La prière des justes et la compréhension de la Tefila
Pourquoi la Tefila exige de comprendre ce qu'on demande à Hachem, et non de la répéter comme un enfant.
Rav David Partouche
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Je vais rappeler quel est le sujet. Le sujet est Iyun Tefila, c'est-à-dire qu'on approfondit l'union de la Tefila. Qu'est-ce que ça veut dire ? On veut savoir ce qu'est la Tefila, ce que ça veut dire, Tefila. Un enfant de 4 ans n'a pas besoin qu'on lui dise ce qu'est la Tefila. Mon fils, Yedidia, prend sa couverture, il se la met sur lui et il commence à faire comme ça. Je lui demande: « Qu'est-ce que tu fais, Yedidia ? » Il me répond: « Je fais un Imit palais là-bas. » On va dire: « Ah, Yahvé, a-t-il mis de palais ? Elle a mis de palais à Hachem ! » Yahvé. Ça, c'est le niveau intellectuel d'un enfant de 4 ans. C'est beau, c'est extraordinaire, tu es super heureux, ton fils prie, il veut copier son papa, tu es heureux.
Mais quand il y a un homme de 20, 30 ou 40 ans qui a encore la pensée qu'il avait à 5 ans, qui consiste à croire que prier Hachem, c'est se tourner vers HaKadosh Baroukh Hou et lui demander ce qu'il n'a pas, il y a un problème. Tu pleures, tu es plus heureux, tu pleures. Tu dis quoi ? Tu penses vraiment que tu te tournes vers HaKadosh Baroukh Hou, une poupée dans le ciel, et tu commences à lui dire: « Hachem, tu sais qu'il me manque
une Ferrari. Alors, s'il te plaît, apporte-moi la Ferrari. » C'est la chose la plus ridicule qui puisse exister. Vous savez ça ? C'est vrai. Vous avez raison. Pourquoi est-ce que je dis ça ? Parce que vous avez raison: il y a des gens qui pensent comme ça. Mais les gens qui pensent comme ça et qui ne peuvent pas comprendre plus que ça, ils ne doivent pas suivre le cours.
Mais toi et moi, on a été éduqués dans des écoles européennes, et notre intellect s'est développé jusqu'au point où un jeune homme de 18 ans a appris la loi de la relativité. On est arrivé jusqu'à lui apprendre la loi de la relativité. C'est extraordinaire. Au niveau des sciences physiques, il est arrivé au sommet. À 18 ans, il a atteint un niveau scientifique et intellectuel énorme. Mais au niveau de la religion, au niveau de la pensée envers Hachem, envers la Torah, il reste au niveau d'un enfant. C'est ça, le problème. Un homme qui ne sait pas ce qu'est une force, qui ne sait pas ce que sont les atomes, les molécules, pense que lorsqu'on lâche un objet en l'air, il tombe parce qu'il est lourd. Celui qui pense que HaKadosh Baroukh est une poupée dans le ciel a un niveau intellectuel d'enfant.
Mais toi, tu as un problème. Tu comprends ce que je veux dire ? Ton intellect a énormément évolué dans le Hol, dans le profane, alors qu'au niveau de la Torah, il est resté au niveau d'un enfant. C'est ça qu'il faut trouver. Le Rav Kook dit la chose suivante: une personne qui pense des choses fausses dans l'Amida, c'est-à-dire qui se représente Hachem comme présent, mais veut changer Sa volonté pour Le convaincre de lui donner ce qu'Il ne lui a pas donné jusqu'à maintenant, comme la santé ou l'argent, cette personne-là, sa neshama crie, parce qu'elle sait que c'est ridicule, qu'elle sait que c'est faux. Par conséquent, cette personne n'arrive pas à se concentrer quand elle fait son Amida.
Quand elle fait sa Amida, c'est-à-dire la Tefilah, le cœur de la Tefilah, elle n'est pas concentrée. Pourquoi ? Parce qu'il y a une distorsion, un métach, une tension entre la façon dont l'intellect comprend la Tefilah, faussement, et la façon dont la neshama vit la Tefilah, vraiment. Cette tension t'empêche de te concentrer. Donc nous voulons savoir ce qu'est la Tefilah, comment elle fonctionne, et quoi faire pour pouvoir réaliser la Tefilah, accomplir la mitsva de la Tefilah. C'est comme si je vous donnais un exemple: les tefilin, ça se met sur le pied ? Non, ça se met sur le bras. Mais où sur le bras ? Ici ? Là ? De quel côté ? Il y a une façon de mettre les tefilin. De la même façon, il faut connaître la Tefilah pour savoir comment l'utiliser. Ça marche ? Vous ne parlez pas parce que vous êtes fâchés ? Continuez. Ce n'est rien, c'est bon.
Alors on y va. La tour de Babel, Béréchit, Noah, vingt générations jusqu'à Avraham Avinu. Sachez que l'Askala Aklalit est la connaissance générale, la culture générale. De zéro à deux mille, ce sont les deux mille ans de Touvavou, du Balagan. De deux mille à quatre mille, la Torah. De quatre mille à six mille, la Machiah. C'est ce qu'on avait vu dans le tableau chronologique. Ça marche ? De zéro à deux mille, qui était là ? Adam et Chava, Caïn et Hével, Noa'h, la génération du Déluge, la
génération de Sodome et Gomorrhe. Qui arrive en l'an deux mille ? Avraham. En quelle année est-il né ? 1948. Deux mille moins 1948 ? 52. À 52 ans, il y a une idée qu'Avraham Avinu a connu Hachem. Oui ? Cinquante-deux, c'est la Guematria de quoi ? Nun Bet. Il Le connaissait à 3 ans, il Le connaissait à 4 ans, il Le connaissait à 52 ans. À chaque fois, ce sont des étapes de connaissance. À 52 ans, Avraham Avinu a encore une nouvelle connaissance de Hachem. *Nun
Bet* [...] Soudarabah, s'il vous plaît.
Le nombre 52, la Guematria, Nun Bet, c'est le mot Ben, le fils. Ben a aussi donné Binyan, la construction. C'est-à-dire qu'à partir de l'an deux mille, là où Avraham Avinu avait 52 ans, on peut commencer à construire le monde de la Torah. Mais pendant ces deux mille ans, les puissances qui existaient, la génération du Déluge, la génération de Babel, étaient des forces énormes qu'il faut étudier, qu'il faut comprendre. Qu'est-ce qui leur a pris de construire la tour de Babel ? Pensaient-ils vraiment que HaKadosh Baroukh Hou était une poupée dans le ciel ? C'est ça qu'il faut apprendre. C'est comme ça qu'il faut vivre. Et surtout, ne jamais critiquer et dire: « Regardez ces pauvres types. »
On va dans la Paracha Vayera. Pourquoi Avraham Avinu dit-il aux malachim de se laver les pieds ? Parce que les marcheurs et les voyageurs qui passaient chez Avraham Avinu étaient des idolâtres. Ils se prosternaient devant la poussière de leurs pieds. Pour qu'ils ne fassent pas d'Avodah Zarah, ici dans la Paracha, Avraham Avinu leur demande de laver les pieds et les mains. Toi, tu es là en 2011, en 5771, tu dis: « Attends, je ne comprends pas. Ils se prosternaient, mais ils sont fous de se prosterner devant la poussière. » Il y avait des gens qui se prosternaient devant des pierres. Vous trouvez ça complètement débile ? Moi aussi, je trouve ça complètement débile. Chazé Chalom. C'étaient des gens énormes qui voyaient la puissance de l'atome dans la pierre. Dans une pierre, il y a de l'atome. Dans une pierre, il y a une …
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