Yonah et la rencontre avec le prophète sur le navire
Le dialogue du prophète avec les matelots, et la question de la responsabilité face à la tempête.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Yona refuse à Ninive son droit au repentir, 59 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Top, je reprends. Il s'appelle Yonah, il est le fils de, on ne l'a pas dit, Yonah ben Amitai, de la tribu de Zevouloun. Je vous demande d'avoir un cahier, un crayon, de noter. L'enseignement et le savoir ne se trouvent pas dans les firmaments qui sont au-dessus de nous, mais ce sont des mots, des phrases et des lettres qui se gravent sur les feuilles de notre histoire, afin de nous imprégner de cette connaissance-là.
Donc avoir un tanakh, un cahier, un crayon, c'est primordial. Sinon, on va vendre des fèles à la place. On n'est pas obligé d'être là. Nul n'est à même de devoir savoir. Il faut vouloir savoir. Donc nous parlons de Yonah ben Amitai. Il est originaire d'une ville qui s'appelle Gath-Hépher, de la tribu de Zevouloun, à l'époque de Yehoach II.
C'est un prophète qu'on appelle un prophète nationaliste. Non pas au sens péjoratif, dont on voudrait relever le sens moderne de « nationaliste », mais dans le sens où il essaie, en tant que prophète, d'amener les rois d'Israël à préserver
l'identité première à laquelle ces rois appartiennent, c'est-à-dire une identité hébraïque. Nous aurons l'occasion durant l'année de revenir là-dessus. Les anciens s'en rappellent peut-être, et sinon on leur rappellera. En dehors du fait qu'il est un prophète nationaliste, vous le mettez de côté. Nous verrons comment, lorsque les matelots l'interrogent, il répond:
« Je suis un homme, un ivri. » Vous voyez ? Je n'ai aucun doute que les nouveaux ne savent pas du tout ce que veut dire le mot ivri, en dehors de la traduction, mais nous l'apprendrons comme de bien entendu. Et nous saurons donc à ce moment-là comment faire en sorte de pouvoir transcender l'identité faussée qui a été la nôtre, c'est-à-dire l'identité juive, qui est une erreur flagrante de notre histoire. Donc nous irons à la rencontre des Hébreux.
Bien entendu. Puisqu'on est devenu juif du fait de l'exil, c'est clair. C'est donc que nous ne sommes pas le nom propre, mais que le nom propre est l'hébreu. Alors qu'à la ligne, nom propre, on marque l'hébreu, à la ligne juif, on marque autre chose à ce nom. Vous m'avez compris ? Très bien. Donc nous allons essayer de traverser l'aventure de Jonas. Euh, Yonah. On va surtout pas dire Jonas. Ouh là là. L'aventure de Yonah.
Yonah est prophète, mais il va être connu pour une histoire qui n'a rien à voir avec ses rapports dans le royaume d'Israël avec la cour de Jéroboam, avec Jéroboam II lui-même. Yonah est connu, et va être connu, pour une aventure particulière.
Qui est contée dans le Tanakh que vous avez devant vous, dans le livre des Trei Assar. Trei Assar, c'est de l'araméen, c'est-à-dire les douze prophètes. Il se situe après Amos et avant Abdias. Si vous cherchez dans le Tanakh à vous y intéresser, il se situe entre Obadia et Michée. C'est moi qui avais la page tournée au mauvais endroit. Donc, Yonah,
est un personnage qui va être connu parce que son aventure va être significative. Où va-t-on retrouver l'aventure de Yonah de manière régulière dans l'histoire d'Israël ? Oui ? Bidiouk ?
— La Haftara que choisiront les sages d'Israël concernant
le jour de Kippour, eh bien, sera la Haftara de Yonah. C'est donc que lorsque nous ouvrons le livre de Yonah, il faut être capable non seulement de le lire, mais d'y voir et d'entrevoir, dans l'histoire de Yonah, quel rapport intrinsèque peut-il y avoir entre le fait que le jour de Kippour est le jour
qui vient clôturer les dix jours, entre guillemets je mets, de pénitence, et qui, ce jour-là, est une journée mémorable dans l'histoire d'Israël, concernant la Kapparah. Yom Hazeh Yihyé Lakhem Lé'hapér Alékhem… On ne va pas y passer la journée. Et donc, c'est Yom HaKapparah, Kippour. Yom HaKapparah, c'est le rachat.
Le rachat, pas en hébreu, en français, avec un T à la fin. Le rachat, c'est-à-dire comment faire en sorte que, dans cette journée-là et au travers de l'histoire de Yonah, je puisse venir à comprendre et à entendre ce que l'Éternel veut engendrer comme rapport entre lui et l'homme, entre l'homme et Dieu. Et que veut dire ici le rachat ?
Si je mets deux points, je vous donne déjà une définition première, mais il nous faudra la voir dans les semaines à venir, jusqu'à Roch Hachana. De quoi est-il question ? Le rachat, que veut dire en français « se racheter » ? Puisque c'est de cela dont il est question. Se racheter. Lorsqu'on demande à un homme de se racheter, qu'est-ce que tu dirais comme autre terme ? Une seconde chance pour… parce que tu n'as toujours pas dit ce que c'est que se racheter.
Rattraper quoi ? Vous ne l'avez toujours pas dit. Quelle est l'erreur qu'il a faite et qu'il n'aurait pas dû faire ?
— La faute, oui, mais là on rentre dans un côté ecclésiastique. Se racheter, si je me rachète, essayez d'imaginer du point de vue commercial. Je me rachète. Si je me rachète, c'est que quoi ?
— Que j'ai été vendu.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Que veut dire le propos lorsque quelqu'un, par exemple pendant la Seconde Guerre mondiale, attrapait un homme et lui disait: « Nous allons te juger parce que tu es un vendu » ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
— Il ne s'appartient plus.
Exactement, les mots justes. C'est-à-dire qu'il a pris l'homme qu'il aurait dû être et a accepté de le vendre à une autre histoire, à une autre identité. Il faut donc que, dans cette erreur-là, il vienne se racheter, c'est-à-dire se réapproprier, se réappartenir, c'est-à-dire se retrouver. Mah zé techouva ? Réponse ?
— Retour, repentir.
Car le mot techouva est intraduisible en un seul mot, et celui qui le traduit en un seul mot engendre un manque dans l'explication du terme. Le terme ici est polysémique: retour, réponse, repentir. Si une personne vient vous dire que la techouva, c'est un repentir, c'est qu'elle-même n'est pas encore repentie. C'est un âne bâté. Parce que ce serait limiter le mot techouva au tiers de sa consonance sémantique.
C'est encore une fois l'arc. Ma zekhet, j'ai un arc, une flèche, je tire, j'ai manqué ma cible. Hèt, le arc, c'est la même racine que la cible… Et encore une fois, si la traduction n'est pas bonne, alors il y a un manque, et ce manque, il faut le racheter lui aussi. À vous de chercher jusqu'au prochain cours.
Quel rapport, lorsqu'un terme a une définition polysémique, quel rapport il y a entre les termes qui composent la polysémie ? Retour, réponse, repentir. Pour comprendre le mot techouva, il faut que je comprenne quelle est l'interaction sémantique qu'il y a entre le retour, la réponse et le repentir. Et là, je toucherai à quelque chose de l'essence de la terminologie. Vous me suivez, ou c'est du français barbare pour vous ?
Ça va ? Quand vous ne comprenez pas des termes, vous levez la main. C'est-à-dire que ce n'est pas honteux de demander et de dire: « Je n'ai pas compris. » Donc il y …
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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