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Pirkei Avot : soin de la prière et ne pas se croire perdu

Rabbi Shimon enseigne l'exactitude dans le Chema et la Amida, et la Techouva même pour le pécheur.

47 min

Rav Amram Levy

Ensuite : Pirkei Avot : Torah, savoir-vivre et discernement, 46 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom ! Ça va ? Shalom ! Nous commençons aujourd'hui. Nous sommes dans le Pirkei Avot, deuxième chapitre, la onzième Michna… euh, la treizième Michna, pardon. Vous avez tous le texte ? Oui, oui, oui ! Néphanel, le retardataire éternel. Shalom ! Nouveau ?

— David. Bonsoir.

— David comment ?

— Blum. David Blum.

— Strasbourg ? Pas loin, pas loin. Je connais des Blum de Strasbourg. Ah, je connais des Blum de Strasbourg. Hazak.

Al taas tefilatcha keva, ela rachamim vetachanunim lifnei hamakom. Tu as compris, Moshe ?

— Oui.

Chénéémar, ki hanoun veracoum hou, erech apayim verav hessed, venijam al ra'a, veal tehi rasha bifnei atsmecha. Chut chadoui. Rabbi Chimon omer, Rabbi Chimon dit:

Omer, c'est quel temps, là ? Omer, présent ?

— Présent.

— Présent. Alors Rabbi Chimon, ça fait plus de mille ans qu'il… Pourquoi il dit ? Il a dit. Pourquoi il disait, omer ?

— Parce que son enseignement…

— Perpétuel. Son enseignement est actuel. Il est valable pour toutes les générations. Donc Rabbi Chimon disait:

Fais attention, c'est-à-dire sois scrupuleux pour la Kriat Chema, c'est-à-dire la lecture du Chema, et pour la tefila. Lorsqu'on dit tefila dans la Michna et dans la Guemara, ce n'est pas toute la prière. C'est la Amida. Donc, sachez une fois pour toutes que lorsque vous rencontrez le mot tefila dans la Michna ou dans la Guemara, cela fait allusion non pas à toute la prière, seulement à la Amida, le Chmone Essré.

Donc Rabbi Chimon nous dit qu'il faut être scrupuleux pour la lecture de la Kriat Chema et pour la prière de Chmone Essré. Ouké'chata mitpalel, lorsque tu pries, al taas tefilatcha keva: ne considère pas ta prière comme un travail, comme une charge qui t'est imposée. Et là,

considère la prière que tu fais comme une supplication, rachamim. Rachamim, c'est une supplication pour la pitié et la grâce, vetachanunim lifnei… la supplication pour la pitié et la grâce de celui qui est amakom, celui qui est omniprésent. Lorsqu'on dit Hamakom, Baroukh Hou, cela fait allusion au HaKadosh Baroukh Hou, parce qu'il est partout. On a dit Hamakom aussi dans la Michna et dans la Guemara. Lorsqu'on dit Hamakom Baroukh Hou, c'est Dieu qui est omniprésent, il est partout.

Chénéémar, comme il est dit dans le livre de Joël, un des prophètes: ki hanoun veracoum hou, car le HaKadosh Baroukh Hou est secourable, hanoun, et miséricordieux, verachoum. Erech apayim. Erech apayim, ça veut dire ?

Il est longanime. C'est ce qu'on appelle longanime: il est patient pour ne pas punir tout de suite. Il donne encore des occasions, des chances, pour que la personne… Erech, ça veut dire long. Apayim, c'est la colère. Cela veut dire qu'il ne se met pas en colère tout de suite, il ne punit pas tout de suite, il est longanime.

Et verav hessed, il fait beaucoup de bonté. Et le prophète continue en disant: Dieu revient sur le mal qu'il a décidé pour la personne qui a fauté. Venijam, c'est regretter. Il n'y a pas de regret chez le HaKadosh Baroukh Hou, par exemple. Il n'y a pas de regret chez Dieu. C'est-à-dire qu'il revient sur le mal qu'il a déjà décidé de faire si la personne fait techouva.

Dernier renseignement: veal tehi rasha bifnei atsmecha. Ne sois pas un homme mauvais devant toi-même. Ne te considère pas comme rasha, même si tu es rasha. Il ne faut pas se considérer toujours comme mauvais devant soi-même.

Vous voyez cet enseignement que nous donne Rabbi Chimon. Finalement, il y a trois grandes maximes, trois grands enseignements dans ce texte. Nous allons les développer et les enseigner.

Dans la première sentence, Hevé zahir bikriat Chema oubatefila, c'est-à-dire: sois scrupuleux dans la lecture de la Kriat Chema et dans la tefila. Rachi explique dans le texte que Rabbi Chimon nous recommande les plus grands soins dans l'exécution des prières prescrites. Il faut prendre grand soin de la lecture de la Kriat Chema et de la tefila.

C'est-à-dire, lorsqu'on fait la Kriat Chema… D'après le texte, d'après Rabbi Akiva Baruch… La première explication pour faire attention au moment de la Kriat Chema, c'est qu'il faut la lire dans son temps. Il y a un temps fixe pour la Kriat Chema, le matin et le soir. Il y a un certain temps. Vous allez étudier ultérieurement quel est le temps de la Kriat Chema. Après ce temps-là, et avant ce temps-là, on ne reçoit pas de récompense pour cette mitsva.

— C'est comme si on a lu la Torah sans… ?

— Exactement. C'est comme une étude de Torah. Lorsqu'on étudie la Torah, on lit la Torah, on peut la lire autant de fois qu'on veut. C'est une étude, bien sûr, une étude de Torah. Mais lorsqu'on lit la Kriat Chema en son temps, c'est une grande mitsva. C'est la mitsva comme il faut. On accomplit la mitsva comme il faut.

Et la prière aussi. On n'a pas le droit, par exemple aujourd'hui, de faire sa prière à onze heures du matin. Surtout en hiver. On n'a pas le droit. Enfin, tu peux faire la prière, mais tu n'as pas la récompense, le sakhar, comme si tu avais fait la prière dans son temps.

— Il y a un ami qui dit qu'il n'y a aucune…

— Il ne faut pas ne pas la faire. Il ne faut pas ne pas la faire. Bon. La Kriat Chema, on peut la faire…

— Quand on l'a ?

— Oui. Parce qu'en été, par exemple, on a beaucoup plus de temps. En été, la nuit tombe, disons, à huit heures, neuf heures, alors jusqu'à dix heures on peut encore faire la Kriat Chema. Cela dépend des temps. Vous allez utiliser cela dans les halakhot.

Deuxième sentence: al taas tefilatcha keva, ne considère pas la prière comme un travail qui t'est imposé. En d'autres termes, cette deuxième sentence nous apprend la conception correcte de la prière.

Aujourd'hui, la prière, c'est une routine. On vient, on prie, des fois on erre partout pendant la prière. Notre esprit est ailleurs, et nous lisons par routine, comme si…

Un Rav a dit: il faut toujours être reconnaissant envers notre tête. Il faut toujours dire merci à notre tête. Pourquoi ? Lorsqu'on fait Modim, la tête, d'une façon instinctive, s'incline. Même si on n'est pas conscient de ce qu'on fait, tellement on est distrait dans les tefilot. Il faut attendre une conception de la prière.

Aujourd'hui, malheureusement, à cause de toutes les préoccupations, la technologie, tout ça, notre cerveau est plein de tas de choses et il n'y a pas de place pour être vraiment très, très… concentré.

— Concentré, exactement, concentré dans la prière. Malheureusement, je dis ça pour tout le monde. Il faut faire beaucoup d'efforts pour avoir cette conception spéciale de la prière.

Donc, ce que nous dit Rabbi Chimon: al taas tefilatcha keva. Ne considère pas la prière comme un travail imposé, comme une charge dont il faut se débarrasser. Il y a des gens qui disent: « Je vais faire minha, je vais faire arvit, je vais me débarrasser …

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Ce cours fait aussi partie de la série « Pirkei Avot ».

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