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Paracha Matot-Massei 06/07/10

1 h 11

Rav Yossef David

Ensuite : Paracha Michpatim (05/02/08), 55 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, on peut y aller. Maintenant, on va voir un peu, si vous voulez bien, les différents sujets de la paracha. Et après, on va poser des questions. Il y a quelqu'un qui m'a dit, sur Internet, que les questions faisaient un ordre désordonné. Alors je vais vous proposer une nouvelle méthode de travail. On va utiliser un élève qui va être scribe et qui va noter les questions. Comme ça, on ne les oublie pas, parce que c'est important. Quelqu'un qui arrive à relire sa propre écriture, c'est la condition.

On va noter les questions que vous lui avez posées, et on ne les interrompt pas pour terminer ce point. Après, on répondra aux questions, ok ? Alors on attaque. Première partie: de quoi parle la paracha tout au début ? Les nedarim, les vœux. Il y a un élément très bizarre dans la Torah qui s'appelle les nedarim, et qui fait partie de la Torah. On aurait pu croire que quelqu'un qui dit « moi, je fais le serment de ça », ça ne regarde que lui. Pourquoi est-ce que ça regarderait Hachem ?

En fait, on va se rendre compte que les nedarim, c'est une chose de Kaddosh. On va comprendre pourquoi. Il y a tout de suite le Massechet, qui s'appelle le Massechet Nedarim, un traité de la Guemara. Et pourquoi ? Parce qu'il y a plein de lois qui concernent les nedarim. Ensuite, deuxième partie: après qu'on ait parlé des nedarim, on ne comprend pas très bien le rapport avec le reste de la paracha, on va comprendre après. Qu'est-ce qu'on a ? L'Agaritem Yadim, Yafem. Oui, et là-bas, on s'est coupé de Bilam, parce qu'il a pris sa tricha au passage.

Qu'est-ce qu'il dit là-bas, Bilam ? Vous savez ? Bilam était dans le coin, parce qu'à la fin de la paracha de Balak, il est marqué que Bilam repart chez lui. Et entre-temps, il s'est passé du temps. Alors qu'est-ce qu'il fait, Bilam, chez les Midianites ? Il l'a déjà conseillé. Avant de partir, il a donné le conseil. Il est venu chercher son argent. On lui a dit: tu reçois un million pour la destruction de tout le peuple, ou l'homme haché, disons. Et il en a fait périr vingt-quatre mille, puisque vingt-quatre mille sont morts dans l'épidémie.

Il s'est dit: bon, vingt-quatre mille, vingt-quatre mille, c'est de l'argent. Il est venu chercher sa paie. Et il est venu au mauvais moment, parce que le Nassi de Yerouchalaïm passait par là. Ils ont dit: Bilam, on a un compte à régler avec toi. On va s'occuper de lui. Ok ? Donc je dis simplement ce qu'il fait, Bilam, dans le coin. Bilam n'habite pas ici. Non, il n'habite pas à Midian, justement. Il vient de Moab. Et donc il est allé à Midian. Qu'est-ce qu'il fait chez les Midianites ? Il est parti chercher sa paie.

Réclamer, ça paie. Il n'a pas eu le temps d'en profiter. Ok ? Donc… Maintenant, quand on fait la guerre en général, on tue les hommes, les femmes ou les enfants, on tue quoi ? Quelles sont les halakhot de la guerre ? Les gens qui connaissent la halakha, quand ils font ça en Occident, il y a les cheveux qui se… Alors, la halakha dans une guerre en général, c'est qu'on ne tue pas les femmes et les enfants. Dans une guerre normale, on ne tue pas les femmes et les enfants. Sauf si les femmes et les enfants nous tirent dessus. À ce moment-là, on n'a absolument aucun problème. Ok ?

Dans la morale, la morale chrétienne, qui n'est jamais appliquée par les chrétiens. Il faut le savoir: les chrétiens, dans les croisades, de la morale chrétienne, ils n'en ont pas entendu parler. Mais disons que ce genre de morale chrétienne, c'est une sorte de morale qui doit être appliquée par les juifs, selon les chrétiens. C'est pourquoi on l'appelle morale chrétienne. C'est-à-dire que ce n'est pas qu'on l'applique: c'est, selon les chrétiens, la morale que les juifs doivent appliquer. Donc elle s'appelle morale chrétienne. Vous comprenez ? Donc la morale chrétienne dit que…

S'il y a quelqu'un qui vous tire dessus… Ça, je devais vous l'expliquer, je vous l'ai promis dans les shiourim. Si vous demandez à quelqu'un qui vient de l'Occident, ou à un juif de gauche en Israël, et que vous lui dites: « Franchement, s'il me tire dessus, et qu'il y a un enfant devant lui, je tire ? » Qu'est-ce qu'il répond ? « Je vais me faire tuer, ma vie est plus importante que la sienne parce qu'il a un enfant ? » C'est la fille. « Monsieur, pourquoi il se cache derrière un enfant ? Ou il se cache dans un hôpital, ou dans une mosquée, c'est son problème. Je n'ai pas de problème. » Pourquoi moi, je devrais… ? Alors il dit oui, alors pourquoi tu l'as tué ?

Vous savez que lorsqu'on parle avec quelqu'un, la dernière chose qu'il sait analyser, ce sont ses propres valeurs. C'est-à-dire que la majorité de la planète sent le vrai, le bien et le mal, pas le vrai et le faux. Le vrai et le faux, on peut peut-être encore les toucher. Mais le bien et le mal, ce qui est moral et ce qui ne l'est pas, c'est quelque chose que le monde ne sait pas d'où il tire ces valeurs. C'est-à-dire que tout le monde le sent d'une manière instinctive.

Qu'est-ce qui est moral, qu'est-ce qui ne l'est pas ? On dit: c'est bien, ce n'est pas bien, c'est admirable, c'est détestable. Ok ? Mais pourquoi est-ce admirable, pourquoi est-ce cela ? Ils ne sauront pas l'expliquer. Ils vont donner des mots, mais ils vont voir que quelqu'un d'autre, dans une autre culture, pour le même acte, aura utilisé des termes inverses. Ok ? Prenez un exemple: dans la culture orientale, un homme, un héros, non, un chef qui a tué 10 000 ennemis, 100 000 ennemis, c'est un héros. Dans la culture occidentale, celui qui a tué cent mille ennemis, c'est un barbare, un assassin, un boucher… D'accord ? Tu comprends ?

Mais non, tout ça, ce sont des faits. Il a tué cent mille ennemis. Bien, mal, je n'en sais rien. Comment les gens le sentent ? D'où vient cette impression ? C'est très, très fort. Les gens sont prêts à se battre pour ça. Ils sont prêts à tuer pour ça. Le bien et le mal font que, dans certaines cultures, on croit que ça, c'est bien, et que, dans d'autres cultures, on croit l'inverse. Ok ? Vous comprenez bien qu'il y a quelque chose qui amène les gens à croire cela. Ce n'est pas qu'ils se réveillent le matin parce qu'ils habitent en France ou en Afrique qu'ils vont penser différemment. Il y a d'autres choses qui les font penser cela, n'est-ce pas ?

Donc, si vous êtes capables de comprendre quelqu'un, il faut comprendre pourquoi il pense ce qu'il pense. Ok ? Donc, dans votre stylo, prenez note, même pas seulement les noms de parties: qu'est-ce qui fait que les …

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