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Lag BaOmer : Rabbi Chimon bar Yochaï, une nation ou un simple culte

Ce qui s'est réellement passé le 33e jour du Omer, et ce que Rabbi Akiva et Rabbi Chimon pensaient de l'indépendance.

39 min

Rav David Partouche

Ensuite : Rabbi Akiva et Bar Kokhba : le miracle et la confiance en soi, 45 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On va commencer une série de cours sur Lag BaOmer. Ce seront de petites interventions. Lag, c'est lamed, c'est trente; guimel, c'est trois, donc trente-trois. C'est ce qu'on marque le trente-troisième jour du Omer. Tout ce que la Ganenet vous a dit quand vous étiez au gan, il faut vous asseoir à partir de l'âge de dix-huit, vingt ans, et répéter ce que la Ganenet a dit. C'est ce que nos parents nous enseignaient, pour essayer de re-comprendre ce qui s'est passé.

Je vous dis ce que la Ganenet vous a dit: Lag BaOmer, le trente-troisième jour du Omer, c'est la Hiloula de Rabbi Chimon Bar Yo'haï, c'est-à-dire l'anniversaire de la mort de Rabbi Chimon Bar Yo'haï. Or, on voit que dans les écrits de Rabbi Haïm Vital, qui a repris l'enseignement du Harizal, et dans d'autres écrits, des Hakhamim de la Kabbale, sages de la Kabbale, on dit que Lag BaOmer n'est pas la mort de Rabbi Chimon Bar Yo'haï. Donc la Ganenet s'est trompée. En fait, ce n'est pas la Ganenet qui s'est trompée: c'est ce qu'elle a entendu de ce qu'on lui a dit, que la Hiloula de Rabbi Chimon Bar Yo'haï, la mort de Rabbi Chimon Bar Yo'haï, c'est le trente-troisième jour du Omer. On répond que ce n'est pas ça, qu'il s'est passé autre chose à Lag BaOmer. Donc ce qu'on veut découvrir, c'est ce qui s'est passé.

Qu'est-ce qui s'est passé à Lag BaOmer ? C'est le premier but du cours. Le deuxième but du cours, c'est de savoir quelle est cette période du Omer. Lorsqu'on regarde aujourd'hui, au niveau de la halakha, cette période du Omer, est-ce une période triste ou une période heureuse ? Au niveau de la halakha, c'est une période heureuse. Maintenant, comment ça se passe aujourd'hui ? C'est hyper triste ! On ne se rase pas, sauf la veille, le jour de Yom HaAtsmaout, comme le disent les grands Rabbanim d'Israël.

Il y a cinquante ans, il y a soixante-trois ans maintenant. Hachagav, ça, on l'avait vu, c'est au niveau de la halakha. Les gens disent: « Mais comment tu peux oser te raser le jour de la création de l'État d'Israël ? » Le Choulhan Aroukh dit qu'une personne qui a la brit mila de son fils, le père, le mohel et le sandak, se rase même pendant le Omer, pour une brit mila. Pourquoi ? Parce que c'est un jour de joie pour eux. Quand un enfant naît, alors on a le droit de se raser, parce que c'est un jour de joie. Quand un peuple naît, quand un État naît, quand l'État d'Israël qu'on a attendu pendant deux mille ans naît, alors tu n'aurais pas le droit de te raser ? C'est quoi, cette chose bizarre ?

Bref, en tout cas, ce n'est pas sur des déraisons comme ça que la halakha... Vous l'avez vu, c'est fondé. Et les personnes qui osent critiquer, faites attention, là on sort de Yom HaAtsmaout, et chaque fois, c'est un ouragan de... de guerre. On n'a pas le droit de critiquer les Rabbanim.

Quand tu étudies la Guemara et que tu ne comprends plus la raison de Abaye et que tu n'es pas d'accord avec Rava, Khas vé-Chalom, de négliger Rava. Pour toi, Rava, c'est Malakh Hachem Tsevaot, un ange d'HaKadosh Baroukh Hou. Que tu n'arrives pas à comprendre Rava, c'est-à-dire que tu n'arrives pas à comprendre. Il y a une différence entre ne pas comprendre et ne pas respecter.

Même s'il y a des personnes, des Rabbanim, je parle, hein, de grands Rabbanim, qui se lèvent et disent: « On n'est pas d'accord », il ne faut pas y voir un Machmoud, Pessa'h, Tsadeh... Zé ha-Dea'h Elokim. Toute la Torah, c'est des mahlokets. Il n'y a que des personnes qui n'ont jamais étudié la Guemara qui sont capables de s'énerver quand les gens ne sont pas d'accord. Toute la Guemara, c'est ça: toute la Guemara, on n'est pas d'accord. Tu vas commencer à t'énerver et à crier: « Tu n'as rien compris à la Torah, toi ! » Et là, on n'est pas d'accord. On pense que ce n'est pas comme ça qu'il faut faire, parce qu'on se bat sur d'autres grands Rabbanim.

Mais il ne faut pas rentrer dans des régachot de haine, de colère, de ce genre de choses. Ça, c'est Khas vé-Chalom. Et si, Khas vé-Chalom, vous entendez un Rav qui critique d'autres Rabbanim, sachez que ce n'est pas un Rav. Non, c'est un Rav, mais pas un Rav. C'est quoi, un Rav ? En hébreu, Rav ça veut dire: il se dispute, il se querelle. Riv, c'est se quereller. Alors c'est un Rav qui se querelle, mais ce n'est pas un Talmid Hakham.

Critiquer, ça veut dire dénigrer. Mais c'est n'importe quoi ce qu'il dit, c'est un même... Un truc comme ça, totalement sourd. Quelle est la qadoura d'un talmid hakham ? C'est d'avoir du kavod pour un autre talmid hakham. Si une personne dénigre, critique cette pensée-là, pas cette pensée, les personnes... alors on a le droit de critiquer, de ne pas être d'accord avec les pensées, pas avec les... On disait: tu peux dire, « je ne suis pas d'accord », tu te trompes. C'est-à-dire, tu te trompes. Tu peux avoir

des idées fausses. Moi je pense, à mes yeux, ce sont des idées fausses. Comment moi je vois le truc ? Tu n'as pas raison. Tu as tout à fait le droit de le dire. Et tu l'embrasses et tu te maries avec sa fille. Mais comment tu peux savoir ? Comment tu peux savoir justement ? Non, mais ce n'est pas une blague: entre Beit Chammaï et Beit Hillel, ils se mariaient entre eux. Donc tu vois que c'était Ahavat Chamaïm, Ahavat Hillel. Mais si tu vois un groupe

religieux qui, au nom de la Torah, te dit: « Tu te trompes », mais Bassof, il s'énerve.

Sauf qu'ils dénigrent certains Rabbanim, ils disent: « Ah, ceux-là, ce ne sont pas des Rabbanim ». C'est facile, parce qu'après, quand tu as dit « ceux-là, ce ne sont pas des Rabbanim », alors tu peux faire ce que tu veux. Et s'ils ne se marient pas, ils restent entre eux. Ça, tu vois qu'il y a un petit problème. Un problème de fond. En général, ça s'exprime par le karas, par la colère. Ils se sont tout de suite attaqués. C'est un problème. Si vraiment chez toi, c'est Emet, c'est du cent pour cent, tu ne devrais jamais t'énerver. Tu n'as pas à t'énerver.

Or, tu vois, sur un sujet, certaines personnes, tac, tout de suite, tac, tac, tac. C'est un sujet, il ne faut pas en parler. Parce qu'elles sentent au fond d'elles-mêmes que la neshama crie, elle dit: « Eh oh, un petit problème. » Un petit problème.

Bon, on ne va pas revenir sur Yom HaAtsmaout. Yom HaAtsmaout est passé, Bé'ézrat Hachem, et on s'approche de Lag BaOmer, on s'approche de Yom Yerouchalaïm. Yom Yerouchalaïm, ça va revenir, hein, les mahlokets, ne vous inquiétez pas. Oui, Yom Yerouchalaïm, ça va revenir. Même …

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