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Gagner sa vie par son propre travail selon Maïmonide

Le bonheur de l'homme qui gagne sa subsistance de ses mains, à partir de la Michna et de Rachi.

51 min

Rav Yaakov Nahon

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors moi, ce que je vous propose, c'est de prendre à ce niveau l'œuvre écrite. Pour autant, Joseph, on avait déjà vu la première Michna dans l'œuvre écrite, dont le message était, entre autres... Je voudrais conclure sur ce qui était dit à la fin de la première Michna. Au niveau des livres, on n'a pas exactement la même édition. Il y a deux éditions qui circulent. Il y a une édition sans bande bleue et une autre avec une bande bleue.

Moi, je sais, elle sent la bande bleue, mais il y en a peut-être quelqu'un qui en a une autre. Peut-être prendre celle-là. Prenez-la, ça sera plus facile, parce que ça sera tous un peu le même genre. Je pense que c'est celui-là. Et peut-être qu'il y a une bande bleue chez toi, je ne sais pas. Regarde derrière. Tu ne peux pas ? Non. Alors moi, je vous invite à la page Aïdine. C'est très, très joli.

Ok, alors c'est à la page 1-Yen. Tu montres un peu ton texte, je veux voir ce que ça donne. Page 1-Yen, on va voir là. Ah, c'est comme ça. Ok. Regardez bien: est-ce qu'il y a quelqu'un qui a des livres comme ça ?

Donc on est exactement dans la même édition. On cherche donc la parchа. C'est terrible. Le message de la fin de la Michna est doublement intéressant. On va lire le texte tout de suite, c'est intéressant de le lire. Le texte dit comme ça.

C'est pas exactement le même format de livre. Moi, c'est à la bande bleue. C'est pour ça que je te dis, prends celui-là.

Bon, on s'arrête là. Vous pouvez m'arrêter d'abord sur ça. Le message qui est dit ici, dans un premier temps: Eizehou ashir ? Quel est l'homme qui est heureux, qui est riche ? Ashir, c'est riche. Réponse: Hasameach bé'helko, celui qui est heureux de sa part.

Maintenant, qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Ce n'est pas très clair aujourd'hui. Mais c'est illustré par quoi ? Helko, c'est sa propre part. C'est un hélek qui sépare: celui qui est heureux de sa part dans ce monde, dans cette vie. C'est illustré par quelle expression ? Ché néémar. Ensuite, un texte des Téhilim: Yegiah kapekha ki tochel, ashrékha vé-tov lakh. Yegiah kapekha, c'est « Tu te fatigueras », « Efforce-toi ». De tes mains, travaille, de façon à subvenir à tes besoins pour vivre.

Achrékha vé-tov lakh: si c'est ainsi, alors achrékha, le mot achré, c'est heureux. Achrékha vé-tov lakh: heureux sois-tu, et c'est bon pour toi, notamment. Achrékha dans ce monde, ça va, et non seulement ça, mais même plus que ça.

Tu as une dimension essentielle en ce qui concerne ta valeur spirituelle: l'indépendance, le fait de gagner de son propre mérite, qui est en fait la base même de toutes les acquisitions spirituelles, le fait que l'on mérite ce que l'on obtient par son propre travail. Tov lékha lé'olam.

Ce qui est très intéressant, c'est que lorsqu'on te dit « heureux celui qui est heureux de sa part », apparemment ça ne passe pas par la tête de celui qui écrit cette Michna que ça ne se passe pas aussi autour du thème de la subsistance et du travail pour acquérir sa pensée. Helko, c'est celui qui travaille, et qui travaille dans une zone qui est la sienne, qui ne dépend pas des autres. C'est-à-dire que l'indépendance, disons financière,

est située au centre, et la joie, c'est finalement de gagner sa propre vie et de ne pas dépendre de l'autre. Et comme je vous ai dit, le thème du mérite personnel est essentiel autour de ça. Je voudrais qu'on regarde un tout petit peu ce que dit d'abord Rachi là-dessus, et peut-être le Rambam, si on a le temps. Si tu veux, Maxime.

Tu nous dis un peu ce que dit Rachi à propos de l'expression Sameach bé'helko. Asameach bé'helko, béchelek chéhou Kadosh Baroukh Hou mazlilo... Akol notel bé'raïm yafa. On arrête. On arrête, ça veut dire moussah akher, on revient à ça. Moussah akher, qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

Et il n'est pas possible d'être réveillé et d'arrêter d'acheter plus qu'une partie. Et s'il n'y avait pas de joie quand il mangeait, qu'est-ce qu'il aurait vécu ? Il aurait vécu le bonheur des bonheurs, et de la douleur et de la douleur, de la part de lui, comme de l'amour de l'amour, mais certainement de la joie et de la joie, comme il a dit. Et Mithra, lui, raconte autrement ce qu'il a vécu. Bien.

J'avance. Je traduis un peu ce qu'on a vu. On a fait le sens. Sameach bé'helko. Qu'est-ce que c'est que bé'helko ? Il y a ici une coïncidence entre ce que Dieu lui donne et ce qu'il fait lui-même. C'est-à-dire qu'il y a pour chacun sa propre part dans le monde, et la grandeur, c'est d'arriver à faire ce qui te concerne, toi. Tu as ta part. Il est prévu que tu fasses

ce tafid-là dans le monde. Et si finalement tu le fais et que tu l'accomplis comme il faut, ça, c'est la base même de la richesse intérieure: le fait que tu fasses ce qu'on t'a donné à faire, chacun à sa façon. On a dit béchelek, la part. HaKadosh Baroukh Hou lui prépare...

HaKadosh Baroukh Hou, quand il donne, il donne largement. Chacun a son compte quand il fait les choses qu'il faut et qu'il prend sa propre part. Ain yafa, c'est d'un bon nom. Il s'agit de Hachem qui donne. Non, no'sha'h'ker, une autre lettre. Bounaare, c'est no'sha'h'ker, c'est-à-dire une autre formulation, une façon un peu différente de comprendre les mêmes choses. Idéal. Chéyéchlo, guéroud né'héfèsh. Ça va, tout le monde a ce même texte ? Bien.

C'est une dimension de Kherout Nefesh. Le mot Kherout veut dire ? Liberté. Kherout Nefesh, donc il se sent libre dans ce qu'il est en train de faire. C'est-à-dire que ce qu'il fait correspond à quelque chose qui lui correspond. Il n'y a pas de contrainte dans ce travail qu'il fait, dans cet effort qu'il fait. Au contraire, c'est quelque chose qui le concerne.

Et ça, ce n'est pas évident qu'on le trouve au début de notre vie, très jeune. Chez vous, vous êtes en pleine recherche. Votre époque, c'est vraiment l'époque de la recherche. L'adolescence, c'est vraiment chercher ce qui vous concerne, là où vous devez être, votre chemin. Et c'est important de réfléchir, de se faire aider et de trouver, parce qu'il n'y a rien de plus... de plus... de plus nul. Il n'y a rien, d'ailleurs, de plus important que de réaliser ce pour quoi on est.

Et chacun a son rôle. Il y a une recherche à faire, et il faut vraiment prendre conseil et chercher pour trouver vraiment son chemin. Mais quand tu es sur ton chemin, tu es chez toi. Et on insiste énormément là-dessus. C'est-à-dire: j'ai une liberté authentique, aucune contrainte, un bon cœur.

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