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La techouva selon Rambam : pourquoi faut-il la dire ?

Pourquoi la techouva ne suffit pas en pensée et exige l'aveu oral, le vidouï, selon Maïmonide.

50 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Le Rambam et la balance des mérites et des fautes, 50 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bon, bonjour à tous. Nous continuons notre pénétrante étude de Hilchot Techouva de Rambam. C'est bien ce que nous étudions le dimanche, n'est-ce pas ? Je crois que nous avons fini la première halakha, n'est-ce pas ? Hein ? Ou non, on n'a pas étudié l'histoire du vidouï, hein ? D'accord. Bon, étant donné que vous avez la chance d'avoir le texte devant les yeux, vous pourrez suivre avec le texte, et moi je vais devoir me servir de ma mémoire.

Donc, il y en a qui n'ont pas le texte ? Comment se fait-il ? Il y a un cours, on est censé amener les bouquins. Oui, mais le problème… je veux bien que tu ailles chercher le problème si tu n'es pas le seul dans cette situation. Comment comprendre ça ? Pour tout vous dire, un cours dans lequel on a un texte vaut cinq fois plus d'expérience qu'un cours sans texte.

C'est-à-dire, surtout si l'étude porte sur le texte. D'accord ? D'où l'importance d'avoir le texte devant les yeux. C'est très important pour comprendre de quoi on parle. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi, après toutes ces profondes remarques, vous ne veillez toujours pas à avoir un texte. Après mes profondes remarques, comme quoi il faut avoir un texte, pourquoi est-ce que vous ne veillez pas à en avoir un ?

Par exemple. Ah, d'accord, c'est une réponse. Voilà, ça, c'est une bonne réponse. Très bien. Vous allez donc chercher vos textes, et comme ça nous aurons le loisir d'étudier le texte dans le texte. Quant à moi, je vais être obligé de me fournir… il y en a un ici. Et non. Donc, si je me rappelle bien,

on avait mis en évidence le fait que, d'après le Rambam, la techouva est un mouvement, pourrait-on dire naturel, pas vraiment naturel, intrinsèque à l'être, n'est-ce pas ? Il n'y a donc pas de mitsva, selon le Rambam, de faire techouva, mais il y a une mitsva de faire le vidouï. Et pourquoi faut-il faire le vidouï ? Le vidouï est une action qui se fait par la parole. Voilà, c'est génial !

Et le problème, c'est de savoir: pourquoi faut-il passer par la parole ? Ne suffirait-il pas de passer par la volonté ? C'est-à-dire, la techouva est un acte de la volonté. Jusqu'à présent je voulais le mal, maintenant j'ai changé de volonté et j'ai décidé de vouloir le bien. Donc je regrette le mal que j'ai fait, je décide de ne plus le faire et de faire le bien. Tout ça, c'est quelque chose d'intérieur, c'est quelque chose qui se passe dans ma volonté.

Et pourtant, la halakha nous dit qu'il ne suffit pas de faire techouva en pensée, en volonté: il faut également avouer sa faute oralement. Oui ? Ça, c'est autre chose. Les prières ont remplacé les sacrifices. Mais là, ça, c'est bon pour la partie qui demande un sacrifice, ce qu'on appelle la kapara, l'expiation.

Mais là, on ne parle pas de l'expiation, on parle de ce qui vient avant l'expiation, c'est la techouva. C'est-à-dire que, quand je fais un péché, il y a deux choses à faire. D'une part, faire techouva, et d'autre part, faire ce qui est nécessaire pour expier la faute. Cela change selon les différentes sortes de fautes. D'accord ? Or la techouva n'est pas quelque chose qui est dans les mots, c'est quelque chose qui est dans la volonté intérieure, ce n'est pas dans les actes. D'accord ? C'est clair ce que je dis là ? Bon.

Donc la question qui se pose: pourquoi est-ce qu'il ne suffit pas de décider intérieurement d'abandonner le mal et d'opter pour le bien, pourquoi faut-il également le dire ? Voilà, et c'est la question. Vous comprenez que la question suppose qu'il y a une importance très grande, shalom wa raha, à la parole. Vous qui êtes des retardataires, ce qui vous est pardonné évidemment, est-ce que vous avez également le texte ?

Oui ? C'est important d'avoir le texte. C'est ce que vous voulez. C'est un nouveau. Ah, c'est un nouveau. Baroukh Haba. Il y a quelque chose de très important à savoir: c'est une remarque générale pour toute étude. Quand l'étude porte sur un texte, celui qui a un texte comprend cinq fois plus que celui qui n'en a pas. D'où l'intérêt de posséder le texte. Oui ? — Même s'il ne comprend pas la langue du texte ? — Non, mais je traduis simultanément.

C'est très important. C'est une familiarité qu'il faut avoir avec les sources, et c'est pour ça que j'insiste sur l'histoire du texte. C'est-à-dire que même si tu ne comprends que dalle, tu dis: mais qu'est-ce qu'il dit là ? C'est de l'hébreu pour moi. Eh bien, d'ailleurs, pour tout le monde: tu auras un contact, une sorte d'humidification de la sécheresse intellectuelle qui vient à travers le texte. Et je crois qu'il y a une segoula, n'est-ce pas ? C'est très important, donc, d'avoir des textes. Voilà.

D'ailleurs, il n'est pas possible qu'il y en ait encore un ici. Hein ? Voilà. C'est tout à fait possible, même. Ben non, il n'y en a pas. Ben oui, il n'y en a pas. C'est comme ça. C'est l'avoir, mais enfin, que faire ? Et donc il faudrait savoir… Ah, il y en a amené deux, vous vous rendez compte ?

Et donc, ce que nous découvrons à travers cette étude, c'est l'importance énorme de la parole. Ce qu'il faudrait comprendre, c'est pourquoi la parole est tellement importante. D'après la tradition juive, la parole, c'est ça le propre de l'homme. Il y a une différence entre cela et la tradition grecque. Chez les Grecs, et souvent chez les philosophes, on enseignait que dans le monde il y a quatre niveaux. Il y a la matière inerte, par exemple un morceau de plomb, ou d'or, ou de l'eau. Tout cela, c'est de la matière inerte.

Au-dessus de cela, il y a les plantes. Les plantes sont douées de vie. La vie est donc supérieure. Et puis, au-dessus de la vie, il y a la vie animale. Un chat, c'est plus qu'une laitue. Vous savez ce que c'est, un chat ? C'est une laitue ambulante. C'est vrai ? C'est une laitue qui sait bouger, qui sait aller chercher sa nourriture. Certains disent que les chats se nourrissent de souris, ce qui est évidemment une légende.

La vérité est que les chats se nourrissent des poubelles. Poubelles. Poubelles. Et puis il y a également un quatrième niveau. Ce quatrième niveau, c'est l'homme. Mais qu'est-ce que l'homme ? La tradition grecque a l'habitude d'appeler l'homme l'être intelligent, un animal intelligent. Nous sommes capables de comprendre des choses abstraites. C'est-à-dire que pour les Grecs, plus quelque chose est abstrait, plus il est intellectuel, mieux c'est.

Tandis que pour la tradition juive, l'homme est appelé en général Hai Medaber, l'animal parlant. C'est-à-dire que parler est encore plus grand que penser. Évidemment, quand on dit des paroles, ce sont des pensées que l'on exprime par la parole. Mais c'est plus grand. Pourquoi c'est plus grand ? Parce que si je dis que ce qui est …

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