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La prise de Jéricho, après l'engagement au projet divin

Josué circoncit le peuple à Guilgal, puis la chute de Jéricho par le chofar et le cri, au septième tour.

1 h 02

Rav Rony Akrich

Ensuite : La traversée du Jourdain et l'autorité de Yehoshua, 1 h 01

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom, boker tov lekoulam. Chapitre 5, Yoshua. On avait parlé mardi dernier, puisque mercredi je n'ai pas pu arriver. Un camion s'est renversé. Vous imaginez, pour un camion renversé, on perd sa journée. Et on avait vu mardi dernier la Brit Mila, au moment de l'accomplissement du geste de l'alliance, lorsque Yoshua traverse et rentre en Erets Israël. C'était une première injonction divine qui demandait à Yoshua d'accomplir la Brit Mila, ce qu'on a l'habitude de traduire, malheureusement, par le terme de circoncision.

Nous avions déclaré et affirmé qu'il s'agissait de l'alliance avec le Verbe, le Verbe divin dans ce cas précis. Et ce Verbe divin nous avait affirmé que si cette alliance était maintenue, il protégerait et assurerait le devenir du peuple d'Israël, et que cette terre sur laquelle nous résidions nous serait accordée en héritage à tout jamais. Voilà. Je m'excuse de couper, mais fermez les portes quand vous rentrez. Merci.

On avait vu, je relis simplement le passage, versets 2 et 3: Be'et ayyamar Adonai el-Yoshua: sélécha lecha haravot tsurim, chouv mal et bné Yisrael chenit, circoncis à nouveau les enfants d'Israël. Et je devais vous donner l'explication. Vayaasso Yoshua haravot tsurim, et Yoshua fabriqua des couteaux, des lames, vayimol et bné Yisrael el gibat haaraloth, et il circoncit les enfants d'Israël sur la colline des Aralot. Une seconde fois.

On avait expliqué que Aralot désigne le prépuce. Je ne reviens pas là-dessus. Tout est dans le cours qui a été filmé à ce moment-là, et certainement dans les notes que vous avez prises. J'avais terminé avec quelque chose de précis. Je voulais dire deux ou trois choses, mais je crois que je n'en avais dit qu'une seule. Cela concernait Moshé.

Au moment où il fut convoqué par l'Eternel pour se mettre en marche vers l'Egypte afin de libérer les enfants d'Israël, on se rend compte, d'après le midrash que je vous ramenais, que l'un des enfants de Moshé n'avait pas été circoncis. Je vous avais dit à ce moment-là que j'essaierais de retrouver le papier en question. Il avait deux enfants, oui, oui.

En tout état de cause, peu importe maintenant de rechercher le midrash, on n'a pas le temps. Ce qui était important, c'est la volonté de sa femme Tsipora, et vous connaissez son origine: elle est la fille de Yitro, bien entendu. Cela veut dire que les origines ne sont pas telles que nous aurions pu le penser, pour cette fille ayant grandi dans un séminaire, aux cheveux longs et aux idées courtes.

En clair, elle intervient ici dans l'histoire d'une manière qui ne laisse pas deux façons de l'entendre. Elle prend la pierre aiguisée et elle accomplit le geste. Elle est, en fin de compte, celle qui va permettre l'engagement, la poursuite engagée de cette histoire. Car Moshé, vous vous rappelez, on avait terminé là-dessus: Moshé était condamnable.

C'est-à-dire que le message en filigrane de l'histoire, c'est que si tu n'étais pas capable d'accomplir, dans le fait, dans le geste, l'alliance elle-même, en quoi pourrais-tu être toi le messager de mon alliance ? Vous comprenez ce que je dis ? Quand vous ne comprenez pas, vous faites un signe de la tête. Ne prenez pas une tête d'idiot, c'est-à-dire une tête qui essaie de dire: je n'ai pas compris. Donc il est clair ici que Moshé n'avait pas de possibilité de poursuivre le mandat qui lui avait été accordé s'il n'était pas, en son âme et conscience, mais ici plus qu'en son âme et conscience, en son âme, sa conscience et son corps, non seulement instruit, mais engagé, c'est-à-dire faisant tout ou partie du mandat qui lui a été accordé. Plutôt que tout.

La deuxième chose que je voulais vous rappeler, et on n'avait pas eu le temps, répond à la question de ce qu'on avait lu dans Yoshua à l'instant, la dernière fois, aux versets 2 et 3 du chapitre 5, où il est question d'une deuxième circoncision, alors qu'il y en avait eu une première. Regardez, si vous avez le temps de fouiller, dans Chemot, chapitre 12, verset 43.

Au moment de la sortie d'Egypte, le korban Pessa'h, le sacrifice, on l'appelle le sacrifice de Pâque, bien entendu, qui n'a rien à voir avec l'autre énergumène. Vous savez que lorsque les enfants d'Israël ont été convoqués par l'Eternel, dans un agissement de résistance pure et simple en Egypte, l'un des actes de résistance les plus probants a été d'aller chez l'Egyptien et de prendre l'animal adoré, plus qu'adoré, adulé véritablement. Cet animal adulé et adoré, c'était l'agneau. Quand ils sont arrivés dans le chantier de l'Egyptien, il s'est avéré qu'il y avait plusieurs agneaux. Ils ont demandé lequel, on leur a dit: « Cherchez Pascal ». Naham, c'était mon style.

Au moment où nous sommes peu ou prou prêts à sortir de cette Egypte, c'est-à-dire à assumer le moment de la libération, de la délivrance, cette liberté, ce printemps de la liberté, comme l'appellera le Rav Kook dans ses écrits, il fallait être conséquent d'une prise de position. Pas simplement dans la manifestation, dans le slogan, mais dans l'acte. Et l'acte ici n'était pas seulement d'accepter de sortir. Pour accepter de sortir, il fallait donner une preuve probante, à savoir se marquer dans sa chair comme un identifiant des plus sincères avec le projet divin.

Cela va bien au-delà d'Israël. Je vous le répète et je vous le rappelle à chaque fois: Israël n'est que l'élément médian qui, par sa rédemption, est à même de racheter l'univers, l'humanité tout entière. Mais le Rav Kook, dans Orot HaTechouva, parle non seulement de l'humanité: c'est une courbe exponentielle qui va de l'infiniment petit vers le macrocosme le plus grand qui soit. Et nous parlons véritablement d'un retour des choses à la normale.

Sans rentrer dans le détail, vous en parlerez avec mon cher et tendre ami Yoël, de ce genre de questions. Ce ne sont pas des questions auxquelles je peux répondre, mais il est évident que lorsque l'arbre donne son fruit, et que l'arbre n'est pas le fruit... C'est une grande question lorsque le soleil est celui qui est clair et que la lune doit se rétracter pour subir les rayons du soleil, alors qu'elle demande à être le deuxième luminaire et qu'elle n'est, en fin de compte, que le reflet du premier. Il y a ici des fractures de l'histoire dans la création qui nous amènent à des questions, mais ce n'est pas notre sujet. Je reste dans mon domaine, historico-philosophique. Les autres questions, vous les poserez à notre cher Rabbi Yoël.

Il y a donc une demande: Mila be mitsva tapessa. C'est intéressant, comment ça m'est sorti. Mila be mitsva tapessa. Mila, c'est le mot, bien entendu. Ah, bien la mila, la mila, c'est aussi ce qu'on appelle ôter le prépuce. Mais on avait dit quelque chose la dernière fois: dans l'acte d'ôter le prépuce, il ne faut pas simplement le comprendre comme une réalité restrictive. Bien au contraire ! Le fait d'ôter le prépuce te disposait à une tout autre dimension.

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