Hanna, la stérilité et la relation avec Hachem
Le midrash d'Eykha sur le mot « Eyn » et pourquoi Hanna ne prie pas avant que Penina ne la pousse à régler sa relation avec Hachem.
Rav David Partouche
Ensuite : Roch Hachana, la haftara de Hanna et l'enfantement de Chmouel, 40 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Chalom à tous. On continue le cours sur la Haftarah du premier jour de Roch Hachana. On est arrivés à la fameuse histoire de la naissance de Chemouel, de Chemouel, le prophète, qui va nommer le premier roi. Ce n'est pas par hasard qu'on lit cette Haftarah le jour de Roch Hachana. Pourquoi ? Parce que le jour de Roch Hachana, on nomme le nouveau roi. Le nouveau roi, c'est HaKadosh Baroukh Hou. Bonne nouvelle. Hachem, HaKadosh Baroukh Hou: c'est lui qui va devenir Hachem Melech, Melech HaMichpat, c'est lui qui va devenir le roi. Et on va lire la Haftarah de l'homme qui va nommer le premier roi d'Israël. D'accord ?
Et on sait que le jour de Roch Hachana, on l'a appris dans la Guemara, dans le traité de Roch Hachana, que c'est un jour propice au renouvellement. D'accord ? On avait dit que Yossef est sorti de prison le jour de Roch Hachana. Hachem s'est rappelé de la stérilité de Sarah, de la stérilité de Rachel et de la stérilité de Hanna. Et on lit la Haftarah qui a trait au passage de Hanna. On lit dans la Torah, dans le Sefer Torah, le passage où Hachem se souvient de Sarah, et dans la Haftarah, on lit dans les Nevi'im que Hachem s'est souvenu de Hanna. Et on veut savoir ce que c'est que cette histoire de Hanna. Lorsque la Torah nous parle, les Nevi'im nous parlent de Hanna, ils nous disent une chose tout particulière: elle n'avait pas d'enfant.
Alors regardez, à partir du pasouk... Beit, vous l'avez ? On a un homme qui a deux femmes. Il s'appelle Elkana. On avait déjà dit ça la semaine dernière, mais je vais relire dans les mots: Chem échad, Chana, vechem hachéni, Peninah. L'une s'appelait Chana, l'autre s'appelait Peninah. À Peninah, elle avait des enfants. Et à Chana, eyn yeladim, pas d'enfants. Eyn yeladim. Les hachamim s'arrêtent. Ils te disent: il y a un secret dans le mot Eyn.
Vous savez quel est le secret du mot Ein ? Regardez, tournez la page, Ohr HaKor 10. Il est dit dans le Midrash Eicha Rabba, le Midrash Rabba qui est sur le livre de Eicha. Regardez ce qui est marqué. Vous l'avez tous ? Ohr HaKor 10. C'est bon ? Ein lah menahem: Ein, n'a pas de personne qui vienne la consoler. Amar Rabbi Levi. Rabbi Levi dit: Kol makom — il nous donne une clé. À chaque endroit de la Torah où il est dit Shenei emar — où
il y a le mot Ein —, il n'y avait pas, et à la fin, elle a eu. Quoi ? C'est extraordinaire ça ! Chaque fois que la Torah dit Ein, elle n'y a pas; à la fin de l'histoire, il y a eu. Comment c'est possible ? Et il donne des preuves. Vatei Sarai akara ein lah walad: Sarai, dans le chapitre 11 de la Genèse, Sarai, qui était la femme d'Avram, Sarai était akara, stérile. Elle n'a pas d'enfant. Elle n'a pas d'embryon. Elle, le mot « elle
». Ah, elle. Elle a eu après un enfant. Et Hachem s'est rappelé de Sarah. Et comme ça aussi dans Chemouel: elle n'a pas d'enfant, et à la fin, elle en a eu.
Tsion, ichoreich ein lah. Tsion, la ville de Tsion: personne n'est là pour s'inquiéter d'elle. À la fin, veha avalah: oui, il y a eu des gens qui sont venus s'inquiéter de Tsion, qui s'appellent Oufal et Tsion goël, et viendra Tsion, un libérateur. Al ken, de même, ha tomer ein lah menahem: de même, ici, dans le livre de Eicha, le livre qu'on lit le jour du Ticha BeAv, où on est en train de pleurer la destruction du Beit Hamikdash, on dit ein lah menahem: personne n'est venu consoler la destruction du Temple. Sache que veha avalah: oui, il y aura un consolateur. Chez Ne'hemia, Ani ani, Ani menahem, Prem, je serai celui qui la consolera.
Ken, Yonatan. On aurait pu dire qu'en fait, à part haine, il n'y a pas… On aurait dit: on n'a rien dit du tout. Vous avez compris la question très forte de Yonatan ? Attends, comment tu peux dire qu'il n'y a pas, à part haine ? Première possibilité, la plus simple: n'en parle pas. Pourquoi n'en parle pas ? Parce qu'il n'y a pas une volonté qui y est. Ele Peninah, elle avait des enfants. Peninah avait des enfants. Après, toi, tu es un lamdan, un étudiant. Tu arrives,
tu dis: « Eh, Chana ! » Il y a marqué que Peninah avait des enfants. De là, tu arrives à déduire que Chana n'a pas d'enfants. Tu n'avais pas besoin d'un pasouk qui te dise « Chana n'a pas d'enfants ». En disant le pasouk « Chana n'a pas d'enfants », ça veut dire: on veut que Chana ait des enfants. Mais Chana, elle n'a pas d'enfants. Il y a un problème. Tout doit se mettre en place pour pouvoir résoudre le problème.
C'est-à-dire que, faites attention, on apprend de là que la Torah n'est pas un livre d'histoire qui va décrire: il a bu son café à deux heures du matin. Si ce n'est pas important, la Torah n'aurait pas écrit ça. Si la Torah écrit que Hanna n'a pas d'enfant, ça veut dire: réveille-toi, qu'est-ce que tu as fait pour Hanna ? Tu t'es levé ce matin, Hanna n'a pas d'enfant: qu'est-ce que tu as fait pour elle ? Parce que ça veut dire que ça exprime un manque qu'il faut
compléter. Et c'est comme ça que tu vois la Torah de façon tout à fait différente. Si, à la même époque qu'Abraham Avinou, il y avait un journaliste qui avait écrit tout ce qui s'est passé, on aurait eu deux descriptions du monde à cette époque, il y a 4 000 ans, totalement différentes. Lui, Abraham, la Torah, elle va décrire les manques métaphysiques, les réalisations métaphysiques de ce monde moral; et le journaliste va décrire ce qui s'est passé au niveau physique: il a levé sa main, il a
pris sa voiture, il a acheté beaucoup d'argent, beaucoup de maisons, etc. Tout ce qui est dit dans la Torah est au niveau moral, métaphysique. Et donc tu dois lire le texte comme ça.
Mais alors, c'est un manque. Il faut le combler, ce manque. Ça, c'est le texte écrit. Mais dans quel rapport ? Moi, ce que je ne comprends pas… Ça, c'est une très bonne question. C'est-à-dire ? Deuxième bonne question. Ma question. Attends, je ne comprends pas: comment le mot haine cache-t-il en lui le fait qu'il y aura ? Comment c'est possible ? Est-ce qu'il y a un secret dans ce mot ? On te dit: à chaque fois qu'il y a haine, eh bien, sauf qu'il y a. Est-ce que dans ce mot se cache cette nouvelle ?
Alors la réponse: oui, elle se cache dans ce mot. Noun, Aleph, Youd, Noun — la Bessorah, la nouvelle, qu'il y aura la …
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