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Pirkei Avot : ne pas perdre son temps en route

Rabbi Eleazar ben Arakh et Rabbi Yaakov : donner ce qui nous appartient et l'étude de la Torah en chemin.

45 min

Rav Amram Levy

Ensuite : Pirkei Avot : soin de la prière et ne pas se croire perdu, 47 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Introduction à la Michna

Nous sommes dans la Michna 7 du chapitre 3 de Pirké Avot. D'accord ? Suivez dans le texte. Rabbi Elazar ish Bartota dit: Tén lo mi chelo, cheata vechelcha chelo. Et David a dit, comme il est écrit: Ki mimecha hakol, ou mi yadcha natanou lah. Rabbi Yaakov dit: Haholekh baderekh veshoné, oumafsik mimichnato veomer: Mah naé ilan zeh, oumah naé sadé zeh, maalé alav hakatouv kiv'ilou mitchayev benafsho.

Nous allons expliquer et traduire cette Michna. Il s'agit du village de Bartota. Il y avait probablement, à l'époque, un village qui s'appelait Bartota.

Que nous dit-il ? Rabbi Elazar ish Bartota nous dit: Tén lo mi chelo. Donne-lui à qui ? Lui... Non, Hachem. Tén lo mi chelo: donne-lui de ce qui est à lui. C'est-à-dire que tout ce que tu donnes, en tant que tsedaka, en tant que hessed, lui appartient. Tén lo mi chelo, pourquoi ? Car cheata vechelcha chelo: toi-même et ce qui est à toi,

Atah vechelcha: toi et ce qui est à toi lui appartiennent. Cheata vechelcha chelo. Et d'où savons-nous cela ? Nous avons un verset, que David HaMelekh a dit: c'est ainsi que David a dit, car tout est de toi, et nous te donnons de ta main.

De ce qui t'appartient, nous te donnons. Rabbi Yaakov dit: celui qui chemine sur la route, qui marche sur la route et étudie, — qu'est-ce qu'il étudie ? La Torah, probablement. Il ne perd pas son temps. Celui qui chemine sur la route et étudie la Torah,

son étude, en marchant, il était en train d'étudier, et il interrompt son étude. Il contemple le paysage et dit: Mah naé ilan zeh, comme cet arbre est beau. Mah naé ilan zeh, ou mah naé sadé zeh, comme ce champ, comme ce sillon, ce champ est beau. Ce que dit Jacob: Maalé alav hakatouv kiv'ilou mitchayev benafsho. Le Saint béni soit-Il le considère comme s'il était, cet homme-là,

cette personne-là qui était en train d'étudier et marchait dans la rue et cheminait sur la route. Et comme il a interrompu son étude, il a commencé à contempler et à parler un peu du paysage et tout cela, l'Éternel le considère comme s'il était lui-même coupable et cause de la perte de son âme. Mitchayev benafsho: c'est-à-dire qu'il est coupable et il est la cause de la perte

de son âme. On va voir pourquoi. Comment ? Il y a une question que les commentateurs ont posée. Ils disent: il y a une berakha que l'on fait lorsqu'on contemple le paysage, lorsqu'on voit des choses très belles de la création, il y a une berakha. Alors comment se fait-il que cet homme-là,

qui a interrompu son étude de la Torah pour voir le paysage, l'Éternel le considère comme si la perte de son âme était de sa faute ? C'est une très bonne question. Nous allons voir. Nous allons développer, expliquer et commenter cette Michna.

Qui était Rabbi Elazar ish Bartota ? La première phrase, — Tén lo mi chelo, donne-lui ce qui est à lui. Cheata vechelcha chelo, toi-même et ce que tu as lui appartiennent. Comme on a toujours eu l'habitude de le dire, les Sages qui nous enseignaient ces sentences de Pirké Avot ne se contentaient pas d'enseigner à leurs élèves: tout ce qu'ils enseignaient, ils le pratiquaient eux-mêmes.

Qui était donc Rabbi Elazar ish Bartota ? Il était connu, très, très, très connu pour sa charité exceptionnelle. Lorsque des gens quêtaient dans le village, dans sa ville, pour la tsedaka, pour une œuvre de tsedaka, les quêteurs, raconte la Guemara, se tenaient à l'écart de son chemin. Lorsqu'ils voyaient

les quêteurs de tsedaka — lorsqu'ils voyaient Rabbi Elazar ish Bartota, un homme plein de charité, très connu pour sa charité exceptionnelle —, à tel point que les quêteurs, lorsqu'ils le voyaient sur la route, l'évitaient. Pourquoi l'évitaient-ils ? Parce qu'ils craignaient qu'il ne veuille donner plus que ses moyens. Il était tellement

plein de charité. Il avait peut-être cette midda de tsadik. Il donnait. Tout ce qu'il avait, il le donnait. Les quêteurs ne voulaient pas qu'il donne plus qu'il ne pouvait se permettre. C'est là ce que raconte la Guemara. — Justement, la halakha: on n'a pas le droit de donner plus de vingt pour cent. Dans les lois de la tsedaka du Rambam et dans le Choulhan Aroukh, on n'a pas le droit de donner plus de vingt pour cent de ses biens, de ses avoirs.

Pourquoi ? Pour ne pas se ruiner et en arriver à devoir demander de l'argent, à demander l'argent. Donc c'est lui qui nous dit — Rabbi Elazar ish Bartota, qui enseigne lui-même que tout ce que l'on donne aux pauvres, en tsedaka, on ne le donne pas de nos avoirs à nous-mêmes, parce que tout ce qui nous appartient appartient au Saint béni soit-Il.

Nous-mêmes, et tout ce que nous possédons, appartient au Saint béni soit-Il. Donc tén lo mi chelo: tout ce que nous donnons aux pauvres, aux autres, nous le donnons de ce que le Saint béni soit-Il a donné. Exactement. Tout ce qu'on donne vient du Saint béni soit-Il. Cheata vechelcha chelo: en d'autres termes, nous devons considérer que tous nos biens ne sont pas notre propriété. Tout ce que nous avons

nous est confié entre nos mains. Comment ? Nous sommes des dépositaires, voilà. Des dépositaires. Oui, bien sûr, c'est une façon de parler. Mais finalement, tout ce que nous possédons en tant que propriété nous est confié par le Saint béni soit-Il. Il a été rapporté qu'Abraham... Sa tente était ouverte aux quatre coins du monde — à l'est, à l'ouest, au sud et au nord. Il était connu pour son hospitalité.

Et il amenait des gens, il donnait l'hospitalité aux gens, il leur donnait à manger et à boire. Il amenait les gens à reconnaître, à être reconnaissants. Et lorsque les Oréhim le remerciaient, il leur disait: ce n'est pas moi qu'il faut remercier, c'est le Saint béni soit-Il. C'est Lui qui vous a donné à manger et à boire, ce n'est pas moi. Je ne suis qu'un intermédiaire.

Les gens ne voulaient pas croire que c'était Hachem. Et Abraham leur disait: vous ne voulez pas croire que c'est Hachem, vous voulez croire que c'est moi ? Alors là, c'est fou.

Finalement, la générosité, c'est-à-dire le fait de toujours donner aux autres, — il faut croire qu'elle ne diminue pas nos fortunes. Lorsqu'on donne la tsedaka, il ne faut pas croire que cela diminue nos biens, nos fortunes. Au contraire, celui qui pratique la tsedaka, comme nous le disent nos Sages, la tsedaka procure à celui qui la donne une aisance, comme le dit la Guemara: Assér ta'assér.

Assér ta'assér. C'est-à-dire qu'il faut donner la dîme. Et pourquoi ce double langage ? Assér ta'assér: il aurait pu dire seulement assér. Donne la dîme, le dixième de tes biens, de ta fortune. Pourquoi ce double langage ? Nos Sages ont dit que ce n'est pas pour rien que la Torah a employé …

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