Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

La Parachat Matot-Massei (17/07/12)

52 min

Rav Yossef David

Ensuite : Moché, Yehochoua et la succession à la tête du peuple, 35 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ok. Kéboukhir, Parachat Matot-Massé, nous terminons le livre de Devarim, de Bamidbar. Et vous allez voir que Hakadoch Baroukh Hou, quand il arrange les paracha, a toujours un rapport, puisqu'on se trouve dans les trois semaines entre Yitzhaim, Tamouz et Ticha BeAv. La paracha Devarim tombe toujours la semaine de Ticha BeAv ou une semaine avant. Et Matot-Massé a aussi un rapport avec Ticha BeAv. C'est quoi le rapport entre Matot-Massé et Ticha BeAv ?

C'est quoi le rapport entre la paracha et Ticha BeAv ? Bon, c'est vrai que quand on ne l'a pas lue, c'est plus dur comme question. Quand on y arrivera, on le racontera. Oui, alors, les Méraglim, on en parle, parce que les Gad et Réouven, justement... Moché est écrit, il ne peut pas faire ce qu'il a dit. Ce n'est pas possible. Donc on va rentrer dans ça. On va voir.

Donc la paracha commence par ce qu'on appelle les nedarim. Les nedarim, en français, ce sont les serments. On parle donc des halakhot des serments. C'est un peu compliqué, cette histoire. Pourquoi on nous parle d'une fille, qui va voir son mari, son père, une femme... C'est quoi l'histoire ? Un mari va voir sa femme. Pourquoi on parle plus des nedarim des femmes que des nedarim des hommes ? Parce que les femmes, effectivement, ont plus tendance à faire des serments dans la nature.

Elles veulent s'imposer quelque chose, elles veulent s'obliger à faire quelque chose, et elles vont faire un serment plus facilement que les hommes. Comme elles ont cette faiblesse, cette tendance, la Torah, qui connaît la nature humaine, a permis au mari d'annuler les serments de la femme, ou au père d'annuler les serments de sa fille.

Et à part ça, il y a une autre possibilité pour celui, homme ou femme adulte, qui entre dans cette catégorie: une autre possibilité d'annuler les serments. Comment ça marche ? À part les maris, les rabbins. C'est-à-dire qu'un rabbin peut annuler les nedarim, Hatarat Nedarim. Il y en a trois, en général, mais disons que c'est le rôle des rabbins. Ce discours sur les nedarim n'est pas très clair. Je voudrais, comme on le fait souvent, expliquer la vision du judaïsme par rapport aux autres visions du monde.

C'est-à-dire que le judaïsme pense d'une certaine façon, et on a, d'un côté, l'Orient et, de l'autre, l'Occident. Par exemple, vous remarquerez qu'en Orient, dans le monde arabe, la parole n'a absolument aucune importance. Vous pouvez dire quelque chose, mentir, jurer, mentir, il n'y a absolument aucun problème. La philosophie, il y a marqué dans le Coran que celui qui jure...

Dans le judaïsme ? Non. Il est écrit: Motsa sifetekha tichmor, tu dois faire ce qui sort de tes lèvres. C'est pour ça que les religieux disent que, parce que la parole a une force. Maintenant, c'est un extrême qu'on trouve dans l'islam.

Et vous verrez, comme je vous l'ai dit, vous, les juifs qui viennent de France, parmi les économes que vous devez faire, il faut arrêter de jurer. C'est une mauvaise habitude que vous avez. Vous ne la verrez pas chez les juifs de Suisse ou d'autres pays, parce que c'est une influence arabe. Les juifs ashkénazes qui vivent en France ont vécu dans les mêmes lieux, en général. Ils n'ont pas vécu dans un endroit à part. Donc eux aussi ont vécu en France.

Vous voyez, les juifs jurent tout le temps, sur la Torah, sur la Torah d'Israël. Moi, ce n'est pas grave. Ils ne jurent pas, en général, c'est une influence arabe. Et les juifs ont tellement été influencés par les Arabes qu'ils n'arrêtent pas de jurer. Alors ça crée un phénomène de rétroaction, qui est amusant. Vous avez vu, les Arabes, en France, se mettent à jurer sur le Coran de La Mecque. Et les juifs ont inventé une nouvelle expression: « jurer sur la Torah d'Israël ». Et les Arabes se disent: « Ouais, nous, alors, on fait quoi, eux ? »

Alors les gens ont inventé un nouveau truc, par rétroaction négative, on va appeler ça comme ça: ils se sont mis à jurer, cette fois-là. Jurer à tort et à travers, jurer du mal en général, c'est interdit, il ne faut pas jurer. On jure au Bet Din, on ne jure jamais chez nous. Faire un serment, on ne fait pas de serment, et on essaie d'éviter. Et quand on en a fait un, on le tient. Et si on ne peut pas le tenir, pas toujours on va pouvoir l'annuler. C'est ça, la vision du judaïsme.

Par exemple, quand il y a un vol dans une base, dans le Sud, il y a souvent des vols là-bas. On fait passer tous les soldats au détecteur de mensonges, mais les bédouins, on ne les fait pas passer. Parce qu'ils passent les détecteurs de mensonges. Ils sont tellement bons qu'ils arrivent, ils disent bonjour, ils mentent directement. Ils sont depuis tout petits comme ça, ils sont habitués, et ils arrivent à passer le détecteur de mensonges sans problème.

Aucune. Il n'y a absolument aucune différence entre l'idée et la vérité, et ils disparaissent avec toi. C'est une habitude de naissance. Imaginez, quand vous avez toute une culture comme ça, ce que valent leurs signatures, quand ces gens signent des accords. Qu'est-ce que ça vaut, entre nous ? Si vous réfléchissez un petit peu. Chez eux, les écrits... Ah ! Comme la parole. L'encre, en plus. Il y a l'encre en plus. Ça date d'après la signature des accords de Camp David.

Un deal au New York Times, une semaine après. Pauvre Menah'em Begin: moi, j'ai le Sinaï et le pétrole, et lui, il a une feuille de papier. Chabbat, New York Times. Donc la différence, si tu veux, entre la parole et la feuille de papier, c'est le papier. Des fois, c'est un papier très cher. Il y a des cultures comme ça, et ce n'est pas forcément bien ou mal, mais il faut savoir que c'est comme ça: là où la parole n'a pas d'importance. Il y a des cultures

où les actes n'ont pas d'importance, ou beaucoup moins d'importance. Vous venez d'une culture qui est occidentale malgré tout, et en général vous connaissez cette phrase que l'on aime beaucoup dire: « C'est l'intention qui compte. » Vous connaissez ça ? Le mec fait n'importe quoi, ou il a tout oublié, il n'a rien fait. « Ouais, c'est l'intention qui compte. » Vous connaissez ? Dans la Torah, on n'est pas d'accord avec ça non plus. Il y a un concept dans la Torah, qu'on appelle Anous: quelqu'un qui est contraint, forcé complètement.

Il a voulu faire tout ce qu'il a fait pour accomplir une mitsva, et il l'a fait, il a préparé tout ça. Et à la fin, il y a un cas de force majeure qui l'a empêché. Le Saint, béni soit-Il, s'est arrangé avec ça, et il va te donner le mérite que tu mérites, ou le mérite que tu ne mérites pas. C'est complètement différent du concept qu'on entend en France, où c'est l'intention …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.

  1. 12
    La paracha de Chelah leha: la faute des explorateurs
    46 min
  2. 13
    La paracha de Dévarim : la préparation à la terre d’Israël
    43 min
  3. 14
    La paracha de Pinhas :le vengeur non masqué !
    32 min
  4. 15
    LA PARACHA: BALAK (24/07/08)
    1 h 15
  5. 16
    La Parachat Matot-Massei (17/07/12)
    En cours de lecture
  6. 17
    Moché, Yehochoua et la succession à la tête du peuple
    Pourquoi Moché demande un successeur et comment Rachi résout la contradiction entre deux versets de Pin'has.
    35 min
  7. 18
    La Parasha de Beshalah
    49 min
  8. 19
    La Parasha de Bo
    49 min
  9. 20
    La parasha de Chemot
    54 min
  10. 21
    La parasha de Hayé Sarah
    55 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav