PARACHA: KI-TETSE 17/08/10
Rav Yossef David
Ensuite : PARACHA: KORAH (24/06/08), 1 h 28
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Il y a énormément de halakhot dans ce livre de Devarim, et surtout dans notre paracha. C'est vraiment la paracha qui contient le plus de halakhot: parachat Ki Tavo, Ki Tétsé, la paracha qui en compte le plus. Très souvent, on a du mal à voir forcément le lien entre elles. Là, on va essayer de voir certains liens. Rachi nous donne quelques clés pour cela. Et l'une des matarot, l'une des choses que l'on voudrait essayer de faire dans ce shiour, c'est s'entraîner un peu sur Rachi, pour que vous progressiez sur Rachi, puisque c'est aussi le but de connaître Rachi.
Moi, je vois que je n'ai pas pris mon Houmach avec moi. Vous vous rendez compte ? J'ai été obligé de prendre un Houmach trafiqué. Ça, c'est ce qu'on appelle un Houmach trafiqué, puisque Rachi est en écriture carrée, et tout... Non, non, mais c'est bon, vous devez apprendre, moi j'ai appris. Venez, on va voir ensemble. Je vous propose qu'on fasse d'abord un premier survol de la paracha. On passe comme ça sur toutes les mitsvot. Et après, si vous avez des questions, c'est-à-dire s'il y a des mitsvot qui vous intéressent plus, que vous trouvez bizarres, sur lesquelles vous avez des questions, eh bien on pourra s'y attarder. Et si vous n'en avez pas, je déciderai pour vous. C'est dans le cas où la réaction n'est pas très, très grande. Voilà.
Donc, la paracha commence en parlant de guerre: Ki tétsé lamilhama. Rappelez-vous, la génération à laquelle on parle maintenant, c'est la génération qui va entrer en Israël. Dans dix jours, dans deux semaines, ces gens-là franchissent le Jourdain et commencent la guerre. Maintenant, les guerres, on les a déjà faites. Quelle guerre a-t-on faite avant d'arriver ici ? Alors, la paracha, qu'est-ce que c'est ? Un malekh, un roi... Et si on n'avait pas choisi celle-là ? Il nous attaque, on n'avait rien demandé. Celle qu'on a choisie, c'est quoi ? On a conquis quand même toute la Jordanie, une partie de la Syrie: Sihon, roi des Amorites, et Og, roi de Bachan. Ce sont deux tribus et demie qui sont là-bas: Gad, Réouven, la moitié de Ménaché qui vont s'installer là-bas. Ce sont des guerres de conquête.
On n'avait pas choisi, eux ont voulu nous attaquer. Nous, on voulait passer, eux ont voulu nous arrêter. Ils ont pris la mauvaise décision. Parce que, chez Rabbeinou, les guerres contre les ennemis d'Israël ne durent pas beaucoup de jours. Ça dure quelques heures en général, les batailles. Et donc, les choses qu'on fait après le jour, en général, c'est possible. La paracha dit: quand tu sortiras en guerre, qu'est-ce qui va t'arriver ? Il y a toutes sortes de choses qui arrivent quand on part en guerre.
Là, la paracha nous parle d'un cas très, très bizarre. A priori, nous n'aurions pas pensé qu'il fallait l'écrire, tout seul, vous connaissez. C'est le cas où un homme part en guerre, il rentre dans une maison, et vous savez, la guerre commence, il y a plein de dangers tout autour, il y a beaucoup d'adrénaline, et tout à coup il y a une femme très belle, et il craque pour elle. OK ?
Et là, la Torah nous donne des halakhot super bizarres. Nous, on dirait: « Tais-toi », c'est-à-dire « calme-toi ». Comme on dit « calme-toi » dans la vie. Et la Torah nous dit non. Bon, d'accord, tu es sorti avec elle, tout ça. Tu l'amèneras dans ta maison, bon, oui. Mais tu lui diras qu'elle ne s'habille pas bien, qu'elle continue avec les habits de deuil, qu'elle ne s'habille pas en beauté, qu'elle ne se fasse pas les ongles, qu'elle ne se coupe pas les cheveux, tout ça. Et pour que l'homme, de lui-même, se détache d'elle. C'est le lâchkh de la femme. Parce qu'après que l'adrénaline de la guerre est retombée, il va la voir comme elle est, et ce n'est pas forcément... Ah, c'est cette shiporna ?... Non, cette shiporna est à l'aise. Ça commence à devenir un peu... OK ?
Donc, d'ibra Torah ke-enguel, ça veut dire que la Torah sait qu'il y a certaines choses, quand on est en guerre, que l'homme ne fonctionne pas de la même manière quand il est en guerre et quand il n'est pas en guerre. Quand un homme est en guerre, tous ses instincts sont décuplés. Il est... C'est un fauve. N'importe quoi qui se passe, il va sauter, et tout ça. Et dans ce moment-là, il a une beaucoup plus grande vulnérabilité à certaines choses, qu'il aurait pu se garder s'il était dans la rue, dans un bus. Il aurait vu quelque chose. Ouais. Ouais. OK.
Moi, je parle du pchat. Il n'y a pas de Torah, c'est-à-dire « belle d'apparence »... Torah, ah bon, c'est comme ça, on n'a pas toujours le vav. La majorité de la Torah est écrite en ktiv raser, sans les vav. Certaines fois il y a le vav, la majorité du temps il n'y en a pas. En hébreu moderne, on écrit généralement en ktiv malé, c'est-à-dire qu'on met des vav partout.
Alors, dans la feuille, c'est moi qui l'écris, donc il y a toutes les erreurs que tu veux. OK. Non, non, non, ce n'est pas le bon Dieu, ça va... Ouais, mais là, on n'est pas... C'est Devarim, alpaïm kavala... Rachaïm, salameh koubal... Moi, je parlais d'après l'Oqbat. L'Oqbat, tu vas en guerre. Maintenant, je vais dire la vérité, quand j'ai vu ça.
Et Rachi nous dit là-bas que les femmes se faisaient belles à la guerre. Quand les hommes partaient en guerre, elles se faisaient belles. Moi, je trouvais ça débile, parce que je me suis dit: « Attends, tu vois l'ennemi qui rentre chez toi. La personne que tu hais le plus, c'est l'ennemi. Je ne vais pas me faire belle pour lui. » OK ? Ça paraît complètement absurde, non ? Eh bien, moi, un jour, j'étais à Chrem. Un jour, j'étais à Chrem, exactement. Et il y avait le couvre-feu. Les Arabes n'avaient pas le droit de sortir parce qu'ils avaient fait des problèmes, des balagan. Donc, il y avait le couvre-feu.
Et donc, vous savez, quand il y a le couvre-feu et que personne n'est dehors, en général on ne le fait jamais, mais on peut leur tirer dessus. OK ? Donc, on se balade comme ça. Je me balade dans les rues de Chrem. C'est sympa quand tu as les rues pauvres, parce qu'en général c'est plutôt bruyant là-bas. Et je vois des portes comme ça, ouvertes. La porte est ouverte un peu comme la porte ici. Et une Arabe devant la porte, comme ça, elle attend, avec du bleu, du violet, du rouge sur la tête. Elle a mis tout ce qu'elle avait à la maison, comme de la peinture.
Alors je me dis: « Mais elle est folle. » Puis j'en vois une deuxième, une troisième. Et j'ai vu, et je me suis rappelé ce qui est marqué dans la Torah: ouvenot nachim kachtot ve-milhama, qu'elles se fardaient pour la guerre, pour conquérir l'ennemi. C'est-à-dire …
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