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Paracha Mikets (30/11/10)

1 h 10

Rav Yossef David

Ensuite : Paracha Naso (26/05/09), 1 h 20

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On a expliqué la semaine dernière que ce phénomène de bracha qui accompagne le peuple juif est un phénomène qu'on a vu en grand avec Yossef, mais qu'on a vu aussi dans toute l'histoire du peuple juif.

Partout où le peuple juif s'est retrouvé, dans tous les endroits de la diaspora, la bracha est arrivée là-bas. Les Goyim se sont enrichis et leur économie a marché. Et quand les Juifs ont quitté un pays, en général, ils se sont pris une triha, en général ils sont tombés. C'est vrai dans toute l'histoire, presque sans exception. Les pays qui ont chassé leurs Juifs, presque sans exception, sont tombés économiquement.

Raison très simple, on va dire pragmatique: les Juifs étaient très bons en économie, ils faisaient beaucoup de commerce, ils étaient toujours un peu en avance sur leur temps, ils étaient instruits, ils étaient tout ce que vous voulez. Donc quand vous enlevez autant de potentiel économique à un pays, ça le fait tomber.

Raison spirituelle: quand on enlève les Juifs d'un pays, il n'a plus de raison forcément d'envoyer de la bracha là-bas, puisque le Juif, là où il est, a la bracha partout où il va. La bracha l'accompagne. On a vu ça avec Yaakov, vous vous rappelez que partout où il arrive, toute la ville va bien, tous les troupeaux vont bien, tout le monde, il y a une très grande abondance.

Évidemment, Lavan ne veut pas qu'ils partent. Vous comprenez le problème. Ce concept de bracha ne s'explique pas forcément avec des équations mathématiques, mais dans l'histoire, il se vérifie assez bien. OK ?

Donc, paracha de Mikets. On va passer ensemble sur le contenu de la paracha, et s'il y a des questions, c'est le moment. Et on va essayer de vous demander de réfléchir, chose inhabituelle. Non, j'exagère.

On va demander de réfléchir à la manière dont Pharaon a fait pour savoir que Yossef a donné la bonne réponse. OK ? Alors, première partie: Pharaon a des rêves. Vous vous rappelez, il fait deux rêves. Vous vous rappelez des rêves ? C'est quoi les rêves ? Les vaches d'abord. Non, les oiseaux, c'était la semaine dernière. Dans la semaine dernière, il y avait les serviteurs de Pharaon, et l'un d'eux avait fait un rêve avec un oiseau au-dessus de sa tête, et il s'est fait trancher la tête, celui-là.

C'est un rêve qu'il aurait mieux fait de ne pas faire. Mais là, c'est un rêve que Pharaon veut faire, qui va beaucoup l'intriguer, qui lui fait comprendre que ce n'était pas un rêve ordinaire, c'était un rêve important. Vous savez qu'il y a des rêves, la halakha dit qu'il y a trois choses: quand on rêve de certaines choses, il est marqué dans la Guemara que, pendant la nuit, on doit faire le lendemain un jeûne, parce que c'est là qu'on est en danger. D'accord ? Mais si on a fait un rêve où ce n'est pas une de ces trois choses qui est mentionnée dans la Guemara, mais où il y a quelque chose qui nous a remué, alors on fait aussi un jeûne.

— Même si c'est Chabbat ?

Même si c'est Chabbat, on jeûne. Directement. Non, je n'ai pas dit un rêve qui ne vaut rien. J'ai dit un rêve qui vous a remué, dont vous vous réveillez en transpiration, dont vous avez vraiment l'impression qu'il était réel. Pas un rêve du genre: j'ai rêvé que j'étais sur les montagnes en train de faire du ski, bon, ça va. Non. C'est le seul cas où l'on prend un tanith sans prévenir la veille d'un minha. Directement, on le prend. Sans prévenir. Même si c'est Chabbat.

Pour vous dire l'importance du rêve: Pharaon a eu ce type de rêve, un rêve qui, quand il s'est réveillé, il savait que ce n'était pas une blague. Il savait que ce n'était pas un rêve bidon, il savait que c'était un rêve presque prophétique, ou prophétique. Il savait que c'était quelque chose d'unique. Donc Pharaon ne dort pas avec ça, il est très mal avec ses rêves. Il faut que quelqu'un lui explique ce que celui qui distribue les rêves, c'est-à-dire HaKadoch Baroukh Hou, voulait dire dans son rêve. OK ? Donc Pharaon rêve et personne ne donne de solution. C'est la première partie.

Je n'ai pas pris de stylo aujourd'hui, donc je ne pourrai même pas distribuer. Celui qui a un stylo, prenez des notes. Oh, quel kavod ! Ça, c'est un kavod. Welcome. Donc, la première partie: on a Pharaon qui fait des rêves que personne ne sait lui expliquer. Vous notez ?

Maintenant, comment Yossef va-t-il atterrir sur la scène de l'histoire ? Parce qu'il était plutôt bas dans l'histoire. Vous savez, en prison, c'est le plus bas de l'histoire; chez le roi, c'est le plus haut. Il a quand même fait un saut très rapide, Yossef. Comment ça s'est passé ? Ah, voilà: tout le monde s'est conseillé, personne ne le savait. Et au bout d'un moment, il y en a un qui se rappelle. Finalement, je me rappelle qu'il y en avait un que j'ai connu, mais c'était un Ivri, un Juif. Il était esclave.

Il était jeune, un type dont on pouvait dire du mal, et il est en prison. Pharaon dit: bon, alors amenez-le, parce qu'on n'a plus personne, amenez-le. Et Yossef arrive, très sûr de lui, et il lui fait: ah, tu as un problème de rêve ? Pas de problème, HaChem donnera les solutions. Avant même de donner la solution, il dit: ne t'inquiète pas, c'est HaChem qui donne les solutions. Vous imaginez déjà la confiance.

Il y a tous les sages de Pharaon qui ont essayé de trouver la solution, et ils ne l'ont pas trouvée. On va essayer de comprendre après pourquoi Pharaon savait que la solution que les sages donnaient n'était pas la bonne, parce qu'ils ont quand même tenté leur chance, les gars. Ils imaginaient que Pharaon allait sûrement donner une grande récompense à celui qui donnerait la solution de son rêve. Et personne n'arrive. Alors le Sar HaMachkim, le ministre des vins, si vous voulez, c'est lui qui se rappelle de Yossef et qui va le faire sortir de la fosse. OK ?

Jusqu'ici, ça va. Maintenant, la deuxième partie: on raconte le halom à Yossef. Je m'arrête ici, et je vous demande de réfléchir à deux questions. Première question: comment Pharaon savait-il que les solutions qu'on lui amenait n'étaient pas la bonne ? Deuxième question, qui est une question différente: comment Pharaon savait-il que la solution de Yossef était la bonne ? OK. Ce qu'il vient de dire, qu'il avait déjà, Pharaon reçoit la solution avec...

Ça aurait pu être simple, mais ce qui est marqué, c'est ce qu'il y a dans les rêves des Sarissim, des ministres qui sont en prison: il y est marqué Ich Kepitaron Chalomo Chalam. Chacun a rêvé selon la solution de son rêve. C'est-à-dire qu'il aurait rêvé la solution et qu'il l'aurait oubliée. Mais ce n'est pas marqué ici. Il est possible qu'en fait il se rappelait de la …

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