Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Adam, Eve et la naissance de Caïn

Comment le verset « Adam connut Eve » engendre Caïn, et pourquoi l'être précède l'avoir.

1 h 11

Rav Rony Akrich

Ensuite : Se rencontrer soi-même, premier pas vers autrui, 55 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Chalom lé koulam, boker tov, tsohorayim tovim. Pérèk Dalet, Pasouk Aleph. Véhaadam yada et Chava ishto, vatahar, vatéled et Kaïn. Il y a bien d'autres choses qu'on aurait dû voir entre les deux, ce qu'on a vu les semaines précédentes et le Pérèk Dalet, mais vu le temps qui nous est imparti, je préfère passer à ce dont je vais vous parler aujourd'hui.

Puisque c'est un des points cardinaux de ce qui servira de base essentielle à l'ensemble du Tanakh, c'est-à-dire de l'histoire et de la philosophie de l'histoire du Tanakh. Il n'y a qu'un seul cours qui a été enregistré, le premier n'avait pas été enregistré. Donc si vous voulez faire Hazara, il n'y a que le deuxième où j'avais fait un certain nombre de rappels, bien entendu.

Bonjour messieurs, bienvenue à bord. Je vous rappelle comment on a commencé à apprendre à travailler. On regarde la phrase, on va essayer de voir le contexte, et ensuite on va essayer de comprendre et d'entendre comment la phrase se construit.

Pour vous donner une idée essentielle de la chose, la lettre est une note, le mot est un temps et la phrase une mesure. Le texte est une symphonie pathétique ou pastorale, si vous aimez Berlioz ou pas. Mais c'est comme ça que vous devez l'entendre. S'il n'y a pas de ressenti concernant le texte et ce qui l'amène comme sens et comme définition, on passe à côté de quelque chose. Pour ceux qui étaient là les deux fois où je suis venu, vous savez de quoi je parle, avec toute la difficulté inhérente aux propos, je vous l'accorde. Mais ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'elles sont inabordables. Et il faut se rappeler que l'épreuve est à même de nous faire grandir. Ainsi est-il écrit.

Dans la paracha Vayera, Vayehi Elohim nissa et Avraham: D.ieu mit à l'épreuve Abraham. Le verbe nissa, c'est mettre à l'épreuve. L'infinitif, lenasot, le radical nassa, nasso. Et il est question ici de l'épreuve, mais le terme est polysémique, c'est-à-dire qu'il a une double ou une triple définition, plusieurs définitions. Dans ce cas précis, l'épreuve est aussi le terme d'étendard. Lorsque vous avez un terme polysémique, il faut être capable d'entendre les différents niveaux de définition, et pour être capable d'entendre le sens profond du radical, être capable de trouver le plus petit dénominateur commun entre les différentes définitions.

Si vous pensiez être venus ici pour vous amuser, que nenni mon ami, vous vous êtes trompés totalement. Il ne s'agit pas simplement d'un brainstorming, c'est-à-dire d'une effervescence neuronale ou synaptique. Il s'agit ici de comprendre et d'entendre pour pouvoir réaliser. Les choses doivent être clairement entendues. Il s'agit d'entendre et de comprendre, de réagir, de ressentir, afin de réaliser concrètement.

Ce dont nous avons parlé précédemment, c'est que nous étions les collaborateurs du projet divin. Ce projet divin, il est concret. Concret. Et donc, vous devez y adhérer, mais ce n'est pas dans un slogan, comme le faisaient certains juifs dans les pays de la diaspora: « Israël vivra, Israël vaincra ». Lorsque je me trouvais là-bas, je criais toujours avec les bras en croix. Il est bien clair qu'il est question…

…d'un investissement, d'un engagement personnel, et c'est par rapport à cet engagement-là que les résultats se feront ressentir au niveau de l'individu comme au niveau du clan. Voilà, petite présentation, surtout que nous approchons demain soir de Roch Hachana, les dix jours qui sont ici de remise en question, où la remise en question, dit le Zohar, au premier jour, concerne le pluriel d'Israël, c'est-à-dire le Klal, et au deuxième jour, l'être singulier, c'est-à-dire nous-mêmes. Mais il n'y a pas seulement une reconnaissance de nous par rapport au Klal, il y a aussi un répondant de cette conscience du Klal pour essayer de trouver la place de l'individu, c'est-à-dire du singulier. Le shofar, qui est l'essentiel ici.

L'essentiel de la journée de Roch Hachana est d'abord signifié dans la bracha, ce que les Français appellent la bénédiction, bénédicte, c'est-à-dire le bon dire. Comme la malédiction, c'est malédicte, le mauvais dire. Bon, c'est une traduction très latine, qui ne nous intéresse pas du tout, étant donné que, sachez-le, le mot bracha a pour origine, dans son radical (toujours, cherchez les radicaux), le radical Berekh. Et sachez que le berekh, le genou, comme radical de la bracha, vient signifier ici que nous sommes capables, en bénissant, d'engendrer, de générer quelque chose, de donner à la matière une dimension beaucoup plus transcendante. Pourquoi ? Parce que le genou est le point d'appui sur lequel les femmes prenaient appui. Pour quoi faire ? Pour accoucher. Vous ne le saviez pas.

Voilà que vous savez maintenant. Des fois, il ne vaut mieux pas savoir, ça nous crée des problèmes. La connaissance est porteuse d'énormément de difficultés, sachez-le. Parce que lorsque nous passons devant les tribunaux, un homme averti en vaut deux. Et donc vous comprenez que les difficultés sont énormes. Si vous ne saviez pas, on peut dire que vous étiez anus, c'est-à-dire comme violé par l'événement. Ou par l'avènement, mais en tout cas responsable fondamentalement. Je suis désolé de vous mettre dans cette mouise. Avant tout état de cause, il est absolument essentiel d'avoir affaire aux êtres hébreux auxquels nous aspirons à être, et nous laisserons aux crétins la crétinerie inhérente à leur existence crétine. Que les choses soient claires: c'est-à-dire que nous sommes excessivement, oui, le Klal et, le deuxième jour, le Prat. C'est une…

Absolument. Le jour de Roch Hachana, il faut penser, avoir une orientation de la pensée et du cœur, c'est-à-dire du cœur et de la raison, comme dirait Pascal, concernant ces dimensions-là. Est-ce qu'on fait un vidouï au nom du Klal ? Oui, bien sûr. Ce n'est pas seulement Khatati, c'est Khatan ou Pachan, ou c'est ainsi que c'est écrit, d'ailleurs. Il y a aussi Khatati, Pachati, mais il y a Khatanou. Il faut savoir que le « i » est dans le « ou ». Et c'est parce qu'il y a « ou » qu'il y a « i ». C'est-à-dire que le pluriel est porteur des singuliers. Mais nous ne sommes pas une somme arithmétique, attention. Contrairement à des pensées autres, sans rentrer dans le détail parce qu'on n'a pas le temps, nous ne sommes pas la somme d'eux, mais nous sommes…

…un ensemble appartenant à une entité particulière qui s'appelle Nichmat Knesset Israël, l'âme de l'Assemblée d'Israël. Ce n'est pas la somme des enfants d'Israël qui fait Israël, c'est le fait que l'ensemble des enfants d'Israël sont porteurs, tout ou partie, de cette Nichmat Knesset Israël. C'est-à-dire que c'est parce que je suis porteur d'un pluriel que mon singulier s'y attache pertinemment. Est-ce que c'est clair ? Chalom. N'oubliez pas d'arriver à l'heure, c'est très important. Ce n'est pas grave. On revient à notre texte. Qu'est-ce que je vous avais dit ? Oui, donc, le jour de Roch Hachana, je vous ai dit que la mitsva, la bracha qui est prononcée, ce n'est pas de sonner du shofar. Quelle est la bracha que nous prononçons ? Lichmoa. Avez-vous déjà pensé ?

Cours de Machon Meir

Dans la même série

64 cours de Rony Akrich, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Émouna, Rav Kook, Erets Israël, Techouva.

  1. 7
    Le Maharal et le midrash des lettres de la Création
    Pourquoi Dieu rejette le Taf et le Chine, et comment le monde imparfait tend vers la perfection.
    1 h 02
  2. 8
    L'humilité de la mère face à l'orgueil, selon le Rav Partouche
    Pourquoi la mida de la gaava chez la mère touche plus profondément les générations futures.
    42 min
  3. 9
    Étude de la Torah, sciences et lumière cachée de la prophétie
    Pourquoi la sagesse prophétique échappe à la raison seule, et le rôle décisif des midot dans la réception de la Torah.
    28 min
  4. 10
    L'homme, la femme et la fraternité dans la Genèse
    Le double souffle de l'homme (nefesh et neshama), puis le nom 'Ichah' et la notion de fraternité dans Bereshit 2.
    1 h 00
  5. 11
    Adam, Eve et la naissance de Caïn
    Comment le verset « Adam connut Eve » engendre Caïn, et pourquoi l'être précède l'avoir.
    En cours de lecture
  6. 12
    Se rencontrer soi-même, premier pas vers autrui
    Le Kouzari définit l'homme de bien (Chassid) comme celui qui se gouverne lui-même avant d'aimer autrui.
    55 min
  7. 13
    La bénédiction des Cohanim, bénir avec amour
    Pourquoi la bénédiction sacerdotale exige un amour réel entre les Cohanim et le peuple, et non un simple geste rituel.
    55 min
  8. 14
    La haine gratuite, l'Aleph et l'unité de la diversité
    Pourquoi le second Temple est tombé par haine gratuite, et comment l'Aleph relie les Youd et l'unité.
    50 min
  9. 15
    Techouva : la racine du mot et le sens de chouv
    Le cours part de la racine chouv pour montrer que la techouva est un retour à soi, non un simple aveu de faute.
    1 h 06
  10. 16
    Qui est l'homme intègre ? Tamim Tiyei et la mission d'Israël
    Le verset cardinal « Tamim Tiyei » expliqué à partir du Devarim, de la Torah et de la mission du peuple d'Israël.
    1 h 03

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav