Parachat Yitro (24/07/08)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Yitro (25/01/16), 1 h 01
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
On va voir, il y a plusieurs sortes. J'aimerais qu'on voie les différentes parties, et qu'après on prenne trois ou quatre thèmes de la paracha qui sont d'actualité, pour essayer de comprendre pourquoi la Torah dit ça. Et pourquoi nous, dans nos têtes de personnes qui viennent de l'Occident, qui viennent de France, ça nous paraît anachronique, dépassé ou injuste. Pire qu'anachronique: injuste. Donc on va expliquer pourquoi c'est juste, d'après le Sekhel.
Pas seulement parce qu'Hachem l'a dit. Le fait qu'Hachem l'a dit, on en est convaincu, on n'a pas besoin de plus. Mais on a besoin d'expliquer avec le cerveau. Avec le cerveau. Parce que le Rambam dit que quelqu'un qui a une contradiction entre ce qu'il comprend et ce qu'il croit doit continuer à chercher jusqu'à ce qu'il ait résolu les contradictions. Et moi, je dis que ça va encore plus loin: c'est lui qui a résolu les contradictions. Pour lui, la Torah est tout à fait logique. Partout. Toutes les mitsvot. Et il n'y a pas de; chaque jour on va voir des cas comme ça.
Et celui qui, face à des contradictions, dit: « Oui, mais peut-être que ça, c'est un peu bizarre. Je préfère ne pas trop y penser, je préfère ne pas trop poser la question », celui-là a une émouna en général faible. Il a du mal à avoir de la force dans ses émounas. Il a du mal à en parler avec des gens. Il a du mal à être convaincant quand il en parle. Parce que chez lui, le bignan de l'émouna n'est pas celui d'un enfant.
Ce qu'on fait dans les chiourim, généralement, c'est que dans tous les chiourim, on prend des thèmes qui sont justement problématiques.
Qui posent à la réflexion, et on essaie de les résoudre au niveau du Sekhel, et de vous donner, béézrat Hachem, des réponses que vous pourrez utiliser. Là, on a un paquet dans cette paracha, il y a plein de choses. J'attends les questions. Je vous en ai déjà posé deux, vous les retenez. Si je n'ai pas répondu, vous me le direz, et on répondra.
Donc, premièrement, on commence par la première partie: les dinim d'Eved Ivri. Ce qu'on appelle Eved Ivri, c'est un esclave juif.
Première partie: les esclaves juifs. Pas de stylo ? C'est à l'heure. Mais tu n'es pas allé à la paracha ? Si, je suis allé à la paracha. Bon. Donc première partie: esclaves hébreux, qu'on appelle ça. Dinim et Vedif. Deuxième partie: qui sait de quoi on parle ? Tous les Michpatim, c'est lui chez Très-Haut. Quoi ? Ah, ça c'est une super question que j'attendais que vous me posiez.
Vous trouvez normal qu'un homme vende sa fille, qu'un père vende sa fille comme amma, comme servante, dans une famille ? Dans une famille, je lui dis, il n'a pas le droit de la vendre, parce qu'on ne sait pas ce qu'ils vont lui faire. Vous ne trouvez pas que c'est un peu bizarre ? Notez la question. L'avantage, c'est que si on a lu la paracha, les questions arrivent toutes seules, et vous y arrivez déjà avec une réflexion. Et donc on peut mettre le chiour à un tout autre niveau. Si c'est moi qui vous pose des questions, ce n'est pas la même chose.
Et c'est pour ça qu'il faut que vous ayez lu la paracha avant. Je sais que ça vous demande du travail, mais vous venez de chez moi, vous pouvez trouver une heure, comme ça, jusqu'à mardi. Vous lisez la paracha en français. Juste observer: de quoi ça parle ? Quand vous serez habitués, mes frères et sœurs, vous verrez: vous arrivez avec un paquet de questions. Et moi, je les ferai déjà quand vous les aurez creusées vous-mêmes. Et là, les réponses pourraient sortir complètement différemment. Vous serez capables de porter des couches, ma petite. Ça ne veut pas dire que c'est moi qui vous souffle.
Donc, deuxième partie, on a dit… Ah oui, encore une question amusante: un homme qui vend sa fille comme servante. Ça, ce n'est pas très normal. Ça vous paraît un peu bizarre, non ? Non, ça ne vous paraît pas bizarre ?
Pourquoi la Torah permet-elle des choses pareilles ? Parce que c'est la Torah qui en parle. Ce n'est pas: bon, c'est ce qui s'est passé, qu'est-ce qu'on va faire. Non, la Torah en parle: l'homme qui a fait ça, qu'est-ce qu'on fait ? Donc la Torah donne cette possibilité, avec toutes sortes de contraintes, mais elle existe quand même. Bizarre, non ? Ça fait déjà beaucoup de choses bizarres, et on n'en est qu'à la deuxième partie.
Moi, encore une fois, je ne viens pas expliquer la Torah en disant: ce sont des mœurs qui existaient à une époque. Je viens expliquer la Torah pour dire que c'est vrai et que c'est juste.
Vous avez compris ? Le fait de dire que c'est écrit dans la Torah, HaKadoch Baroukh Hou l'a dit, moi, ça me suffit. Mais toi, ça ne te suffit pas pour l'expliquer à quelqu'un. Tu comprends ? Toi, ça te suffit aussi. Mais si tu veux l'expliquer à quelqu'un, ça ne te suffira peut-être pas. Donc il faut que tu puisses l'expliquer. Il faut que ce soit logique. Et notre travail à nous, c'est de faire la jonction entre l'émouna et l'intelligence. Que ce soit en cohérence, et pas en… Bon, on a déjà trois questions.
On a déjà trois questions, vous les retenez ? Esclaves… esclaves canaanéens, alors là, celui-là c'est pire, et l'homme qui vend sa fille comme servante. Bon, on est dans la deuxième partie.
Deuxième partie, voilà: tout ça, on l'appelle dinei Retsiah ve-Hahavala. Quelqu'un qui frappe, qui tue, qui kidnappe. Quel est le plus grave ? C'est après. C'est après.
Il y a aussi celui qui maudit ses parents: ça aussi, ça rentre dans cette catégorie. Donc on parle des lois: deuxième partie, lois d'assassinat et de dégâts corporels. Corporels et non corporels, parce qu'insulter ses parents, ce n'est pas corporel. Malgré tout, le kavod des parents est très grand. Quand on insulte un parent, c'est comme insulter le Nom, c'est précieux.
Donc deuxième partie: les lois concernant le meurtre, les dégâts corporels et non corporels, le kidnapping et tout. Troisième partie, qu'est-ce qu'il y a dedans ? Trouvez-le vous-mêmes. Ah oui, la séquestration est dans la deuxième partie. On a dit Gonev Adam. C'est là qu'il est écrit, dans les Dix Paroles: Lo tignov, tu ne voleras pas. De quoi parle-t-on là-bas ? On parle de voler un homme. Oui, c'est-à-dire kidnapper quelqu'un.
Il y a un autre passage dans la Torah qui dit lo tignov, tu ne voleras pas. Là on parle de voler un objet. Mais quelqu'un qui vole un homme, ça veut dire kidnapper. Voler un homme, c'est kidnapper quelqu'un, et être prêt à en faire son esclave, à le faire travailler, ou à toutes sortes de choses. Ça, c'est évidemment ce qui est écrit dans les Dix Commandements.
Cours de Machon Meir
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311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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