Paracha Nitzavim-Vayeilech (20/09/11)
Rav Yossef David
Ensuite : Paracha Nitzavim-Vayeilech 31/08/10, 59 min
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Parachat de la semaine: on a deux parachiot, qui sont assez courtes, mais on a quand même beaucoup de choses à raconter dessus. Comme d'habitude, vous allez voir l'actualité des parachiot, et comme on essaie de le faire dans tous les cours, comment on peut tirer des sujets de la parachat hachavoua, des choses qui vous servent dans l'actualité d'Israël, pour parler avec des gens quand vous sortez de la yeshiva.
Atem nitsavim hayom koulkhem, vous vous tenez debout aujourd'hui, tous, nous dit la Torah. D'abord, chronologiquement, on se trouve à quelques jours du décès de Moshé Rabbénou. On est vraiment à la fin de Sefer Devarim, il nous reste encore quatre parachiot, c'est vraiment la dernière ligne droite. Moshé Rabbénou donne les dernières instructions. Pendant qu'il donne ces instructions, il va nommer Yehoshoua Bin Noun comme son successeur. Vous imaginez bien que quelque chose comme ça doit se faire publiquement, parce que le peuple n'aurait jamais reçu Yehoshoua Bin Noun si Moshé ne l'avait pas recommandé franchement. Donc il va y avoir, dans ces deux parachiot, la succession, qui a déjà été annoncée à trois reprises. Là, ce sera vraiment la dernière fois avant le décès de Moshé.
Le mot nitsav, en hébreu, veut dire deux choses. Nitsav, c'est se tenir debout, mais c'est aussi autre chose. Vous savez ce que veut dire yad nitsav en hébreu ? Yad nitsav, c'est une main fixe, ferme. Donc nitsavim veut dire à la fois vous tenez debout, mais aussi vous vous tenez fermement, sans bouger. Pourquoi nitsavim ? Parce que vous êtes là, tout le temps. Le peuple juif est éternel.
Il ne faut pas oublier que juste avant la parachat Nitsavim, on avait quel passage difficile ? Des malédictions, d'accord ? On avait donc les quatre-vingt-dix-huit malédictions. Quand Moshé Rabbénou a prononcé ces paroles dures, le peuple a eu peur. Moshé vient leur dire: ne vous inquiétez pas, vous, vous êtes là éternellement. Le peuple juif traverse l'histoire du début à la fin. Depuis la création jusqu'à la fin de l'histoire, le peuple juif est là, il a un rôle sur terre.
Et il est là malgré toutes ces malédictions. C'est pour assurer le peuple juif, et pour rassembler tout le monde. Pourquoi rassembler tout le monde ? Parce que dans ces derniers jours, il va commencer à parler, et il faut qu'il raconte à tout le monde ce qu'il va raconter. On a la brit, et il va la faire passer encore une fois, dans l'Alliance. Ensuite, on a Haazinou, le chant de Moshé, qu'il va faire avant de partir. C'est comme un achan du signe: vous verrez que le style est très différent du reste de la Torah. Puis la parachat Vezot Haberakha, évidemment, les bénédictions. Donc quatre dernières parachiot de la Torah.
On termine la Torah à quelle date dans le calendrier juif ? Presque ? À Simhat Torah. On termine, et on recommence. Pourquoi ? Il y a un midrash, une belle histoire que vous pouvez raconter si vous voulez. On reçoit la Torah à Chavouot, alors pourquoi, au lieu de terminer la Torah et de recommencer à Chavouot, la termine-t-on à Simhat Torah ? On a le Matan Torah et Simhat Torah, avec un grand écart entre les deux. Donc la question qu'on peut poser: pourquoi commencer la Torah si tard, alors qu'on l'a reçue bien avant, à Chavouot ?
Première raison, chronologique. Au début, quand on a reçu la Torah, les parachiot n'étaient pas séparées comme elles le sont aujourd'hui. C'est une raison historique. Qui a fait la séparation, vous savez ? Le prophète Ezra. C'est lui qui a fait la séparation en parachiot. Les versets, eux, sont déjà dans la Torah. Les parachiot, c'est Ezra, et les chapitres, ce n'est pas nous, ce sont les chrétiens qui ont fait ça, au Moyen Âge. Dans les chapitres, il n'y a pas de guedoucha. Par contre, dans les parachiot et
dans les versets, ce sont les prophètes. C'est un travail technique. Il y a parfois des choses qu'ils ont faites exprès, en intégrant quelques idées dans la séparation des chapitres, mais d'une manière générale, ça ne nous dérange pas. C'est comme si j'utilisais une voiture inventée par quelqu'un que je ne connais pas. C'est vrai que c'est dans un livre de la Torah, ça peut gêner un peu, moi aussi ça m'a gêné. Quelqu'un a essayé de faire une autre séparation, mais ça n'a pas pris, parce que les livres
ont été imprimés comme ça.
Voici une idée sur la raison pour laquelle le don de la Torah est séparé de la fin de la Torah. On raconte l'histoire d'un roi, le Rav Cherki, qui était marié depuis longtemps et n'avait pas d'enfant. Il prie HaKadoch Baroukh Hou pour avoir des enfants. Un jour, un ange vient le voir et lui dit: tu vas avoir une fille. Mais il y a une condition: il faut qu'elle ne voie aucun homme, à part toi, jusqu'au jour de son mariage. Même son mari, elle ne le verra que le jour du mariage. Le roi n'a pas le choix: ça fait longtemps qu'on attend. Il accepte. Sa femme tombe enceinte. Il construit un deuxième palais, avec un souterrain qui le relie à son palais à lui, avec tout autour des gardes du corps, qui sont tous des femmes. Quand la petite fille grandit, tout son palais est prêt, avec les cuisinières, tout ça, que des femmes.
Quand elle a grandi, il est temps de la marier. Le roi l'annonce. Vous imaginez: un roi déjà âgé, qui a une fille unique. Tout le monde veut se marier avec elle, n'est-ce pas ? Il annonce qu'il fait une grande réception pour choisir le prochain hatan. Tout le monde arrive, les princes, les ducs, tout le monde arrive pour se présenter, et tout le monde dit: on veut voir la kala. Il répond: vous ne pouvez pas la voir, vous ne la verrez que le jour du mariage. Alors
les princes se disent: ouf, on sent qu'elle doit avoir un gros problème. Et tout le monde se désiste. Les ducs s'en vont, les princes s'en vont, les barons, il n'y a plus personne. Le roi se retrouve tout seul. Il se dit: ce n'est pas possible, la fille d'un roi, personne ne veut se marier avec elle. Il attend, il attend, il met des annonces dans le royaume. Personne ne veut approcher.
Puis, à un moment, il rencontre un berger, qui lui dit: j'accepte de me marier avec ta fille. Ça fait déjà plusieurs années qu'il cherche. Le roi demande: tu acceptes de te marier avec ma fille ? Le berger répond: j'accepte, mais j'ai une condition. Le roi dit: attends, ça suffit les conditions, j'en ai déjà donné. Quelle est ta condition ? Le berger: je veux qu'au mariage, il n'y ait que dix hommes, pour les sheva brakhot, et c'est tout. Personne d'autre, aucun invité. Le roi est un peu frustré, mais il se dit: de toute façon, je n'arrive pas à marier ma fille, on va faire ce qu'on …
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