Paracha Chla’h (14/06/11)
Rav Yossef David
Ensuite : Paracha Chla’h 01/06/10, 1 h 14
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Bon, alors, paracha de Chelah Lekha. En tout cas, il y a un peu de rapport avec la paracha de Chelah Lekha dans ce passage de Guitin. Donc, pour commencer, c'est sûr qu'il y a eu une paracha ? Un, un et quart, bon, moyenne. Ok, bon, donc, vingt paracha de la semaine, la paracha de Chelah Lekha. Quand vous regardez la Torah, vous vous rendez compte qu'il y a beaucoup d'événements qui sont racontés: des événements politiques, des événements religieux, des problèmes internes, des problèmes externes, des guerres. Mais
il y a quand même quelque chose d'un peu exceptionnel: on parle beaucoup de la première année, après on parle de la deuxième année un petit peu, la moitié à peu près, et après on arrive directement à la quarantième année. Si vous voulez, il y a un trou d'environ trente-huit ans où on ne parle de rien du tout. Il y a un passage où on va dans la deuxième année, et après on se retrouve à la trente-neuvième année. On n'a pas de « colo ».
Maintenant, quand on regarde dans le Midrach, le Midrach nous dit qu'il s'est passé des choses pendant ces années. C'est assez logique, parce que s'il s'est passé plein de choses la première année, la dernière année, au milieu, je ne sais pas, les juges ne sont pas devenus très sages tout d'un coup. Pas logique, d'accord ? Eh bien, la Torah ne le raconte pas. Et le Midrach nous dit: voilà, il y a toutes sortes de choses, mais très très vagues. Parce qu'en fait, si Mouhachar Beno, par exemple,
il s'est levé un matin et il y avait toutes sortes de crises qui arrivaient, il exagérait, j'imagine. Vous vous imaginez comment il exagérait ? Avec son bruit habituel, la Torah ne l'a pas raconté. Parce que la Torah nous raconte des choses qui sont importantes pour nous, ok ? Moshé Rabbénou, par exemple, a enseigné les tsitsit, la tekhelet et Israël dans la paracha. Il n'a pas… Il y a beaucoup de détails qu'il lui aura fallu expliquer. Il aura appris des fils, il aura montré comment on faisait
des nœuds, et tout. Ça a pris du temps. C'est raconté en quelques pessoukim. Vous comprenez ? C'est-à-dire que dans la Torah, quand on raconte quelque chose, c'est parce qu'il y a un enseignement dont on doit tirer quelque chose.
Et pas seulement parce qu'il s'est passé quelque chose historiquement. La preuve: si vous prenez tout le Tanakh, toute la Bible comme livre d'histoire, on est très mal parti, puisqu'on voit que c'est un livre qui s'intéresse au peuple juif, et encore, quand il ne s'y intéresse pas, il saute beaucoup d'années, et ça ne dérange pas. Ok ? Donc le but, c'est un enseignement. Le Grand Nuvinal a dit que la principale faute qu'il faut corriger aujourd'hui, la principale faute qu'il faut tiqqen, c'est la faute des méraglim, la faute des explorateurs.
Ça veut dire que déjà à l'époque d'Ibn Avina, il y avait un problème qu'il sentait. Lui voyait les choses très, très loin, avant que personne ne soit capable de les déceler, et il voyait que le problème de notre génération serait celui des explorateurs. Qu'est-ce que des explorateurs ? Ce sont des gens, on va le voir, qui ont refusé de rentrer en Erets Israël, qui ont refusé le, comment dire, le destin d'Israël à travers cette terre. Ils ont choisi toutes sortes de destins parallèles que le Saint, béni soit-Il, ne voulait pas. Et évidemment, le Saint, béni soit-Il, n'était pas très content.
Alors, le test qu'on fait à tout le monde, que je fais chaque année: à votre avis, qu'est-ce qui est plus grave ? La faute des explorateurs ou la faute du veau d'or ? Parce que bon, l'explorateur, ça racole: ils ont dit du mal sur des pierres et des arbres. Le veau d'or, ils ont fait quand même de l'idolâtrie, juste après que Moshé Rabbénou leur ait donné la Torah. Donc on imagine la différence. Pourtant… Quel est le plus grave à votre avis ? Toi, tu es l'explorateur ? Parce que bon, je l'ai posé comme ça, donc c'était difficile. Voilà. Alors écoutez, on a du mal à savoir, dans la Torah, quelle est l'importance de la mitsva et quelle est l'importance du lachone hara.
— Oui, mais en fait, si on…
Voilà, il y a toutes sortes d'explications aussi, on va y rentrer. Non, non, non, il faut comprendre comme ça. Quand on regarde la Torah, on est surpris. Parce que quand on regarde la Torah, on voit… Écoute, le veau d'or, nous, on nous a appris depuis qu'on est petits, même avant que… La chose la plus grave qu'on puisse imaginer, c'est l'idolâtrie. Et l'idolâtrie, pour nous, on peut imaginer que c'est grave, mais pour des gens qui ont vu le message divin avec tous les miracles de la sortie d'Égypte quelques minutes avant, ou quelques jours avant, c'est un peu dur à imaginer. Ok ? Et malgré tout, on n'a pas de moyen de savoir ce qu'est la gravité de… l'importance de la mitsva, l'importance du néder. Le seul moyen que nous donne la Torah, sauf si c'est vraiment indiqué, c'est la punition.
Alors je vous donne une deuxième colle. Quelle date s'est passée le veau d'or ? Non, oui, non, quelle date ? Dans l'année. Hein ? On n'aurait pas fait une fête ce jour-là. Non, non, non, non. Ça s'est passé le dix-sept de Tamouz. Il y a marqué, vous le savez, on lit: le dix-sept Tamouz, nichbéru ha-lou’hot. Ok ? Et maintenant, la question facile: quelle date s'est passée l'histoire des explorateurs ? C'est Tisha Be’av. Mais quand est-ce que c'est revenu ? Quand est-ce que c'est revenu ? C'était Kippour.
Non, quand on a reçu les deuxièmes tables, c'était Kippour. Attendez, on fait de l'ordre. Le dix-sept Tamouz, c'est la date où Moshé Rabbénou a cassé les tables de la Loi. Donc il est arrivé le soir, il a vu les tables de la Loi, il a vu ce qui se passait, il a cassé les tables de la Loi. Et Tisha Be’av, c'est le jour où on n'est pas rentré en Erets Israël. Oh non, on a refusé l'entrée en Erets Israël, le jour où il y a eu les explorateurs. Le Saint, béni soit-Il, a dit… Alors là, on va dire un truc qui est un peu difficile, et qu'on va analyser après, parce que ce que je vous lance là, c'est une interrogation pour vous.
Vous ne voulez pas qu'on réfléchisse à ma réflexion ? Ok. Il est écrit dans la Torah, dans la Guemara, il est écrit: « Vous avez pleuré pour rien ce jour-là ». Parce qu'à Tisha Be’av, on a pleuré pour rien. Le Saint, béni soit-Il, nous a fait rentrer en Erets Israël, et nous, on a dit: « Oh non, on ne va pas rentrer », et tout. Et là, le Saint, béni soit-Il, dit: « Eh bien maintenant, jusqu'à la fin des temps, vous allez pleurer ce jour-là. » …
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