pas les marquer dans le Shukron HaOuch. C'est trop large, on peut tout marquer.

Le vêtement: c'est marqué quand Moshé est arrivé chez Yitro, ils ont dit « un homme égyptien est venu », parce qu'il était habillé comme un Égyptien. Et quand Yossef est arrivé, ils ont dit « un Hébreu », parce qu'il était habillé comme un Hébreu. Les gens se reconnaissaient à leurs habits, ils avaient des habits différents. Aujourd'hui, si vous voyez quelqu'un qui vient d'Arabie saoudite ou quelqu'un qui vient d'Europe, ils s'habillent différemment. Il y a des habits qui représentent, si vous voulez, des peuples, plus ou moins. Aujourd'hui, c'est un peu plus uniformisé, mais à l'époque, c'était beaucoup plus marqué. Donc, ce qu'on a gardé, c'est peu. Tout le reste, si les Hakhamim voulaient ne trouver que ça, c'est-à-dire que tout le reste, eh bien, on était à la peine. Voilà pour le niveau spirituel. Mais non, ce n'est pas que c'est un problème. C'est une notion de Kabbale.

Elle s'exprime aussi à travers la Sefirat HaOmer, qui dure 49 jours. C'est un rapport avec 7 x 7. Sept est l'expression d'un monde où il y a la présence divine, puisque c'est le calendrier juif avec six jours de création et un jour où HaKadosh Baroukh Hou dévoile sa présence par le fait qu'il arrête de créer. Nous faisons la même chose. Quand c'est fait 7 x 7, cela exprime quelque chose de plus profond qui entre dans notre réalité. La Sefirat HaOmer compte 49 degrés, soit 7 fois 7. Il y a six, sept, huit… Je ne vais pas rentrer dans ça, mais si vous voulez, j'y entre.

Il y a des gens qui servent HaKadosh Baroukh Hou le sixième jour. C'est-à-dire qu'il y a des peuples pour qui le jour sacré est le sixième jour, le vendredi. Qui fait sa religion le sixième jour ? Les musulmans. Et il y a des gens pour qui le jour sacré est le septième jour. Et ceux qui font… pour qui le jour sacré est le huitième jour. Qu'est-ce qu'on appelle le huitième jour dans la Torah ? Le monde futur, Olam HaBa, la Mitsva, la Bitel. Donc, dans le monde futur, toutes les mitsvot seront annulées. Qu'est-ce que ça veut dire ? Elles seront annulées, alors on peut s'éclater ? Ça, c'est le monde futur musulman. Là-bas, on a le droit …

Cours de Machon Meir

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