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La volonté, ratzon, et l'image divine de l'homme

Trois volontés dans le monde : celle d'Hachem, celle des animaux, et celle de l'homme qui peut la bloquer.

44 min

Rav David Partouche

Ensuite : La prière des justes et la compréhension de la Tefila, 45 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom à tous, on est arrivés à la page 44. Haïm va-ratson, la vie et la volonté. Je fais un résumé de ce qu'on avait vu: Potéa hétiadecha oumasbira le kolchai ratzon. Tu ouvres tes mains, potéa hétiadecha, tu ouvres tes mains, oumasbira, et tu rassasies le kolchai, chaque être vivant, ratzon. C'est quoi ratzon ? La volonté. La volonté, c'est-à-dire quoi ? Tu rassasies chaque être vivant de volonté. Ce n'est pas du français. Potéa bidouk. Alors on avait dit…

À chaque vivant, tu lui donnes son moteur de vie. Ça veut dire quoi, son moteur de vie ? La vache reçoit le ratzon d'être vache, la volonté d'être vache, et grâce à ce ratzon d'être vache, elle devient vache. Elle se réalise en tant que vache. Si, à la place du ratzon d'être vache, elle avait eu le ratzon d'être chien, elle aurait utilisé une infime partie de ses capacités. Elle aurait aboyé au lieu de faire « meuh », elle n'aurait pas fait de lait, parce que le chien est incapable de faire du lait, c'est-à-dire la quantité de la vache.

Donc il y aurait eu une perte. Et on avait donné l'exemple au niveau technique. Si tu prends un CPU, un microprocesseur d'un petit ordinateur, et que tu le mets dans un grand ordinateur, toutes les fonctions du grand ordinateur ne vont pas pouvoir être utilisées, parce qu'il n'a pas le cerveau adapté à toutes ces utilisations.

Il a donné à chacun de nous le ratzon qu'il faut pour pouvoir dévoiler, réaliser, emmener, mettre à nu toutes les fonctions que nous avons, toutes les forces que nous avons. Ça marche ? Bien. Maintenant, on y va. Il y a marqué « Kor », mais c'est « Kohach ». La force du libre arbitre est très, très, très large.

Et, à première rencontre, quelles sont les limites de notre volonté ? C'est tout de suite, regardez.

L'homme n'a pas le choix de vouloir ou de ne pas vouloir. C'est vrai, ça ? Est-ce que je peux ne pas vouloir ? Impossible. Je veux tout le temps. Oui, mais hier tu m'as dit que tu ne voulais pas manger. Oui, je veux ne pas manger. Je veux ne pas boire. Je veux ne pas aller. Je veux ne pas étudier. Je veux ne pas me lever. Mais je veux tout le temps. Qu'est-ce qu'on découvre ? Autant on peut dire « je pense » et « je ne pense pas », c'est possible. Je réfléchis. Oui, mais là tu n'as pas réfléchi. Tu as raison, je n'ai pas réfléchi.

Je ressens, je ne ressens pas. Je marche, je ne marche pas. Je tourne la tête, je ne tourne pas la tête. Mais je ne peux pas dire « je ne veux pas ». Parce que qu'est-ce que ça veut dire, « je ne veux pas » ? Ça serait: je serais comme ça. C'est-à-dire que je serais Tzemah, je serais Chas veChalom, un légume. En hébreu, on dit aussi tzemah pour le végétal. C'est-à-dire que je serais à l'état végétal, végétatif. Pourquoi ? Parce qu'on m'aurait enlevé totalement ma vie. Vouloir, je le veux. D'où ça vient ? D'où ça vient, que je veux ? Comme ça.

Bien sûr. Shmuel, qu'est-ce qu'il dit ? Si on m'a contraint, est-ce que je suis comme un légume ? Si on m'a forcé à vouloir, suis-je comme un légume ? Réponse: oui. Je te donne un exemple, mais pas chouat. Il y avait le tsar. Tsar, ça veut dire quoi en hébreu ? Les souffrances. Eh bien, le roi, le tsar, avait son nom: celui qui faisait souffrir. Il avait des soldats. Comment s'appellent les soldats du tsar ? Les Kozaks.

Les Kozaks, c'étaient des gens qu'on prenait jeunes, on les formait, etc., etc. Ils devenaient les soldats du tsar. On dit que même les Kozaks, ils sont tous morts à un moment. Pourquoi ? Parce qu'ils sont tous morts noyés dans la Volga. Pourquoi ? Parce que la blague dit que le tsar leur avait dit: jetez-vous dans la Volga. Ils se sont tous jetés dans la Volga, mais le tsar avait oublié de leur dire: ressortez. Ils ne sont pas ressortis. Ils sont tous restés dans l'eau. C'est ce qu'on appelle Rosh bakhir. Tête dans le mur: le type ne cherche pas à comprendre, on lui a dit, il fait.

Maintenant, c'est quoi, l'histoire des Kozaks ? C'est que chaque Kozak, à partir de 40-45 ans, reçoit sa solde. Avec cet argent, parce qu'on le paie, il a fait des guerres, etc. Avec cet argent, qu'est-ce qu'il pourrait faire ? Il pourrait s'acheter un supermarché et faire de l'argent. Or il prenait toute sa solde, et toute la journée il était au bar: « Donne-moi une… » Une quoi ? Une bière, une vodka. Et toute la journée il donnait la vodka. Il était sous, il était une larve d'homme. C'est-à-dire que toute la journée, il était à moitié sous, à moitié autre chose.

On vient le voir et on lui dit: « Attends, je t'ai connu pendant 30, 40 ans, tu étais super, superman. Mais tu es une larve. Comment c'est possible ? » C'est possible parce qu'il n'avait pas de ratzon à lui. Il a toujours fait ce que quelqu'un voulait. Il a été manipulé. Jamais il n'a développé un ratzon à lui. Une personne a été à la yeshiva, elle s'est levée tout le temps, tout le temps, tout le temps… Elle est sortie de la yeshiva, elle n'arrive plus à se lever, elle ne fait plus les mitsvot, elle n'étudie plus la Torah. Pourquoi ? Parce qu'elle le faisait pour que le directeur, le roch yeshiva, le veuille.

Mais ce n'était pas elle. Et donc elle n'a pas développé une volonté à elle. Et si elle n'a pas développé une volonté à elle, quand celui qui la veut, celui qui la contraint, disparaît, qu'est-ce qui reste ? Plus rien. Une personne mal armée. Il y a ce qu'on appelle les kippot sheroro, c'est-à-dire une kippa noire. Il y a les kippot shekoufot, les kippot transparentes. Ça existe aussi. Il y a les kippot shrougot, les kippot tricotées.

Il y a aussi ce qu'on appelle les kippot zeroukot, des kippot qu'on a jetées. C'est un sale jeu de mots. C'est quoi, une kippa zeroukah ? C'est qu'il avait jusqu'à maintenant la kippa, et qu'ensuite il l'a jetée. Pourquoi ? Parce qu'on a voulu qu'il ait une kippa. Mais jamais il n'a développé une volonté de vouloir la kippa. Quand va-t-il jeter la kippa ? Quand on va lui rendre les rênes de son libre arbitre et lui dire: « Maintenant, fais ce que tu veux. » Et quand il fera ce qu'il veut, il fera bemé ce qu'il veut. Ses parents lui ont dit: « Fais ça », lui, il n'en a rien à faire. « Vous n'aurez qu'à le coller. »

Pourquoi « vous n'aurez qu'à »… ketakol ? Parce que les parents ont dompté, mais ils n'ont jamais éduqué. Dompter, c'est quoi ? Tu prends un éléphant, et tu vois les gars …

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